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6 avril 2001 5 06 /04 /avril /2001 06:51

De : Michel Tournon
Date :  Vendredi 6, Avril 2001  7:51
Objet :  Re: [CirqueZavatars] Re : Limerick à rime riche


Ça va devenir un dialogue, si ça continue...
Ce que j'aime bien dans les écrits, souvent à vocation poétique, c'est leur
lecture ex-abrupto, indépendamment du contexte, quand on ne sait pas qui a
écrit, pourquoi et dans quelle optique : il existe une période de doute,
mi-figue, mi-raisin, pendant laquelle on se demande si l'on doit rire ou
pleurer...indépendamment de la volonté initiale de l'auteur.
Je devrais consulter Gérard Miller.
Tu parlais de dictionnaires, l'autre fois : moi aussi, je suis un fana des
dicos et j'ai souvent le nez entre deux Robert ou dans Larousse.
Michel Tournon


----- Original Message -----
From: JMF
To: <CirqueZavatars@egroups.fr>
Sent: Friday, April 06, 2001 9:28 AM
Subject: [CirqueZavatars] Re : Limerick à rime riche

--- Dans CirqueZavatars@e..., "Michel Tournon" <mtournon@a...> a écrit

> > Je jure que je n'avais rien bu ce jour-là !
> >
> > M.
-------------

Eh bien, mon colon, on peut se demander ce que ça va donner quand tu
auras bu effectivement... A mon avis, le reste de la bande recharge
ses accus, parce que ça ne se bouscule pas, ces derniers jours. Pour
l'instant, c'est les hémisphères de Magdebourg, sous ma boîte
crânienne, pas moyen de pondre une ligne. J'espère que ça ne va pas
durer trois mois, comme d'habitude, mais cela m'étonnerait parce que
depuis six mois, j'ai beaucoup d'entraînement. J'ai pondu plus
d'âneries ces trois premiers mois de l'année que durant les trois
années précédentes. Je dois dire que j'ai des copains bretons qui
n'arrêtent pas de me solliciter pour des trucs en tous genres
(toujours autour de l'écriture) et que je suis incapable de dire non,
ce qui m'oblige un tantiner à faire des efforts.

Je te laisse.

Voici quand même deux textes d'hier, mais ce ne sont que des
pastiches de textes que j'ai découverts sur un autre site et que j'ai
un chouïa remaniés. Le premier s'intitulait "Dieu d'amour et de
lumière, débordant de bonté" ou quelque chose dans le genre. J'espère
que ce que j'en ai fait ne choquera personne. Etant protestant, je
n'aime pas trop l'étalage de certains catholiques (encore qu'il y en
ait chez nous qui ne valent pas mieux et qui sont très forts pour
taper des pierres dans le jardin de leurs voisins alors que le leur
ressemble à une décharge) et la mystique sirupeuse ne fait gerber...


PASTI(S)(CHE)

Dieu d'humour et de bière, débordant de ta mousse,
Plus grand qu'unilever, ouvrant tous les tonneaux,
Tu t'avances vers moi, tout puissant et mahousse,
Et la foul' titubant en oublie le Pernod.

J'étais buveur de lait, j'étais de soif mourant,
Et alors tu versas ô généreux mécène
Ton breuvage en mon verre et remontas d'un cran
Mon âme défaillante et fis partir ma peine.

Immense, ta gloire! ô fût qui désaltères,
Qui m'invit' au comptoir à inonder mon coeur
D'une joie infinie sans aucune rancoeur.

Et j'écluse tes dons, je me sens Dieu le Père,
La foule des faux culs, guettant mon repassage,
A jamais me salue comme on salue un mage.


En voici un autre, toujours un original "rafistolé", mais il était un
peu plus difficile à sortir, parce que comportant des bourdes
syntaxiques propres à ceux qui ne se relisent pas. Ca vient d'une
femme, et l'original s'intitulait "soleil blanc". Ici, j'ai pas fait
la découpe ad hoc, pour la simple raison que les rimes et le nombre
de syllabes étaient déjà un peu de traviole au départ.

SOLEIL NOIR

Le jour s'achève, dans sa décrépitude,
Suant sa lune vespérale sur les hachélèmes,
Le ciel est bas comme une corde à linge où seules les m--,
ouettes au teint crémeux s'accrochent encore par habitude.

Heure mourante! L'astre rentrait se zoner...
Heure vespérale, vieille à dissimuler l'indécence,
Au temps de la brouette de Zanzibar et du broutage de nénés
Chez les scouattères mal nourris que sanctionne l'indigence.

Immobilité de ce tableau qui vibre et pour cause!
Un combi de chez royco déchire le silence,
Parmi les plus adroits, on évite la contredanse,
Les autres, les yeux bleutés, inquiets, restent tout chose...

J'aspireuh ta sourceuh, ô meuf à petites goulées.
"File-moi un peu d'argent, sinon je vais encore dérouiller",
Dit-elle, "car il attend et c'est toujours pour moi les giboulées...
Alors, merci, je me tire, et... Merde, ma culotte est mouillée !!!"
________

A plus tard,

JMF.

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