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6 mars 2001 2 06 /03 /mars /2001 21:07

De :  Lucîle de mer
Date :  Mardi 6, Mars 2001  21:07
Objet :  De quels mots suis-je?

-
MERLUCE

Ses cheveux grisonnants flottent au vent
(cachés, bien cachés)
Ses quarante ans sur un cerf-volant
(née en octobre 1954)
Son écriture, ses coins de verdure
Tous ses secrets de la nature
Elles les partagent avec le papier
Virtuels ou réels, se sont envolés
De sa cage dorée pour vous charmer

est elle ne peut plus les retenir
Ces timides souvenirs
Ces atroces cauchemars
Ses peurs, ses douceurs du soir

Elle est une mère de famille
Mariée depuis de très longues années
(26 ans)
Avec un homme qui aime bien pétrir
Façonner, mettre en boule, cuire
Artisan boulanger de son métier le jour
Ami, amant, père, confident le reste du temps
Deux filles superbes, parfois rebelles
Jeunes adultes, étudiantes allergiques à la vaisselle
(elle exagère)
Une joue avec les mots et son piano
L'autre, cheveux rouges, tressés, frisés… quoi
encore? Imaginez !
Un sac à surprise continuellement renouvelé
(elle n'exagère pas!)

Son surnom a été choisi parmi ses plus grandes affections
Née près de la mer jolie, elle y a grandi
(Sur les côtes du Nouveau-Brunswick, Canada; elle quitte son paradis
a l'âge de huit ans pour la grande ville de Montréal où elle habite toujours)
Elle pourra l'oublier, mais jamais la renier
Elle a associé son prénom à sa passion
(En réalité, Lucille)

Elle écrit depuis octobre 2000
Par un hasard qu'elle qualifie d'heureux
(une convalescence)
Sa vie bat au rythme de ses rimes incertaines, de ses contes hasardeux
(sa timidité est camouflée par ses rires)
Les mots à la sortie de son antre se bousculent
Ses « maux » à son gré elle manipule

Voilà un bref appercu de cette dont vous avez parcouru
Les mots exprimant ses joies, ses souffrances
Sa foi, ses espérances

Elle souhaite de vos nouvelles
Connaître vos petits coins rebelles
Vos tristesses perpétuelles
Ou vos joies à tire-d'aile

Merluce

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6 mars 2001 2 06 /03 /mars /2001 17:09

De :  Lebateleur2
Date :  Mardi 6, Mars 2001  17:09
Objet :  Re: [CirqueZavatars] Re : TR:

-
le Zappe a écrit :
<< Pareil à ce Daniel qui dans la fosse aux lions
 Avait gardé la foi qui soulève les cimes
 Epate le public dame-lui donc le pion
 En muant les félins en bêtes cacochymes  >>

Mieux,
oui et non

non, c'est autre
et l'autre était pas mal non plus

oui, on y entend des dires
à prpos de ceux qui ont commencé
maigres et désargentés
et qui sont de nos jours
gras et pogniacés

Merci,

aller
qui reprend la plume d'ange ?

Luc etc.
rechargeons les mots !          (R. Daumal)

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6 mars 2001 2 06 /03 /mars /2001 12:34

De :  le Zappe
Date :  Mardi 6, Mars 2001  12:34
Objet :  Re : TR:

-
Lebateleur2 a écrit
> Ta suite me plais bien
>
> mais elle ne dit rien du malheur des premiers chrétiens de la Gaule
romaine
>
> tant pire ..
>
> A ...
>
> Luc  etc.                       (.. ........)
>


Et ceci, est-ce mieux?

