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13 janvier 2002 7 13 /01 /janvier /2002 20:14

2032

- - -

 

De :  LComeauMontasse

Date :  Dimanche 13, Janvier 2002  19:14

Objet :  Re: [CirqueZavatars] prêt-à-rimer "le mal"

 

Sur la même base

 

Autisme

 

L'être que l'univers mitraille

Dont le corps est couvert de bleus

Evitant les yeux qui le raillent

Ne vit que de glace et de feu.

La moindre présence le broie

En lui son coeur toujours fumant

Craint tout autant l'extrême joie

Qui le plaisante saintement

Que les sarcasmes damassés

Ou le cruel des griffes d'or.

Parfois il feint quand il s'endort

Dans son petit corps ramassé

Pour étendre sur lui le noir

Apaisant tel un grand mouchoir.

 

 

Le mat (traduit du français par l'auteur

aucune pente sans pudeur*

 

 

*le contraire de "tous droits réservés" bien sur !

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12 janvier 2002 6 12 /01 /janvier /2002 18:13

 

 

De :  LComeauMontasse

Date :  Dimanche 13, Janvier 2002  17:13

Objet :  Re: [CirqueZavatars] limerick

 

L'histoire est réelle pour ceux qui se souviennent

 

Salif KEITA

 

Le Malien Keita dans son club danse

Footballeur, depuis qu'il est en France

Son coeur est en Afrique

Mais à Nice est le fric

Et dit "Oh Niçois qui Mali pense"

 

Le Mat

 

Pour des raisons de confusions possibles (nous sommes deux Luc) je reprends sur cette liste un vieux pseudo (un autre) de 15 ans (certains d'entre vous ont ils connu RTEL sur Minitel ? j'y ai laissé des poèmes écrit en direct que je n'ai même pas pris le temps de recopier ...)

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12 janvier 2002 6 12 /01 /janvier /2002 16:51

De : LCM

Date :  Samedi 12, Janvier 2002  16:51

Objet :  Re: [CirqueZavatars] DEVINETTE

 

Un autre style de production 

autrefois très pratiqué

la devinnette ((g)rimée ou non)

 

Une proposition

(désolé mais ces temps-ci, bien que je sois bien dans ma peau, je ne suis pas 

gai dans mes mots, et comme j'ose le confort de rester tel que je me sens ma 

production n'est pas trémoussante, ... je n'en lis qu'avec plus de plaisir 

celle qui passe sur zav)

 

.....

 

Elles se sont mises à deux

Pour réduire la pensée en esclavage

Le désir à l'envie

Et la caresse en capture.

 

.......

 

Deux mondes

Qui se regardent vivre

par un morceau de peau

Arraché à la mer

 

Luc 

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5 janvier 2002 6 05 /01 /janvier /2002 15:40

De :  LCM

Date :  Samedi 5, Janvier 2002  15:40

Objet :  Re: [CirqueZavatars] Un petit limerick ?

 

Dans un e-mail daté du 03/01/02 22:08:49 Heure d'hiver Paris Madrid, 

JMF a écrit :

 

> "Hailé Sélassié et Solvay, c'est la soude !"

 

Super !

(comment résister quand on n'est qu'un Ohm ?

d'où ma réponse à ce sublime courant d'R )

 

Ce chimiste cherchait une bonne action

Mais la sagesse apprend trop la réflexion

et d'agir il n'osait

tant sa pensée biaisait

"ce précipité n'est pas une solution" *

 

Luc

*à se faire éventuellement expliquer par un chimiste

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5 janvier 2002 6 05 /01 /janvier /2002 14:01

De :  Ze Bath Leurre 

Date :  Samedi 5, Janvier 2002  14:01

Objet :  participation n°13: trans: Le poème avec les rimes imposées pour le concours (2) 

 

participation n° 13, encore une fois Luc ! bravissimo !

 

Sujet : Re: [CirqueZavatars] Le poème avec les rimes imposées pour le concours 

Date : 05/01/2002 10:14:11 Paris, Madrid 

De : LLEE MMAATT

A : Ze Bath Leurre

 

 

ERUCTATION

 

Le rot, le pet, jolie mitraille

Jeté du corps vers le ciel bleu

La chair qui rie le coeur qui raille

Le tout qui brûle en un grand feu.

 

Du dedans au dehors je broie

Les résidus encor fumants

Et des flammes surgit la joie

Diablement, saintement.

 

Dans les étoffes damassées

Dans les tissus brodés d'or

Le souffle putride s'endort.

 

Alors mes hardes ramassées

Le reste ayant fuit dans le noir

Par dessus je mets mon mouchoir.

