7 mars 2001
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09:05
De : Arnaud SOMVEILLE
Date : Mercredi 7, Mars 2001 9:05
Objet : bonjour
Bonjour à tous les Zavatars, et merci à toi Le Bath Leurre pour ton invitation.
J'ai lu avec bonheur les archives (y en a qu'une quarantaine j'en ai profité !)
C'est exactement cet "espace" d'expression de "poésie" (au sen étymologique du terme que je recherche).
Comme je te l'ai dit en privé, cher Bath Leurre, ça me donne envie de relancer le site que j'ai créé dans cet esprit il y a quelques mois et qui est resté "mort" (disons en sommeil) depuis si longtemps.
http://www.chez.com/apliquo
Je réitère d'ailleurs ma proposition, Bath, d'ouvrir une rubrique sur APLiQuo, genre "les quatrains du Bath Leurre" , Ok ?
Ceux parmi les Zavatars qui souhaiteraient y voir aussi une rubrique les concernant, ou participer au développement d'APLiQuo, n'hésitez pas , y a de la place pour tout le monde... pour le simple plaisir des mots et de la poésie (la vraie !)
à bientôt
APLiQuo
www.chez.com/apliquo
Published by Ze Bath Leurre
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dans
Le Cirque Zavatars - tel quel
7 mars 2001
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08:19
De : LeBathLeurre@aol.com
Date : Mercredi 7, Mars 2001 8:19
Objet : Re: [CirqueZavatars] suite de rimes ?
---
Lebatailleur a écrit :
<< Au délire olympien qui sévit dans l'arène
Désaltére ta soif et libère ta peau
Transmute en belle joie ce que tu vois de peine
Et d'un nectar divin oublie le gout de l'eau
Mais pour y arriver si je dois me vêtir
En matou de gouttière ou en fildefériste
Je préviens le public: ça pourrait mal finir
Pour ceux qui n'auraient pas quitté à temps la piste
De me désaltèrer j'ai abusé je pense
Et trop plein maintenant de ce divin nectar
Si sur un fil de fer ou de rasoir je danse
Prenez garde à la douche de mauvais pinard. >>
Il n'est de mauvais vin... mais de mauvais buveurs.
J'ai, dans ma courte vie de poussière cosmique,
Vidé l'équivalent de deux ou trois barriques
Et connu au bas mot plus de mille saveurs :
En dépit du respect qu'on doit à l'étiquette
Ce n'est pas en buvant que j'ôte mon chapeau ;
Et si j'ai pu pleurer pour de divins châteaux
J'ai davantage ri pour de simples piquettes.
Le Bath Leurre
> ding dong c'est l'heure !
> des quatrains du Bath Leurre
> à moins que ce ne soit
> les quatre-heures du patelin
7 mars 2001
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07:58
De : Ze Bath Leurre
Date : Mercredi 7, Mars 2001 7:48
Objet : Re: [CirqueZavatars] (unknown)
---
le Zappe a écrit :
<< 3 plombes du mat. A hard night's day... On fera mieux demain. Il y a
des problèmes avec le site, ici? J'avais posté un message vers 19
heures, tout à fait anodin, je m'aperçois qu'il n'est jamais arrivé...
C'est qui la patron du site, c'est Rombouts, le même que celui des
postes belges, des fois? >>
propriétaire ? je n'en suis simplement que le créateur et c'est vrai que j'en détiens les "clés".
Mais CirqueZavatars n'est pas "modéré" et donc les messages que l'on y envoie ne sont pas filtrés. Si ton message s'est perdu c'est pour une cause
Technique certainement... et là, ça me dépasse !
Si tu l'as conservé n'hésite pas à le renvoyer de nouveau.
Ze Bath Leurre
>
Published by Ze Bath Leurre
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dans
Le Cirque Zavatars - tel quel
7 mars 2001
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07:55
De : Ze
Date : Mercredi 7, Mars 2001 7:55
Objet : propriétaires
---
les "propriétaires" de la liste... nous le sommes tous,
nous sommes une dizaine :
apliquo
Gé
infostar2000
le Zappe
labalteheure
lebatailleur
lebateleur2
Ze bath leurre
merluce
thea_breuller
Published by Ze Bath Leurre
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dans
Le Cirque Zavatars - tel quel
7 mars 2001
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02:03
De : le Zappe
Date : Mercredi 7, Mars 2001 2:03
Objet :
3 plombes du mat. A hard night's day... On fera mieux demain. Il y a
des problèmes avec le site, ici? J'avais posté un message vers 19
heures, tout à fait anodin, je m'aperçois qu'il n'est jamais arrivé...
C'est qui la patron du site, c'est Rombouts, le même que celui des
postes belges, des fois?
