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26 juin 2006 1 26 /06 /juin /2006 06:41

Date : Samedi 24. Juin 2006  7:41

   De : Ze Bath Leurre

Objet : prêt-à-rimer – Corneille

 

l'original :

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LES IMPRECATIONS DE CAMILLE

 

Rome, l'unique objet de mon ressentiment !

Rome, à qui vient ton bras d'immoler mon amant !

Rome qui t'a vu naître, et que ton coeur adore !

Rome enfin que je hais parce qu'elle t'honore !

Puissent tous ses voisins ensemble conjurés

Saper ses fondements encor mal assurés !

Et si ce n'est assez de toute l'Italie,

Que l'Orient contre elle à l'Occident s'allie;

Que cent peuples unis des bouts de l'univers

Passent pour la détruire et les monts et les mers !

Qu'elle même sur soi renverse ses murailles,

Et de ses propres mains déchire ses entrailles !

Que le courroux du Ciel allumé par mes voeux

Fasse pleuvoir sur elle un déluge de feux !

Puissé-je de mes voeux y voir tomber ce foudre,

Voir ses maisons en cendre, et tes lauriers en poudre,

Voir le dernier Romain à son dernier soupir,

Moi seule en être cause et mourir de plaisir !

 

(Pierre Corneille, Horace, acte IV, scène 5)

 

+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.

 

le prêt-à-rimer :

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LES DECOCTIONS DE CAMOMILLE ?

 

Rhum, à qui je confie mes moindres sentiments !

Rhum, toi mon conseiller de jour comm' nuitamment !

Rhum, ô breuvage divin qu'entre tous j'adore !

Rhum, enfin qui me soule et qui me déshonore !

Je promets qu'j'essayerai d'être moins con, juré !

D'être moins exclusif, si ça peut rassurer;

je goûterai aux sobres boissons d'Italie,

même si ça me fait vomir et me salit ;

j'essayerai d'autres goûts, acides et amers,

quitte à me frapper la tête sur la muraille,

même au risque de me tordre à mort les entrailles.

Je te le promets, Rhum ! et je forme le voeu

de ne plus succomber, sans combrattre, à ton feu,

même si entre nous ce fut le coup de foudre

et qu'il suffit d'un rien pour enflammer la poudre.

Mais, Rhum, dis-moi pourtant qu'à mon dernier soupir

tu seras là... ça me fera tell'ment plaisir !

 

Ze Bath Leurre

> Horace ! ô j'ai la poisse !

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23 juin 2006 5 23 /06 /juin /2006 09:51

Date : 23 juin 2006  10:51
  De : Ze Bath Leurre
Objet : pr^et-à-rimer - Clément MAROT
 

L'original :
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PLUS NE SUIS CE QUE J'AI ETE

Plus ne suis ce que j'ai été,
Et plus ne saurais jamais l'être.
Mon beau printemps et mon été
Ont fait le saut par la fenêtre.

Amour, tu as été mon maître,
Je t'ai servi sur tous les Dieux.
Ah si je pouvais deux fois naître,
Comme je te servirais mieux !

(Clément Marot)


le prêt-à-rimer :
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PLUS N'ESSUIE CE QUE J'AI PETE

Plus n'essuie ce que j'ai pété.
Tant pis pour, des autres, le bien être !
Que l'on soit en hiver, en été,
si ça pue j'ouvre la fenêtre.

Mais je n'ai plus rien à me mettre,
car en plus ça tache, bon dieu !
Je donnerai tout pour connaître
une lessiv' qui lave mieux !


Ze Bath Leurre
> prout ma chère !

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20 juin 2006 2 20 /06 /juin /2006 22:14

l'original :

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SAISON DE SEMAILLES. LE SOIR

C'est le moment crépusculaire,
J'admire, assis sous un portail,
Ce reste de jour dont s'éclaire
La dernière heure du travail.

Dans les terres, de nuit baignées,
Je contemple, ému, les haillons
D'un vieillard qui jette à poignées
La moisson futur aux sillons.

Sa haute silhouette noire
Domine les profonds labours.
On sent à quel point il doit croire
A la fuite utile des jours.

