Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
10 avril 2002 3 10 /04 /avril /2002 12:35

   Date : Wed, 10 Apr 2002 13:35      

     De : Rolland  
  Objet : Le limerick - Un appercu et ... le jeu de mot final N'EST PAS obligatiore ou meme essentiel :-)


Jean Loup...

Que je suis content que tu poses cette question :-)
Est ce que le jeu de mot final est essentiel? ...
Réponse NON et de plus ... a mon avis (et là je diffère de Ze Bath, JMF peut
être ...qui sont vraiment l'âme du groupe zavatarien) c'est même un peu une
erreur de construire le Limerick seulement pour le jeu de mot final. mais
c'est vrai que le dernier vers est important puisque c'est a ce moment la
que le sourire ou rire doit se déclencher... donc si on le fait par un jeu
de mot c'est bien aussi... :-)

L'origine du Limerick c'est l'absurde ("nonsense" en anglais) il faut lire
les Limericks de Lear - ils sont en anglais ... pour d'abord apprécier
l'origine...
Comme il faudrait probablement lire Basho pour les haïkus (il me semble que
le haïku est ton domaine ... :-)))) ) ...
Le Limerick n'a jamais été pris au serieux (et tant mieux :-))))) ) ... c'est
un peu un jeu avec les mots pour se moquer des gens, de la vie en général...
de façon subtile (si possible :-) ).
Donc bien sur le jeu de mot est un bon moyen pour y parvenir mais un point
qui est encore plus important que le jeu de mot c'est l'absurde, et le
comique de situation ... bien sur chacun a ses dadas... :-) Ici a cirque les
limericks ... sont devenus les Limericks zavatariens ... et c'est très bien
comme ça mais c'est une façon de traiter les Limerick et comme la plupart
des membres sont introduis au Limericks par le cirque ... les nouveaux
membres généralement copient le style... et je le répète c'est très bien..
très amusant ... mais tu as pose la bonne question est ce essentiel ? réponse
non...
alors voila quelques exemples ... (malheureusement le Limerick est surtout
écrit en anglais... donc les exemples français courent pas les rues...)

Voila un partie de ce que j'ai écrit sur un site que je construis... et donc
une partie sur le Limerick (et bien sur c'est mon point de vue... et
probablement j'ai tort sur certains points mais... au moins c'est un son de
cloche :-))))) ).
site en ce moment (c'est un site voyageur a :
membres.lycos.fr/bouillondepoesie/  (je l'avais mis sur
www.ifrance.com/bouillondepoesie/ avant
puis voir Limericks, (moitié-moitié anglais-français), Lear (anglais), et
premiers Officiels limericks de 1820 (anglais)...

-------
LIMERICKS

DÉFINITION

Voila la définition du Limerick à l'irlandaise ou à la britannique puisque
l'Irlande était britannique à l'époque.

LIMERICK A L'IRLANDAISE


A light or humorous verse form of five chiefly anapestic verses of which
lines one, two and five are of three feet and lines three and four are of
two feet, with a rhyme scheme of aabba. The limerick, named for a town in
Ireland of that name, was popularised by Edward Lear in his Book of Nonsense
published in 1846.
The final line of Lear's limericks usually were a repetition of the first
line, but modern limericks generally use the final line for clever
witticisms.
The limericks, while unsuitable for serious verse, lend themselves well to
humour and word-play. Their content also frequently tends toward the ribald
and off-colour.
Definition of ANAPEST, ANAPESTIC :

A metrical foot with two short or unaccented syllables followed by a long or
accented syllable, as in inter-VENE or for a WHILE. William Cowper's "Verses
Supposed to be Written by Alexander Selkirk" is a poem in which anapestic
feet are predominately used, as in the opening line,
I am MON | -arch of ALL | I sur-VEY,


Examples:
There was a young lady named Bright,
Who travelled much faster than light.
She started one day
In the relative way,
And returned on the previous night.