Published by Ze Bath Leurre
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dans
Le Cirque Zavatars - tel quel
7 mars 2001
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01:55
De : le Zappe
Date : Mercredi 7, Mars 2001 1:55
Objet :
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Lucîle de mer a écrit
> Sur la ligne du temps
> > Se trouvent en souvenirs
> > Mon corsage d’enfant
> > Mes dentelles de mer
> > Mes toiles d'araignées
> > Tout un passé dans une poussière étoilée
>
> > Lucîle
ISLE OF AVALON
(A Jo-Ann "Longnose" S. Glamorgan 1949-1974,
patronne pêcheur, disparue en mer)
Face aux vitres tout empoussiérées
de l'ancienne et longue demeure en bois
s'étend comme le refus obstiné
par les derniers habitants du lieu
de tout paysage de tout repère :
l'homme dans son long manteau noir
aux reflets un peu verdâtres
a une cigarette éteinte entre les lèvres
Il fixe la longue digue moussue
un peu en contrebas
et au-delà de laquelle obstinément
été comme hiver
il y a la mer
la mer et la brume hésitante
toujours à rôder sur l'île
jour après jour
été comme hiver
Nul bateau nul oiseau nul repère
au-delà de cette digue ancienne
que l'horizon à peine visible :
ciel ou mer c'est la même traînée
sans éclat sans obstacle
sans laideur sans beauté
sans joie et sans drame
dont il soit encore possible
de se souvenir
Nul arbre dans l'île
rien que les maisons de bois
les longues et mortes demeures
aux parois et planchers qui se disjoignent
autour des pointes de fer rouillées
se désagrégeant avec patience
rien que le raclement froid et prudent
de cette eau qu'on dirait d'ardoise
sur les blocs informes de béton
à la pointe de l'épi
et invisibles de ces fenêtres
qu'aucun gosse plus jamais ne brisera
ni même un oiseau distrait
Les membres de ce clan s'en sont allés
comme s'ils avaient fini par comprendre
qu'il était grand temps pour eux de fuir
leurs colères si longtemps ressassées
Ils n'étaient pas de ce lieu :
c'est un endroit où l’on ne peut naître
ils avaient d'autres passés à ronger
d'autres comptes anciens à rendre
et où qu'ils allassent désormais
leur avenir n'était déjà plus
un endroit pour eux
* * *
Le café de la boîte en fer noirci
a un goût de renfermé et d'ennui
sa chaleur n'apporte aucune vie
Façonnées avec savoir-faire
quelques photographies diaphanes d'anciens
des visages dont ceux qui s'en sont allés
ne se souvenaient même plus eux-mêmes
et qu'ils ont laissés
Une autre davantage bizarre
et qui montre un tramway matinal
presque vide tanguant sur ses rails
à coups nerveux et pimpants de sonnette
et avec un visage sans âge sans langage
et une main posés à plat sur la vitre
dans laquelle se reflète une rangée de maisons
comme inhabitées dans un faubourg automnal
de quelque grand port mer- ou nordique
Tout est en place
pour remodeler le passé
et le peupler de visages nouveaux
de nouvelles lignes de marche
dans la pâleur du papier peint
à l'emplacement des cadres dépendus
et où s'accentue brusquement
la distorsion du Temps
que l'on a dérangé
Une longue table de hêtre
griffée à hauteur de main
de machinaux et lents coups de lames
maculée de ronds de tasses
et de traces tenaces d'huile et de graisse
Une chaise d'enfant un fauteuil éventré
une boîte à sel au couvercle fendu
avec dedans deux boutons
une pièce de monnaie
une médaille pieuse
et sous une punaise noircie
des bouts friables de papier
avec des chiffres jaunis
des initiales étranges
un mot illisible et rouillé
qui ne représente plus
qu'une chose morte
et bientôt sans nom
* * *
Je ne sais rien de la mer
que la vision fugitive de cette femme
grande et brune et bien en chair
adressant à un inconnu
de petits signes enjoués
Je n'étais pas cet inconnu
au long manteau noir un peu verdâtre
je n'étais qu'un faiseur de poèmes
fatigué du présent
revenu de l'avenir
et confiant à nouveau
dans les voix du passé
Je rallumais dans le vent du soir tombant
ma cigarette roulée dans du papier maïs
et je me brûlais presque la lèvre
en vouant bruyamment aux gémonies
les hommes de cette terre sans Dieu
Chaque seconde était une année
qui passait et je ne voulais pas
que l'on me vît vieillir
* * *
Il m'arrive souvent aujourd'hui
de penser à cette femme qui m'avait prédit
que je mourrais à trente-deux ans
Les années qui suivirent
furent sans doute un beau cadeau
ai-je envie de lui dire
(© Jean-Marie Flémal, 1974)
7 mars 2001
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00:30
De : Lucîle de mer
Date : Mercredi 7, Mars 2001 0:30
Objet :
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Le temps est froid, presque glacial au Québec... pour me réchauffer
un peu le coeur, j'aimerais partager avec vous un paysage de mon
enfance...
