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12 novembre 2010 5 12 /11 /novembre /2010 11:53

Entre un roman policier et un livre sur l'athéisme, je viens de lire Un Roman français de Frédéric Beigbeder, prix Renaudot 2009.


J'ai moyennement aimé, compte tenu de la barre placée à la hauteur de la récompense reçue. On sait que l'origine de ce livre est consécutive à la garde à vue de plus de 24 h subie par l'auteur parce qu'il s'est fait choper à trois heures du matin, en train de sniffer de la coke sur le capot d'une voiture : le rail associé à la voiture, s'appelle ferroutage, mais chez les flics c'est une infraction entraînant une arrestation.


Cette épisode a profondément marqué Frédo puisqu'il en a accouché d'un roman de 254 pages en Livre de Poche. La garde a vue dans des conditions pénibles a été pour lui l'occasion de rassembler ses souvenirs, du moins une partie d'entre eux puisqu'il lui semble qu'avant 15 ans, la mémoire lui fait défaut.


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Beigbeder égrène ses souvenirs, essentiellement familiaux, en alternance avec le récit de sa douloureuse garde à vue. Frédéric est un enfant issu du croisement d'une aristocrate avec un grand bourgeois voyageant sans cesse. La narration permet de décrire avec nostalgie les années 70 (il est né en 1965), les relations difficiles avec son frère aîné, le vécu douloureux du divorce de ses parents, les divers déménagemens et la succession entre périodes fastes et  de vaches maigres, lorsque sa mère se retrouvait seule avec Frédo et Charlot, ses deux lardons.


Tout cela est fort sympathique (les souvenirs d'enfance avec ou sans nostalgie sont toujours attachants) mais pas très original, même si les personnes côtoyées sont notoirement connues dans le monde du shobiz, de la mode, des affaires. Trop de noms sont cités à croire qu'il a recopié par distraction son carnet d'adresses. Malgré tout, on retrouve une certaine profondeur dans les réflexions et les pensées, trop rares à mon goût, qui entrelardent le récit de son enfance et celui de sa garde à vue. 


J'ai fait chauffer Google pour me renseigner sur les fondements du Prix Renaudot, créé en 1925 par des journalistes : en fait, le résultat du Renaudot est annoncé dans la minute qui suit celui du Goncourt, également chez Drouant et compenserait les injustices du Goncourt (pour cette raison, deux noms sont retenus, pour ne pas commettre de doublon). De fait, cette année c'est Virginie Despentes qui l'a obtenu : elle figurait sur la short list du Goncourt dont Houellebecq est sorti vainqueur. 


Le Renaudot est attribué à un roman ou récit de ton et style nouveau. Franchement, je ne suis  pas un spécialiste, mais je n'ai pas trouvé grand  chose de nouveau dans le ton ou le syle plutôt plat, d'ailleurs. J'ai lu ce livre toutefois avec plaisir, presque par voyeurisme car il décrit un milieu et des moeurs qui me sont étrangers, même si j'en connaissais l'existence.

 

Un Roman français se lit comme un roman, il fallait le dire...

 

 

Michel Tournon

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Published by Michel - dans sororimmonde
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