-- Anonymous

LIMERICK A LA FRANCAISE


Il n'y a pas a ma connaissance de règles précises du Limerick francais. La
méthode la plus proche est probablement de respecter les règles suivantes
(par ordre d'importance des règles):poème de 5 vers
Rimant en (a,a,b,b,a)
Vers 1,2,5 de même longueur entre eux et vers 3,4 aussi.
Vers si possibles en (9,9,6,6,9) ou au moins d'une longueur similaire (par
exemple 12,12,8,8,12) mais en respectant bien le fait que les vers 3 et 4
doivent être un tiers plus court que les autres vers pour faire ressortir le
dernier vers.
Sujet à traiter devrait être du type amusant, anecdotique, absurde, et/ou
montrant un trait de caractère d'une personne, d'un animal ou d'un lieu. En
particulier le dernier vers doit être le vers qui fait sourciller ou
sourire.
Le maître du Limerick étant Lear il est aussi intéressant de reprendre la
fin du premier vers comme la fin du dernier vers en un sorte de boucle
(absurde, ou contenant un autre sens).
Du point de vue de la métrique il serait aussi intéressant de couper les
longs vers en 3 parts égales 3-3-3 par exemples et les courts en 2 parts
égales cela serait probablement la meilleure facon d'imiter le rythme du
Limerick de langue anglaise.

Le limerick apparaît probablement vers le XIV eme siècle. Le premier poème
identifié comme tel est "The lion is wondirliche strong" (voir Legman dans
son historique du Limerick) d'autre comptines de cette époque telles
"Hickory Dickory dock" ont aussi une allure de Limerick. Cette comptine
étant en fait une traduction d'une comptine française ils se pourrait que
l'origine du limerick soit française!!!!!!!!!! (c'est un peu tiré par les
cheveux mais comme les autres origines du Limerick le sont aussi, c'est
aussi plausible).
Par exemple, on peut trouver dans le bréviaire de Saint Thomas D'aquin -
XIIIème siècle (probablement tout a fait involontairement) le premier
Limerick écrit en latin! :


Sit vitiorum meorum evacuato
Concupiscentiae et libidinis exterminatio,
Caritatis et patientiae
Humilitatis et obedientiae
Omniumque virtutum augmentati.


Pour l'élimination de mes penchés
Et de mes libidineuses pensées
Que la charité et la patience
Que l'humilité et l'obédience
Viennent mes vertus augmentées


L'hypothèse la plus rependue pour l'origine du limerick est : Limerick -
forme poétique définie d'après la chanson : "Will you come up to
Limerick," . le seul problème est que cette chanson n'est pas un Limerick.
Donc l'origine du Limerick n'est pas connue mais il est probable qu'il y a
une connection avec la ville (ou la région environnante) de LIMERICK sur
l'estuaire du Shannon en Irlande (du Sud) que ce soit par référence à un
texte ou simplement parce que les premiers Limerick viennent de
là.Apparemment on peut retrouver des Limericks (ou pseudo-limerick) dans
Hamlet et Othello de Shakespeare et dans d'autres comptines ou chansons à
boire de cette époque mais les premiers Limericks qui ne peuvent pas être
contestés comme tels sont publiés en 1820 et 1821 sous forme de poèmes
d'enfants (Appuyer ici www.ifrance.com/bouillonDePoesie/Limericks_1820.htm ). 

Ils sont utiliser pour amuser en prenant un point de vue enfantin et en se moquant de ce monde des adultes bien trop sérieux et rébarbatif. Il s'agit là de deux séries de
Limericks, un sur les femmes , l'autres sur le hommes avec des références
sur les lieux. Une façon d'apprendre la géographie en quelque sorte et
probablement le monde des adultes aussi! Cela ressemble aux dictons
d'almanach et cela permet aux enfants d'associer des mots nouveaux et des
situations amusantes. Une façon ludique d'apprendre en quelque sorte surtout
qu'ils étaient accompagnés d'illustrations.Mais le limerick est surtout
connu grâce à LEAR qui écrivit entre 1836 et 1846 sa première série de
Limerick (voir www.ifrance.com/bouillonDePoesie/limericks_Lear1.hm pour
trouver ces 112 limericks). Chaque poème est aussi illustré par Lear lui
même dans la version publiée en 1846.Le limerick de Lear a des
caractéristiques particulières qui en ont fait son charme et malheureusement
le charme de ces Limericks n'a pu être redécouvert par d'autres. Les vers 1
et 5 finissent avec les mêmes mots pour donner une tournure similaire au
rondeau et en quelque sorte intriguer le lecteur dans l'attente de cette
reprise finale avec une nuance différente ou un effet de surprise. Les
limericks écrivent des histoires absurdes par la situation ou par
l'agencement et le choix des mots. En quelque sorte Lear était un précurseur
au dadaisme, surréalisme, à Beckett et Ionesco. Bien sur que 5 petits vers
par ci ou par là ne forment pas une théorie poétique c'est simplement une
façon amusante de pouvoir appréhender le monde qui nous entoure, et de le
moquer. Cet environnement était très fermé et restrictif durant cette
période Victorienne donc cette forme poétique connut un certain succès assez
rapidement a sa parution.
Voila un exemple de Limerick de Lear qui raconte une histoire absurde mais
au cours de laquelle le lecteur est pris par surprise a chaque vers. Les
amoureux de Queneau, Desnos ou autre Tardieu pourront apprécier:

There was a young lady of Portugal
Whose ideas were excessively nautical;
She climbed up a tree
To examine the sea,
But declared she would never leave Portugal.

