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14 mars 2004 7 14 /03 /mars /2004 19:04

   Date : Thu, 04 Mar 2004 19:04       

     De : Pat Guenot  
  Objet : Re : {TroiZans} prêt-à-rimer


Hello, Zebath,
je ne connaissais pas ce poème de Verlaine.
C'est étonnant, les césures ne sont pas du tout classiques.

Je vous propose ma petite version.


Escadron ailé

Ayant bu des barils, ce matin, je chancelle
Jusqu'au banc poussiéreux du tranquille jardin
Où je vais m'assoupir dans le petit matin
Avant qu'un gai soleil sur ma peau n'étincelle.

Je regarde un pigeon, perché sur la tonnelle,
Lâcher ses excréments sur la chaise en rotin
Qu'occupe un garçonnet dont le rire argentin
Agace un vieux braillant sa soif sempiternelle.

Bruyamment précédé par ses cris énervants,
Un bataillon d'oiseaux s'agite dans le vent
Dans une frénésie de danses saugrenues.

Quand l'escadron ailé lâche ses fiers soldats
Sur les trottoirs bondés de la grande avenue,
Je cours participer à cette corrida.


--- Dans CirqueZavatars@yahoogroupes.fr, ZeBathLeurre@a... a écrit
> Zav's,
> je poursuis mon tour d'horiZon par un prê-à-rimer :
>
> l'original :
> --------------
> APRES TROIS ANS
>
> Ayant poussé la porte étroite qui chancelle,
> Je me suis promené dans le petit jardin
> Qu'éclairait doucement le soleil du matin,
> Pailletant chaque fleur d'une humide étincelle.
>
> Rien n'a changé. J'ai tout revu : l'humble tonnelle
> De vigne folle avec les chaises de rotin...
> Le jet d'eau fait toujours son murmure argentin
> Et le vieux tremble sa plainte sempiternelle.
>
> Les roses comme avant palpitent ; comme avant,
> Les grands lys orgueilleux se balancent au vent,
> Chaque alouette qui va et vient m'est connue.
>
> Même j'ai retrouvé debout la Velléda,
> Dont le plâtre s'écaille au bout de l'avenue,
> -- Grêle, parmi l'odeur fade du réséda.
>
> (Paul Verlaine)
>
> +.+.+.+.+.+.+.+.+.+.
> le prêt-à-rimer :
> ----------------------
> APRES TROIS ANS
>
> On n'a jamais été invités chez Chancel ;
> le 14 juillet, c'est pas dans les Jardins
> d' l'Elysée qu'on nous voit ; les journaux du matin
> ou du soir ne nous offrent pas une étincelle.
>
> Nous, c'est plutôt à l'ombr(e) d'une fraîche tonnelle,
> -- pas pour du macramé ou des merd's en rotins ! --
> avec des Madelon aux sourir's argentins,
> qu'on déguste à l'envi nos ver(re)s sempiternels.
>
> Venez quand vous voulez, ignares ou savants !
> Vos poèm(e)s, vos écrits ne sont pas dans le vent ?
> Ici, parmi les Zav's, ils seront reconnus !
>
> Même si nos vers sont écrits sur Velléda,
> toutes les rimes restent chez nous bienvenues :
> eh, les Zav's, vous êt(e)s prêts ? en v'la un(e) : "réséda" !
>
> Ze Bath Leurre
> > qu'en reprend pour au moins autant !

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