29 juillet 2006
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Voici un poème que Victor Hugo a écrit un 29 juillet :
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LES CHANSONS DES RUES ET DES BOIS
LIVRE PREMIER - JEUNESSE
VI - L'ETERNEL PETIT ROMAN
IX - FÊTES DE VILLAGE EN PLEIN AIR
Le bal champêtre est sous la tente.
On prend en vain des airs moqueurs ;
Toute une musique flottante
Passe des oreilles aux coeurs.
On entre, on fait cette débauche
De voir danser en plein midi
Près d'une Madelon point gauche
Un Gros-Pierre point engourdi.
On regarde les marrons frire ;
La bière mousse, et les plateaux
Offrent aux dents pleines de rire
Des mosaîques de gâteaux.
Le soir on va dîner sur l'herbe ;
On est gai, content, berger, roi,
Et, sans savoir comment, superbe,
Et tendre, sans savoir pourquoi.
Feuilles vertes et nappes blanches ;
Le couchant met le bois en feu ;
La joie ouvre ses ailes franches ;
Comme le ciel immense est bleu !
Victor Hugo - 29 juillet 1859
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LES CHANSONS DES RUES ET DES BOIS
LIVRE PREMIER - JEUNESSE
VI - L'ETERNEL PETIT ROMAN
IX - FÊTES DE VILLAGE EN PLEIN AIR
Le bal champêtre est sous la tente.
On prend en vain des airs moqueurs ;
Toute une musique flottante
Passe des oreilles aux coeurs.
On entre, on fait cette débauche
De voir danser en plein midi
Près d'une Madelon point gauche
Un Gros-Pierre point engourdi.
On regarde les marrons frire ;
La bière mousse, et les plateaux
Offrent aux dents pleines de rire
Des mosaîques de gâteaux.
Le soir on va dîner sur l'herbe ;
On est gai, content, berger, roi,
Et, sans savoir comment, superbe,
Et tendre, sans savoir pourquoi.
Feuilles vertes et nappes blanches ;
Le couchant met le bois en feu ;
La joie ouvre ses ailes franches ;
Comme le ciel immense est bleu !
Victor Hugo - 29 juillet 1859