Lear - 1846

Traduction:

Une jeune femme du Portugal
Qui adorait les excursions navales
Monta sur un portique
Pour scruter l'Atlantique
Puis dît qu'elle restait au Portugal


L'histoire ne montre qu'une situation cocasse la jeune femme sur un arbre
j'ai "écrit portique dans la traduction pour la rime ) mais c'est bien tout
ce que nous savons. il n'y a aucune autre information ou raisonnement pour
expliquer la décision, les mots sont là pour donner une ou deux images et le
lecteur construit sa propre histoire à partir de ces bouts d'information. Le
burlesque est crée par le choix des mots - simples, enfantins- , un rythme
plaisant (d'où l'importance de ces vers de même longueurs avec 3 souffles
pour les vers longs et deux pour les vers courts). et des doubles sens (en
anglais par exemple nautical comprend le mot naughty = désobéissante,
infidèle, vilaine.) qui font faire des associations de pensées, de
préférence amusantes ou grivoises. Souvent l'enfant où le lecteur averti rit
mais ne peut expliquer la raison de son rire. On sent qu'il y a des
associations d'idées qui ont été générées mais c'est simplement ce contexte
burlesque qui crée le rire. De nos jours les faiseurs de limericks jouent
sur les mots et parfois les situations très souvent grivoises mais ce sont
des histoires complètes, logiques qui sont racontés et le charme des
limericks de Lear est perdu.Par ailleurs les textes de Lear montraient aussi
qu'il avait lui même un gros appétit sexuel et ses limericks peuvent très
souvent être interprétés sous cet aspect là. Notamment de nombreux limericks
font référence aux gros nez , symbole phallique par excellence. Ce caractère
grivois du Limerick s'est renforcé au cours des ans mais au XIXème siècle il
ne correspondait qu'à un nombre minoritaire de textes. De nos jours en
Irlande les limericks sont utilisés dans les écoles par exemple simplement
comme jeu éducatif. Dans ces cas là ils sont bien évidemment au dessus de la
ceinture.

Le limerick n'a jamais été repris par de grands poètes les seules exceptions
furent Kipling, Swinburne, W.S Gilbert, Arnold Bennett, E.V. Knox, Ronald
Knox, Dean Inge, Tennyson, Browning, Twain (? mais pas publie a ma
connaissance ... j'ai peut-être tort...), Soupault.

Exemple
Oh, my name is John Wellington Wells,
I'm a dealer in magic and spells,
In blessings and curses,
And ever-filled purses,
In prophecies, witches and knells.

W.S Gilbert

Limerick sur les guérisseurs ou plus probablement charlatans qui se
remplissent les poches à partir de leurs pouvoirs "magiques"
Gilbert aussi introduit des vers aux rimes faibles ou inexistantes parfois
comme dans :

There was an old man of St. Bees,
Who was stung in the arm by a wasp,
When asked, "Does it hurt?"
He replied, "No, it doesn't,
I'm so glad it wasn't a hornet."


Où il joue là avec le lecteur qui a déjà choisi le mot qui rime et qui bien
sur est surpris.
A partir du XXème siècle certains jouèrent avec l'attente et le burlesque
crée par les rimes :

On a day when the ocean was sharky
Archaeologist Arthur McLarky
For a quick dip dived in,
But along came a fin--
All they found was his shovel and car key.

--X.J. Kennedy

Et la perfection de la metrique anglaise allié aux images burlesques (en
voila un que je trouve excellent) :


There was an old man of Kartoum
Who kept two tame sheep in his room:
"For," he said, "they remind me
Of one left behind me,
But I cannot remember of whom."


Et d'autres au contraire s'en éloignèrent (une erreur à mon humble avis) :

There was an old man of Dunoon
Who always ate soup with a fork.
For he said, "As I eat
Neither fish, fowl, nor flesh,
I should other wise finish too quick."

(Anonyme)

Exemples de Limericks :

There was a young lady of Niger
Who smiled as she rode on a tiger.
They returned from the ride
With the lady inside
And the smile on the face of the tiger.

-- Anonymous

A staid schizophrenic named Struther,
When told of the death of his brother,
Said: "Yes, I am sad;
It makes me feel bad,
But then, I still have each other."

