13 juin 2006
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Voici un poème que Victor Hugo a écrit un 13 juin :
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TOUTE LA LYRE
LES SEPT CORDES - VI
XXIII - QUINZE-VINGT
Nous étions seuls dans l'ombre et l'extase suprème.
Elle disait : je t'aime ! et je disais : je t'aime !
Elle disait : toujours ! et je disais : toujours !
Elle ajoutait : nos coeurs sont époux ; nos amours
Vaincront la destinée, et rien ne me tourmente,
Etant, toi le plus fort et moi la plus aimante.
Et moi, je reprenais : la ville est sombre, vois.
La sagesse serait de vivre dans les bois.
Elle me répondait : vivons-y, soyons sages.
Si vous voulez savoir le chiffre de nos âges,
Elle quinze, et moi vingt : à nous deux nous faisions
Un aveugle, et nos yeux étaient pleins de rayons.
Victor Hugo - 13 juin 1855
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TOUTE LA LYRE
LES SEPT CORDES - VI
XXIII - QUINZE-VINGT
Nous étions seuls dans l'ombre et l'extase suprème.
Elle disait : je t'aime ! et je disais : je t'aime !
Elle disait : toujours ! et je disais : toujours !
Elle ajoutait : nos coeurs sont époux ; nos amours
Vaincront la destinée, et rien ne me tourmente,
Etant, toi le plus fort et moi la plus aimante.
Et moi, je reprenais : la ville est sombre, vois.
La sagesse serait de vivre dans les bois.
Elle me répondait : vivons-y, soyons sages.
Si vous voulez savoir le chiffre de nos âges,
Elle quinze, et moi vingt : à nous deux nous faisions
Un aveugle, et nos yeux étaient pleins de rayons.
Victor Hugo - 13 juin 1855