Il marche dans la plaine immense
Va, vient, lance la graine au loin,
Rouvre sa main, et recommence
Et je médite, obscur témoin,

Pendant que, déployant ses voiles
L'ombre où se mêle une rumeur,
Semble élargir jusqu'aux étoile
Le geste auguste du semeur.

(Victor Hugo )

 

le prêt-à-rimer :

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En mon âge crépusculaire,
j'aperçois l'ultime portail
qui dans l'obscurité s'éclaire.
Alors mon vieil esprit travaille :

avant, devrai-je me baigner ?
devrai-je quitter mes haillons ?
quelqu'un viendra-t-il m'empoigner ?
devrai-je boire un Roussillon ?

Et me voilà plein d'humeur noire.
J'espèr' comm' d'hab' être à la bourre,
et personn' bien sûr pour me croire ;
qu'on me renvoie pour quelques jours !

Oh, que ma joie serait immense !
Je m'enfuirais bien vite au loin,
criant : " Que ma vie recommence !"
sous l'oeil médusé des témoins.

Mais non ! A ç't'heur' ma vue se voile.
Recommencer n'est que rumeur.
Dans ma dernièr' nuit sans étoile,

j'entends qu'on chuchote : "il se meurt !"

Ze Bath Leurre

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28 janvier 2006 6 28 /01 /janvier /2006 20:24

De : Ze Bath Leurre

Date : 28 Jan 2006 20:24

Objet : prêt-à-rimer - DESNOS, "Le Pélican"

 

l'original :

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"Le Pélican" de Robert Desnos

(qu'on peut lire ici :

http://sororimmonde.over-blog.com/article-1705524.html )

 

 

le prêt-à-rimer :

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Il se prénomme Jonathan,

vient juste d'avoir dix-huit ans,

grabataire sur un lit d'camp

quelque part en Extrême-Orient.

 

Il est presque mort, Jonathan.

Il souffre en silence, plus blanc

que les plumes d'un pélican,

encor lucide, étonnamment.

 

Son tortionnaire, Pê-Li-Khan,

ce n'est pas d'une balle à blanc

qu'il l'a plombé, très calmement.

Jamais il n'a souffert autant

 

Jo, et ça peut durer encor longtemps

si personne ne vient l'abattre avant.

 

 

Ze Bath Leurre

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20 mars 2004 6 20 /03 /mars /2004 06:03

   Date : Sat, 20 Mar 2004 06:03     
     De : Ze Bath Leurre  
  Objet : prêt-à-rimer - APOLLINAIRE - Automne


l'original :
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AUTOMNE

Dans le brouillard s´en vont un paysan cagneux
Et son boeuf lentement dans le brouillard d´automne
Qui cache les hameaux pauvres et vergogneux
 
Et s´en allant là-bas le paysan chantonne
Une chanson d´amour et d´infidélité
Qui parle d´une bague et d´un coeur que l´on brise
 
Oh ! l´automne l´automne a fait mourir l´été
Dans le brouillard s´en vont deux silhouettes grises

( G. Apollinaire )


le prêt-à-rimer :
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DETONNE

Je trouve que tu as les genoux trop cagneux ;
t'es bigleuse et t'aurais besoin d'un sonotone ;
tu ne sais que jurer... bordel, merd', scrogneugneu !

L'univers glauque dans lequel tu te cantonnes
est un vrai pousse au crime, à l'infidélité.
En un mot comme en cent, Germaine, tu m' les brises !

Parfois je rêve à la jeun' fill' que t'as été...
mais quand j' rouvre les yeux, je vois tes mêches grises !

( G. Trollénaire )

Ze Bath Leurre
> tête baissée !

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19 mars 2004 5 19 /03 /mars /2004 07:39

  Date : Fri, 19 Mar 2004 07:39      

     De : Ze Bath Leurre  
  Objet : prêt-à-rimer - LAMARTINE


l'original :
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L'AUTOMNE

Salut, bois couronnés d'un reste de verdure!
Feuillages jaunissants sur les gazons épars!
Salut, derniers beaux jours! le deuil de la nature
Convient à la douleur et plaît à mes regards.

Je suis d'un pas rêveur le sentier solitaire;
J'aime à revoir encor, pour la dernière fois,
Ce soleil pâlissant, dont la faible lumière
Perce à peine à mes pieds l'obscurité des bois.