Lucîle
LA CORDE A LINGE
Entre la maison et la grange
Des images étranges
Flottent au vent
Voltigent dans le temps
Entre le hangar et le poulailler
Sur les fleurs de camomille fanées
Piétiennent dans la rosée
Les petits pieds emmitouflés
Les vêtements des enfants
Hissés là-haut, tel un drapeau
En rang de grandeur dispersés
Sous le regard de l'automne menacant
De toutes les couleurs colorés
Dansent, valsent, virevoltent,
Claquent des dents
La senteur du vent dans mon lit
Les draps froissés, étourdis
Les doigts repassent les plis
Laissés par les enfants de la nuit
Sur la corde de mon enfance
Sont accrochées mes romances
Mes songes, mes rêves et mes chimères
Mes joies d'hier, mes pleurs amers
Mon mouchoir de soie aussi
Un paysage brumeux ;
Tant d'espoirs emportés par le vent
Sur une corde de lierre
Fragile, sensible, fière
Suspendues mes précieuses prières
Mes amours éphémères
Sur la ligne du temps
Se trouvent en souvenirs
Mon corsage d'enfant
Mes dentelles de mer
Mes toiles d'araignées
Tout un passé dans une poussière étoilée
Lucîle
Published by Ze Bath Leurre
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Le Cirque Zavatars - tel quel
Lucîle
7 mars 2001
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00:14
De : Lucîle de mer
Date : Mercredi 7, Mars 2001 0:14
Objet :
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->"Merci du cadeau Tout le plaisir était pour moi
>>Le vrai est rare
>sur les listes Tu as envie de continuer sur ma lancée?>
>et ton message
>a le parfum du vrai Il n'y a de vrai que ce que l'on croit vrai
mais c'est vrai que ce que l'on croit a une odeur très
particulière.
>
>bienvenue
>
>Luc etc. (.. ........)
>Semez des amis Quel charmant Petit Poucet fais-tu... tu me
cueilleras sur le chemin du retour, dit-mio?
>pour retrouver votre chemin "
Cher Luc, merci pour ce charmant accueil... Voici une invitation que
je te lance ainsi qu'à tous ceux qui auront envie de d'accepter...
ET TOI QUI ES-TU?
Que fais-tu de tes jours
Que fais-tu de tes nuits
Y a-t-il un abat-jour
Pour couvrir te couvrir de l'ennui
As-tu des marmots à tes jupons?
Des enfants sur tes talons?
Une progéniture dans tes chaussettes de soie?
De petites créatures sur un banc de bois?
Cours-tu toute la journée
Après un tas de petites futilités?
Ou bien es-tu étonné que malgré ta bonne volonté
La soupe ne soit pas assez assaisonnée?
Et tes amours? D'un jour? De toujours?
Et tes peines? Cruelles? Immortelles?
Parle-moi de ta nature
De ton intérieur, de tes écorchures
Conte-moi ça au coin du feu
Dis-moi un peu ce qui te rend heureux
Quel coin de pays, quelles mers
Ont essuyé tes peines, tes pleurs amers?
Sous quels cieux, quelles étoiles
As-tu cacher ta peur sous un voile?
Es-tu d'une jeunesse éphémère
Ou d'une vieillesse passagère?
Les ans, les années sont-elles collés à tes souliers
Depuis quand as-tu envie de tout oublier?
Ouvre, mais ouvre donc
Ton antre, ta caverne d'Ali-Baba
Laisse couler ces doutes quelconques
Sur mon cahier en forme d'oreiller
Oseras-tu t'épancher?
Oseras-tu enfin me parler de toi?
Lucîle
Published by Ze Bath Leurre
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Lucîle
6 mars 2001
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22:30
De : Lebateleur2
Date : Mardi 6, Mars 2001 22:30
Objet : Re: [CirqueZavatars] De quels mots suis-je?
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merluce a écrit :
<< Voilà un bref appercu de cette dont vous avez parcouru
Les mots exprimant ses joies, ses souffrances
Sa foi, ses espérances >>
Merci du cadeau
Le vrai est rare
sur les listes
et ton message
a le parfum du vrai
bienvenue
Luc etc. (.. ........)
Semez des amis
pour retrouver votre chemin
Published by Ze Bath Leurre
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Le Cirque Zavatars - tel quel
6 mars 2001
2
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/2001
21:33
De : Lebatailleur
Date : Mercredi 7, Mars 2001 5:33
Objet : suite de rimes ?
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JMF et Luc (.. ........) ont commis le
début, j'ose m'aventurer à poursuivre :
Au délire olympien qui sévit dans l'arène
Désaltére ta soif et libère ta peau
Transmute en belle joie ce que tu vois de peine
Et d'un nectar divin oublie le gout de l'eau
Mais pour y arriver si je dois me vêtir
En matou de gouttière ou en fildefériste
Je préviens le public: ça pourrait mal finir
Pour ceux qui n'auraient pas quitté à temps la piste
De me désaltèrer j'ai abusé je pense
Et trop plein maintenant de ce divin nectar
Si sur un fil de fer ou de rasoir je danse
Prenez garde à la douche de mauvais pinard.
Published by Ze Bath Leurre
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