 

Re bonne année

Luc

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5 janvier 2002 6 05 /01 /janvier /2002 13:58

De :  Ze Bath Leurre

Date :  Samedi 5, Janvier 2002  13:58

Objet :  participation n° 12: trans: Le poème avec les rimes imposées pour le concours (1)

 

participation n° 12 , encore de Luc, bravo Luc ! 

 

Sujet : Re: [CirqueZavatars] Le poème avec les rimes imposées pour le concours 

Date : 05/01/2002 10:12:41 Paris, Madrid 

De : LLEE MMAATT

A : Ze Bath Leurre

 

ARMES BLANCHES

 

Il est des mots ferrés autant que la mitraille

Que l'on jette à celui qui nous a fait du bleu

Le mot qui estropie qui défigure ou raille

Le tison qui saura marquer comme le feu.

 

Parfois le plus petit, mieux qu'un autre vous broie

Mettant la chair à vif et l'esprit tout fumant,

Parfois c'est la finale d'un propos de joie

Qui soudain vous déchire le coeur saintement.

 

Tout comme chez l'humain les robes damassées

Ne sont gage de rien pas plus que les fils d'or

Ni aucun apparat qui la pensée endort

 

Car dépourvus d'habit elles sont plus ramassées

Le rouge du manteau cache souvent le noir

La fine draperie la morve du mouchoir.

 

Bonne année 

Luc

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5 janvier 2002 6 05 /01 /janvier /2002 12:18

De :  Ze Bath Leurre

Date :  Samedi 5, Janvier 2002  12:18

Objet :  participation n° 2 : trans : c'est ici qu'on court ?

 

participation n°2 : celle de Luc

 

Sujet : Re: [CirqueZavatars] c'est ici qu'on court ? 

Date : 29/12/2001 18:48:16 Paris, Madrid 

De : LLEE MMAATT

A : Ze Bath Leurre

 

Le cachet de la poste faisant foi

je te confie ma participation

 

LES MOTS

 

Des mots je vous bannis, des mots je vous mitraille

Que vous soyez bourgeois paysan ou sang bleu

Sans craindre les éclats de celui qui les raille

Leur musique sauvage allumera son feu.

 

Et même si par eux c'est l'aube que je broie

Transformant l'horizon en un débris fumant

Même si sous leur chant doit s'éteindre la joie

Leur bombe explosera en tous lieux saintement.

 

Pourtant ne craignez rien vous robes damassées

Vous arbres centenaires, vous écriture d'or

Si mes mots sont poison pour celui qui s'endort

 

Bourreau sans pardon pour les pensées ramassées

Ils vivent pour bénir hors du blanc ou du noir

Les milliers de couleurs que retient le mouchoir.

 

Luc 

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15 décembre 2001 6 15 /12 /décembre /2001 22:20

De :  LCM

Date :  Samedi 15, Décembre 2001  22:20

Objet :  Re: [CirqueZavatars] titre d'un recueil à plusieurs mains (proposition)

 

Je propose un thème "objets perdus" et un premier poème

 

Objets perdus 1

 

Ce bouquet de violettes,

Resté tout le jour à attendre

Mon courage.

Et derrière sa fenêtre,

Ce regard d´amour fixé sur la rue

Où, pas même ton ombre

N´est venue.

 

Luc 


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7 mars 2001 3 07 /03 /mars /2001 15:26

De :  Lebateleur2
Date :  Mercredi 7, Mars 2001  15:28
Objet :  Re: [CirqueZavatars] (unknown)


ET TOI QUI ES-TU?

Que fais-tu de tes jours
je déplace ma vie dans la vie du dehors
en essayant d'éviter soigneusement
tout raccourcis

Que fais-tu de tes nuits
il n'y a plus de nuit
même dans mon petit village
l'an passé
ils ont décidé
de laisser l'éclairage
manger la nuit
sans répit

Y';a-t-il un abat-jour
j'aime l'obscurité
(et la lumière)
et je la crée de temps à autre
en fermant tout doucement
les paupières

Pour couvrir te couvrir de l';ennui
l'ennui a perdu ma trace il y a
plus de 20 ans
 
As-tu des marmots à tes jupons?
ils ont un père
moi
et j'en, suis encore tout étonné
l'un (Thibault) m'aide déjà à préciser mes pensées
et l'autre (Hélène) m'apprend à avoir peur
sans crainte.