Oui, dans ces jours d'automne où la nature expire
A ses regards voilés je trouve plus d'attraits;
C'est l'adieu d'un ami, c'est le dernier sourire
Des lèvres que la mort va fermer pour jamais.

Ainsi, prêt à quitter l'horizon de la vie,
Pleurant de mes longs jours l'espoir évanoui,
Je me retourne encor, et d'un regard d'envie
Je contemple ses biens dont je n'ai pas joui.

Terre, soleil, vallons, belle et douce nature,
Je vous dois une larme au bord de mon tombeau!
L'air est si parfumé! la lumière est si pure!
Aux regards d'un mourant le soleil est si beau!

Je voudrais maintenant vider jusqu'à la lie
Ce calice mêlé de nectar et de fiel:
Au fond de cette coupe où je buvais la vie,
Peut-être restait-il une goutte de miel!

Peut-être l'avenir me gardait-il encore
Un retour de bonheur dont l'espoir est perdu!
Peut-être, dans la foule, une âme que j'ignore
Aurait compris mon âme, et m'aurait répondu!...

La fleur tombe en livrant ses parfums au zéphire;
A la vie, au soleil, ce sont là ses adieux:
Moi, je meurs; et mon âme, au moment qu'elle expire,
S'exhale comme un son triste et mélodieux.

( Alphonse de Lamartine )

le prêt-à-rimer :
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Il n'a rien de Tanguy, mais tout de Laverdure *;
vu son pif, c'est sûr qu'il ne connaît pas l'Hépar ;
c'est un grand escogriff', un(e) forc(e) de la nature :
quand tu croises ses yeux, tu détourn's le regard.

Tous les matins il entre au bar et, solitaire,
il salue le patron d'un geste, à chaque fois.
Puis il s'asseoit dans l'ombr', jamais dans la lumière,
et consciencieusement, là, jusqu'au soir il boit.

Un jour y a un quidam -- du genr' qui lit Shak'speare --
qui le reluque en biais. Lui, se lèv', boit d'un trait
l' fond d' son verre et s'approch'. Le mec tente un sourire,
arborant des ratich's qu'il n' reverra jamais.

C'est la fill' du patron qui lui sauve la vie :
à voir voler les chicots elle s'évanouit.
Il arrête de cogner, car il n'a pas envie
d' décevoir cell' pour qui tout's les nuits, seul, il jouit.

L'amour qu'il a pour ell' lui sembl' contre nature.
Son secret, il préfèr' l'emporter au tombeau
plutôt que de risquer d' froisser cett' beauté pure,
elle si jeune et bell', lui si vieux et pas beau !

" Je boirai mon ballon de côt's jusqu'hallali,
pens'-t-il en digne fan des Chevaliers du Fiel **.
" Et, le coeur aux abois, je quitterai la vie
" oubliant les taïauts *** ! Seule la voix de miel

" de la fille du bar me remuera encore ! "
Déjà saoûl il ne voit pas le regard perdu
de la belle. Ah, quel con ! Il est sûr qu'ell' l'ignore !
Pourtant... un seul coup d'oeil... elle aurait répondu !

Chaqu' matin, quand elle dit : "Bonjour, monsieur Zéphir ! "
tu n'entends rien, poivrot ? Ecoute, nom de dieu !
Lorsqu'elle te regard(e), chaque mot qu'elle expire
est un chant de sirène et d'amour mélodieux !

( Elle est foncedé la Martine )


* Tanguy et Laverdure sont les héros des "Chevaliers du Ciel", célèbre série
télévisée des années 1970. Laverdure était incarné par l'acteur Christian
Marin.

** Les "Chevaliers du Fiel" étaient un duo comique en vogue dans les cabarets
de la fin du XXè siècle.

*** à ne pas confondre avec Tata Yoyo... qu'en avait sous son grand chapeau !

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4 mars 2004 4 04 /03 /mars /2004 08:23

   Date : Thu, 4 Mar 2004 08:23       

     De : Ze Bath Leurre  
  Objet : {TroiZans} prêt-à-rimer


Zav's,
je poursuis mon tour d'horiZon par un prê-à-rimer :

l'original :
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APRES TROIS ANS

Ayant poussé la porte étroite qui chancelle,
Je me suis promené dans le petit jardin
Qu'éclairait doucement le soleil du matin,
Pailletant chaque fleur d'une humide étincelle.