Au délire olympien qui sévit dans l'arène
Désaltére ta soif et libère ta peau
Transmute en belle joie ce que tu vois de peine
Et d'un nectar divin oublie le gout de l'eau


Pareil à ce Daniel qui dans la fosse aux lions
Avait gardé la foi qui soulève les cimes
Epate le public dame-lui donc le pion
En muant les félins en bêtes cacochymes

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6 mars 2001 2 06 /03 /mars /2001 12:09

De :  Lebateleur2
Date :  Mardi 6, Mars 2001  12:09
Objet :  Re: [CirqueZavatars] Re : TR:

-
le Zappe a écrit :
<< Depuis que la gendarmerie y effectue des contrôles,
 on y rencontre moins de décourcis cuités... >>

Tiens je n'avais pas pensé à ce sens

J'avais construit décourcis par opposition à raccourcis

Je retiens.
...
Ta suite me plais bien

mais elle ne dit rien du malheur des premiers chrétiens de la Gaule romaine

tant pire ..

A ...

Luc  etc.                       (.. ........)

et croc !
je mache
un coin de ciel bleu
qui passe par la fenètre
de mon bureau.

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6 mars 2001 2 06 /03 /mars /2001 12:00

De : le Zappe
Date :  Mardi 6, Mars 2001  12:00
Objet :  Re : TR:

-
Lebateleur2 a écrit
> Luc Comeau-Montasse             (.. ........)
> Amateur de décourcis
> ...
> on ne rencontre personne
> sur l'autoroute.



Depuis que la gendarmerie y effectue des contrôles,
on y rencontre moins de décourcis cuités...

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6 mars 2001 2 06 /03 /mars /2001 11:42

De :  Lebateleur2
Date :  Mardi 6, Mars 2001  11:42
Objet :  Re: [CirqueZavatars] Re : TR:

-
le Zappe a écrit :
<< Je t'attrape au vol. Tu me prends un peu à froid et j'aurais du mal à
 te fournir une réponse digne d'intérêt, il me semble. J'éprouve les
 pires difficultés à écrire en prose, par exemple, à expliquer. Je
 suis plus instinctif que cérébral. >>


Menteur

à moins que tu veuilles parler de la prose
bien conçue et énoncée clairement

que je déteste cordialement
et qui n'est que dissimulation du réel
de la part de ceux qui ne parviennent pas à le saisir
sous des mots codes-vides, boites-boite
sarcophages de la pensée
(je me répète pour certain mais n'avez vous pas dit
plusieurs fois à la même personne "je t'aime !" ?)

Ce que tu as - fort bien -
("bateleur de quel droit tu juges ?" "tabeleur, tu calcules trop, t'es toi ?")
dit sur le poème et sa sortie de nous
(à moins qu'il vienne encore d'ailleurs)
je le vis de la même manière.

Je n'en rajouterai donc pas

Juste je te remercie d'avoir dit tout cela

Oui, nous sommes au millieu de l'arène,
à condition de ne pas se sauver dans un coin pour se planquer derrière une
palissade,

alors

que les jeux continuent !

Amicalement

Luc Comeau-Montasse             (.. ........)
Amateur de décourcis
...
on ne rencontre personne
sur l'autoroute.

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6 mars 2001 2 06 /03 /mars /2001 11:41

De : le Zappe
Date :  Mardi 6, Mars 2001  11:41
Objet :  Re : TR:

-
Lebateleur2 a écrit
> Au délire olympien qui sévit dans l'arène
> Désaltére ta soif et libère ta peau
> Transmute en belle joie ce que tu vois de peine
> Et d'un nectar divin oublie le gout de l'eau
>
> ... qui reprend la plume ?
>
> (Ma femme serait intéressée,
>  elle vient de lire le début au dessus de mon épaule,
> par un texte, pour ses petits et tendres sixièmes,
> qui évoquerait le sort des premiers chrétiens (maigres)
> dans la Gaule romaine
> (ils lisent actuellement le serment des catacombes)

Essai de suite :

Au délire olympien qui sévit dans l'arène
Désaltére ta soif et libère ta peau
Transmute en belle joie ce que tu vois de peine
Et d'un nectar divin oublie le gout de l'eau

Mais pour y arriver si je dois me vêtir
En matou de gouttière ou en fildefériste
Je préviens le public: ça pourrait mal finir
Pour ceux qui n'auraient pas quitté à temps la piste

(C'est nettement plus plat)