-- Anonymous

There was a young lady named Bright,
Who travelled much faster than light.
She started one day
In the relative way,
And returned on the previous night.

-- Anonymous

A tutor who tooted the flute
Tried to tutor two tooters to toot,
Said the two to the tutor,
"Is it harder to toot or
To tutor two tooters to toot?"

-- Anonymous

There was a young lady of Lynn
Who was so uncommonly thin
That when she essayed
To drink lemonade
She slipped through the straw and fell in.

-- Anonymous

Bump

Things that go 'bump' in the night
Should not really give one a fright.
It's the hole in each ear
That lets in the fear,
That, and the absence of light!

Spike Milligan 1918-2002

There was an old man with a beard,
Who said, "It is just as I feared!--
Two Owls and a Hen,
Four Larks and a Wren,
Have all built their nests in my beard!"

-- Edward Lear, 1812 - 1888


Et en FRANCAIS ????
ben je n'ai que ca... et puis ceux que tu peux lire a Zavatar ... :-))))) et
c'est déjà pas mal :-)

En voila 4 (qui ont tous été mis a zavatars...) et qui sont plus tournés
vers le comique de situation ou l'absurde..

Monsieur Miroir machand d'habits
est mort hier soir a Paris
Il fait nuit
Il fait noir
Il fait nuit noire a Paris


Soupault publie dans (chansons) :


Le soleil brille, il fait tres tres beau
Mais Maria a besoin d'un hosto :
Elle a froid, elle a chaud.
Manger des artichauts
La guérira, peut-etre, un poco...


Maria Merrett


Tonton Georges tu nous manques

Cher Georges depuis que tu es mort
Personne ne sait jouer du corps
Ainsi ca fait vingt piges
Que Venus Callipyge
N'a plus remis ses fesses dehors.


----

Sous le pont pissent de riches romaines.
Vespasien enamouré par la scène,
S'exclame sans pudeur :
"L'argent n'a pas d'odeur" ,
Puis lègue à nos nez fins la vespasienne.


©Rolland Pauzin - 4-03-2002 - Limerick


URGENCE (Limerick)

Un homme très pressé d'uriner
Frappa sur la porte des WC
La porte va péter !
Dit une voix hachée
Moi aussi dit l'homme torturé


Rose, Luc 11/01/2002 Copyright©2002 L.Rose Tous droits réservés


et ça ne veut pas dire que ceux la sont meilleurs :-) ... mais ils sont plus
sur le comique de situation... et puis pour moi ce genre là a plus de charme
... mais c'est mon goût et c'est tout :-) d'autres préfèrent le jeu de mots
et c'est très bien :-).


Amities,
Rolland

Poesie@ http://fr.groups.yahoo.com/group/poesieuniverselle
Brel & Brassens@ http://fr.groups.yahoo.com/group/BrelBrassens
Atelier poetique: http://fr.groups.yahoo.com/group/Bouillon_de_poesie
Franglais Graffiti (fun poesie): http://uk.groups.yahoo.com/group/Graffito
____


Message : 14
   Date : Tue, 9 Apr 2002 17:00
     De : ZeBathLeurre
  Objet : Re: Pour en revenir...

Dans un e-mail daté du 09/04/2002 22:48:01 Paris, Madrid (heure d'été),
jbouzou a écrit :

non, bien sûr, le jeu de mot final n'est pas obligatoire !! c'est même, je
crois une particularité Zavatarsienne !
Mais les Zpécialistes ès limerick, ici, sont Le Zappe ( qu'on n'entend plus
depuis un bon moment tiens, au fait !!!) et Rolland qui -- tiens-toi bien
Jean Louis habite en Irlande à... je te le donne émile...LIMERICK !! ça
s'invente pas --.
Rolland, à l'occase, tu referas un bref topo sur le limerick ?

Il y a aussi notre Zavatars LLEE MMAATT qui nous avait parlé de la
conception limerickienne de Twain. Tu es là LLEE MMAATT ?

Alain m'avait aussi indiqué un jour un site et une liste de diffusion dédiés
au limerick, et qui s'interrogeait justement sur le "limercick français" ,
mais là aussi j'ai perdu la référence !
Alain, tu t'en souviens ?

Et enfin, Claire, il y a quelques semaines, m'avait indiqué également un
site avec des limericks. A ce propos, Claire a une maîtrise parfaite des
limericks anglais et allemands. N'est-ce pas Claire ?

Ze Bath Leurre
> c'est encore loin limerick
> tais-toi et rame !

Partager cet article
Repost0

commentaires