Rien n'a changé. J'ai tout revu : l'humble tonnelle
De vigne folle avec les chaises de rotin...
Le jet d'eau fait toujours son murmure argentin
Et le vieux tremble sa plainte sempiternelle.

Les roses comme avant palpitent ; comme avant,
Les grands lys orgueilleux se balancent au vent,
Chaque alouette qui va et vient m'est connue.

Même j'ai retrouvé debout la Velléda,
Dont le plâtre s'écaille au bout de l'avenue,
-- Grêle, parmi l'odeur fade du réséda.

(Paul Verlaine)


+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.
le prêt-à-rimer :
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APRES TROIS ANS

On n'a jamais été invités chez Chancel ;
le 14 juillet, c'est pas dans les Jardins
d' l'Elysée qu'on nous voit ; les journaux du matin
ou du soir ne nous offrent pas une étincelle.

Nous, c'est plutôt à l'ombr(e) d'une fraîche tonnelle,
-- pas pour du macramé ou des merd's en rotins ! --
avec des Madelon aux sourir's argentins,
qu'on déguste à l'envi nos ver(re)s sempiternels.

Venez quand vous voulez, ignares ou savants !
Vos poèm(e)s, vos écrits ne sont pas dans le vent ?
Ici, parmi les Zav's, ils seront reconnus !

Même si nos vers sont écrits sur Velléda,
toutes les rimes restent chez nous bienvenues :
eh, les Zav's, vous êt(e)s prêts ? en v'la un(e) : "réséda" !


Ze Bath Leurre
> qu'en reprend pour au moins autant !

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12 février 2004 4 12 /02 /février /2004 07:17

   Date : Thu, 12 Feb 2004 07:17       

     De : Ze Bath Leurre   
  Objet : prêt-à-rimer - EVEIL EN PLEIN MARS

Pour accueillir notre amie Pat, je n'ai rien trouvé de plus Zavatarsien que
de prendre le dernier sonnet que j'ai trouvé d'elle sur PoésieUniverselle, pour
en faire un prêt-à-rimer ! Et comme le thème A-ctuel de PU c'est MARS, voilà
ci dessous ce que ça a donné :

l'original :
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Éveil du printemps

Mars, en habit de joie, éveille les fontaines
Sous les tièdes rayons d'un soleil virginal
Qui porte l'estocade au brouillard hivernal
Pour mettre sa lumière à l'avant de la scène.

Le zéphyr velouté éparpille des graines
De son souffle accordé au règne végétal
Pendant que la forêt assiste au festival
Que donnent les oiseaux gazouillant par centaines.

La rose et le jasmin conjuguent leurs senteurs
Dans une symphonie de notes de couleur,
Offrande du printemps à la gloire du monde.

Le chêne se revêt de son feuillage vert
Pour cacher l'oisillon dans ses branches profondes
Tandis que ses parents vont capturer des vers. 
   
( Pat Guenot, PU message n°13545 )

le prêt-à-rimer :
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EVEIL EN PLEIN MARS

Nous nous sommes connus au théâtre Fontaine,
au son d'une épinette et d'un gai virginal ;
le froid et la rigueur de ce soir hivernal
contrastait avec l'ambiance de la scène.

La déco -- Louis XIII, assiettes Guy Degrennes,
le tout sur un tapis de mousse végétale --
donnait un ton nouveau à ce Grand Festival
de Musique Baroque ; et c'était par centaines

qu'on se pressait aux grilles pour plus de cent heures
de musique non-stop. Quand j'ai vu la couleur
de tes cheveux, j'ai cru que j'étais seul au monde :

comme tes yeux, ta peau, ils étaient d'un franc vert !
En proie à de terribles angoisses profondes,
je suis allé au bar m'enfiler quelques verres !

Ze Bath Leurre
> ah ! polo !