Des enfants sur tes talons?
je marche le plus souvent
pieds nus
dès que je peux me soustraire
aux angles trop droits
de la conduite civilisées
et mes enfants ont leurs propres talons
Nike et caterpillar
mais je ne leur en veux presque pas

Une progéniture dans tes chaussettes de soie?
pas de chaussures pas de tissus
pour retenir les odeurs du corps

celles qui s'avilissent lorsqu'on prétend
les répudier
les extraire
les laver.

De petites créatures sur un banc de bois?
Le banc de bois de mon petit jardin (Lorrain) est à refaire
En Calabre, je dresse un peu partout dans mon terrain
(Oliviers, mandariniers, orangers, terre brûlée en été
et débordant de fleurs au printemps
alors que je ne peux que les imaginer (à 2000 km de moi)

Cours-tu toute la journée
Oui, bien sur
quand j'oublie la petite clef transparente
de mes chaînes,
et que je suis obligé d'attendre
la fin de la journée
pour les retirer,
tant de fois !
et les plaies ne parviennent jamais à cicatriser.

Après un tas de petites futilités?
J'aime, je n'aime que
les futilités
ces actes, espaces, actes, objets
que l'on place tout en bas de
ce qui serait
l'échelle de l'utile ?
Impossible de joindre
l'utile à l'agréable
le loup dévore toujours la chèvre
et du même coup
le choux

Ou bien es-tu étonné que malgré ta bonne volonté
La soupe ne soit pas assez assaisonnée?
Je goûte la soupe comme elle est
il est des choses
que je crois devoir changer
(ou essayer)
le goût des mets
est donné
et je crois que c'est moi qui doit
les écouter.
...
Réinventons la gabelle
en ce temps où nombreux sont ceux
qui ne goûtent même pas la soupe
avant d'y ajouter du sel.

Et tes amours? D';un jour? De toujours?
des milliers de fois (j'exabuse !) un jour
je me suis préparé (tout petit)
à l'amour de toujours (mot pour mentir, et pourtant !)
et ce toujours a 20 ans cette année

Et tes peines? Cruelles? Immortelles?
la dernière en date ne me concerne pas
je vois ces mâchoires de fer soulever des agneaux innocents
massacrés pour
disent-ils
assurer ma sécurité.

Parle-moi de ta nature
Seuls mes amis la connaissent
et de temps à autres ils me renseignent
me confirmant que je ne sais rien de moi.

De ton intérieur, de tes écorchures
Si peur de perdre l'enfance
mais aussi de tomber dans l'un des deux précipices
qui menacent l'hommes
- la perte de la peau
et l'autisme qui devient l'unique solution
- la corne qui recouvre progressivement
le corps les membres et jusqu'au coeur
finissant par nous rendre éternel
et pourtant déjà mort.

Conte-moi ça au coin du feu
J'ai mis plus de 10 ans à comprendre
comment on entretient le feu    (ce n'est pas une image)
on le couve,
on le protège
on le réveille, au moment où le froid plus vif
nous fait le désirer
plus présent
plus intense.

Parfois je me trompe
alors,
il meurt sans que je puisse le ranimer
ou s'élance à l'assaut de la cheminé,
sort en braises menaçante au dessus de la maison
me rappelant que l'univers entier
est empli de son corps

Dit-moi un peu ce qui te rend heureux
une herbe d'ail sauvage que seul l'oeil averti devine
au petit point rouge
allumé près de l'extrémité de la tige
où s'épanouiront les graines translucides
bonheurs de l'année à venir.

Quel coin de pays, quelles mers
je ne voyage qu'autour de mes racines
 (la Lorraine car j'ai perdu mes racines Haïtienne
dans un naufrage, celui de cette "perle noire des Antilles")
ou de celles de ma douce, la Calabre$

Ont essuyé tes peines, tes pleurs amers?
les larmes me viennent parfois,
quelle joie,
sans raison.

Sous quels cieux, quelles étoiles
As-tu caché ta peur sous un voile?
Je ne crains pas
je crois

Es-tu d';une jeunesse éphémère
Ou d';une vieillesse passagère?
L'âge est celui de l'oeil qui regarde
la terre m'a emmené 45 fois autour du soleil
 
Les ans, les années sont-elles collés à tes souliers
je ne crois pas au temps
tout est là autour de nous,
comme les écorces successives de l'arbre
elles semblent mortes
ce sont elles qui le tiennent droit sous le ciel

Depuis quand as-tu envie de tout oublier?
Oubli ?
départ de tout ce qui ne m'appartient plus ?
oui
à jamais
mais tout le reste collé sur ma prunelle

Luc


Merci à Jean Marie
pour le magnifique poème

étrange affinité

il a les mêmes accents mal traduits par la messagerie (à moins que ce soit AOL) que Lucile !

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