De : Maria
Date : Vendredi 20, Juillet 2001 19:44
Objet : Forêt
Bonsoir,
Je suis de retour de la France et les vacances sont finis :-(
A Dax, j'ai trouvé dans une braderie deux cahiers très vieux (de 1932 et 1936) avec des poésies. Les cahiers s'appellent "La Petite Illustration", Revue Hebdomadaire
J'ai lu les poèmes et un des ces poèmes m'a fait souvenir de temps quand j'étais une jeune et je me suis perdue dans un forêt comme "Hänsel et Gretel" mais je n’ai pas trouvé une maison avec des pains d'épices et une sorcière mais une brasserie avec de la bière et "Bretzel" ....mais avant ça il a fait nuit et j ai eu peur car le forêt était sinistre.
Voilà le poème de Jacques Madeleine
Sentiers de Forêt
Forêt, grande Forêt profonde
Où halète un souffle puissant,
Vaste et vivante comme un monde.
Infini s'épanouissant,
Voici, Forêt que je t'adore,
Pris a ton indicible attrait.
Mais je ne me sens pas encore
Assez ton fils, âpre Forêt.
Forêt, tu n es jamais muette,
Et toujours , lorsque j'erre en toi.
Quelque grouillement m'inquiète
Qui me fuit dans un même effroi.
Car la vielle haine éternelle
Entre la bête et l'homme, hélas !
En une amitié fraternelle
D'elle à moi ne se change pas.
J'ose à peine quitter les routes,
Car je crois que tu me défends
D'entrer plus avant sous les voûtes
Où tu caches tes vrais enfants.
Ce n'est qu'un étranger qui passe,
Quelqu'un dont il faut se garder,
Et je sens partout dans l'espace
Des yeux fauves me regarder.
Je vais vite, mal à mon aise;
Je sens que je n'aurais pas dû
Venir; l'énormité me pèse ,
Ennemie; et j'y suis perdu.
Et certes tu n'es pas ma mère
Pour ainsi mettre dans ma coeur,
Forêt, et dans ma bouche amère
Cette mystérieuse horreur.
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Bon weekend
Maria