Voici un poème que Victor Hugo a écrit un 14 mai (sans mention de l'année) :
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L'ART D'ÊTRE GRAND-PERE
RELIQUAT
POUR LE LIVRE DU GRAND-PERE
Voici le printemps, Jeanne ; et mai, le mois des roses,
Rayonne, et l'herbe est verte, et le parc est charmant ;
Nous regardons tous deux, songeant aux mêmes choses,
Vous la mouche au plafond, moi l'astre au firmament.
Tout palpite d'amour, même un fauve de marbre
Dont on voit, à travers l'ombre luire les yeux ;
Et le vif tutoiement des fauvettes dans l'arbre
S'ajoute, fraîche idylle, à la splendeur des cieux ;
Un tumulte de nids et de branches encombre
Le hallier ténébreux, lumineux et vivant ;
Les éblouissements emplissent le bois sombre ;
On entend la chanson indistincte du vent ;
La fleur qui naît succède à la fleur qui se fâne ;
Un vague oiseau bleu vole, on voudrait le saisir ;
Et puis, figurez-vous, douce petite Jeanne,
Que je suis ici-bas pour vous faire plaisir.
Victor Hugo - 14 mai
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