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29 avril 2003 2 29 /04 /avril /2003 17:01

   Date : Tue, 29 Apr 2003 18:01     

     De : Ze Bath Leurre
  Objet : prêt-à-rimer - BERCEUSE...


l'original :
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BERCEUSE DU PETIT ENFANT QUI VA NAÎTRE

Il dort, il dort, mon enfant,
dans le creux de sa maman.
On le voit bouger à peine,
c'est mon enfant , c'est ma graine.

Il dort, il dort doucement,
il se nourrit de moi-même,
il se nourrit de mon sang,
il dort, mon enfant que j'aime.

Il dort, il dort, mon marmot,
ma petite plante d'homme
et parfois, il frémit comme
un preste poisson dans l'eau.

C'est la chaleur ou la neige,
c'est la pluie ou le frimas
mais mon ventre le protège,
mon cher bouton de lilas.

C'est mon grain, c'est mon amande,
c'est mon enfant tout petit
et sa jeune chair gourmande
au fond de moi se nourrit.

Il dort, il dort, mon fragile
en attendant de sortir,
en attendant de fleurir,
mon petit bonhomme agile.

( Pierre Gamarra )

+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.
le prêt-à-rimer :
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BERCEUSE DU PETIT DONT
LA MAMAN VA S' FAIRE METTRE

Fais la sieste mon enfant
j' dois m'occuper d' ta maman
Le soir c'est mêm' pas la peine
elle a toujours la migraine

Je la caresse doucement
tiens je m'étonne moi-même
il est temps d' passer bon sang
aux choses sérieus's que j'aime

Je ne suis plus un marmot
Elle va voir c' que c'est qu'un homme
Je suis tout excité comme
quand j' bois un Ricard sans eau

Comme pour affronter la neige
et la rigueur des frimas
consciencieux je me protège
de latex parfum lilas

Ell' ferm' ses yeux en amande
s'approch' petit à petit
et de sa bouche gourmande
la tigresse se nourrit

Puis elle redevient fragile
De sa bouch' me fait sortir
comme un(e) roz' qu'on voit fleurir
elle s'ouvr'... je deviens agile !

Ze Bath Leurre
> dodo, l'enfant d' O !

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29 avril 2003 2 29 /04 /avril /2003 12:07

 Date : Tue, 29 Apr 2003 13:07       

     De : Ze Bath Leurre  
  Objet : prêt-à-rimer - SOUS LA TABLE


Bon ouf ! j'ai récupérer ma connexion ! tout est pour le mieux dans le
meilleur des monde....
.... bon j'ai donc pas mal de conneries à envoyer sur la Piste...

allez ce petit prêt-à-rimer... je feuillette plus que jamais ce recueil de
poésies scolaire :

l'original :
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Mon cartable    


Mon cartable a mille odeurs,
Mon cartable sent la pomme,
Le livre, l'encre, la gomme,
Et les crayons de couleurs.

Mon cartable sent l'orange,
Le bison et le nougat,
Il sent tout ce que l'on mange,
Et ce qu'on ne mange pas.

La figue, la mandarine,
Le papier d'argent ou d'or,
Et la coquille marine,
Les bateaux sortant du port.

Les cowboys et les noisettes,
La craie et le caramel,
Les confettis de la fête,
Les billes remplies de ciel.

Les longs cheveux de ma mère,
Et les joues de mon papa.
Les matins dans la lumière,
La rose et le chocolat.    

( Pierre GAMARRA )

+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.
le prêt-à-rimer :

SOUS LA TABLE

Sous la table y'a d' ces odeurs
Y'a quelques trognons de pommes
pourris, de vieux chewing-gums
machés de tout's les couleurs ;

y'a des tach's de jus d'orange,
des bonbons, des vieux nougats.
Chaque fois qu'à table on mange,
on jette en d'ssous c' qu'on n' veut pas.

On y trouv' des mandarines
moisies, une croût' de Meul'-d'Or
qu'a viré au bleu marine
et un os de côt' de porc ;

y'a des miettes de noisettes
collées par du caramel --
les cafards sont à la fête,
et certains au septièm' ciel !

J'y ai mêm' vu ma bell'-mère
faire des trucs avec papa
un soir ( y'avait pas d' lumière,
je r'cherchais du chocolat ! )

Ze Bath Leurre
> bon app' à tous !

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