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6 mars 2001 2 06 /03 /mars /2001 11:17

De :  le Zappe
Date :  Mardi 6, Mars 2001  11:17
Objet :  Re : TR:

-
Lebateleur2 a écrit
> Pourrais tu maintenant nous faire
> (je sais que cela ne se demande pas,
> mais je suis parvenu à désapprendre les bonnes manières)
> une explication de texte
>
> ou un petit comme en terre
>
> ou au moins nous dire
> "aqua tue pan ! C " ?
> lorsque l'arène t'es venue au bout de la touche ? (quelle arène ?)
>
> Luc


Luc,
Je t'attrape au vol. Tu me prends un peu à froid et j'aurais du mal à
te fournir une réponse digne d'intérêt, il me semble. J'éprouve les
pires difficultés à écrire en prose, par exemple, à expliquer. Je
suis plus instinctif que cérébral. Je n'ai strictement rien d'un
intellectuel, pour la simple raison que je suis incapable de penser
de façon abstraite (l'influence des langues germaniques?).

Ce qui m'a attiré, d'abord, dans le site, c'est sa dénomination:
CirqueZavatars. C'est déjà tout un programme, l'intitulé propose en
soi un tas de possibilités. Je ne peux pas dire que je suis un grand
amateur de cirque, des chapiteaux, etc. mais, à mes yeux, le cirque,
c'est la vie de tous les jours, c'est toutes les conneries qui
déferlent sur les ondes, les politicards, les personnes publiques,
les marchands de couleuvres, de soupe et autres salades. Au lieu de
m'arracher les cheveux chaque fois que je vois ou entends des trucs
gerbants, je préfère en rire. Zavatars, c'est le mot qui a fait tilt.
Surtout "avatars" plutôt que le grand Achille, d'ailleurs.
 
Tout se transforme. Je suis un fana de Queneau, qui est mon poète
favori depuis plus de 30 ans (avec Cesare Pavese et Tristan
Corbière). J'aime travailler avec un matériel de base limité,
quelques mots, deux ou trois possibilités associatives, un tiroir ou
deux, et je me dis qu'à partir de ces broutilles, il serait
intéressant (pour qui?) d'échafauder un édifice (un édicule) qui
tienne debout sans pour autant utiliser quatre tonnes de ciment, mais
des pierres qui s'imbriquent entre elles avec une certaine précision,
mais sans rechercher à faire passer quelque message, morale,
philosophie ou idée que ce soit. Rien que la matière brute, le mot et
ce qu'il peut suer, suggérer, avec une touche d'absurde...

Souvent, le poème (le texte) se construit de lui-même et m'entraîne
là où, deux lignes avant, je ne savais justement plus où aller. En
fin de compte, l'auteur s'efface, il n'est que l'instrument
correcteur d'un cheminement, pas automatique, mais qui progresse
inexorablement.

Il est bon que, de temps à autre, l'un de mes (rares) lecteurs me
pose des questions embarrassantes (pas gênantes, mais il faut que je
me secoue le fond de la cafetière pour y répondre), parce que ça
m'oblige à vouloir en savoir un peu plus.

Dans tout poète s'agite un démiurge. Faut pas pour autant se prendre
pour Dieu le Père, comme certains auteurs (belges) que je connais. Je
dis (belges) parce que j'ai beaucoup fréquenté certains milieux
littéraires, ce qui m'a valu de sacrées parties de rigolade, et pas
qu'intérieure...

Pendant des années, j'ai écrit en vers libres, mais depuis deux ou
trois ans, je reviens à une forme plus classique d'écriture, qui se
prête plus aux jeux de mots (j'aime les rimes qui surprennent), à
l'humour, à la parodie, etc.

Voilà, tout cela est très décousu. Je ne t'ai pas expliqué où je
voulais en venir avec ce texte. Je tâte aussi de la poésie "semi"-
automatique (une fois la rafale partie, je trie les douilles). Trop
de déchet. Parfois aussi trop virulent.

Je te laisse. Ce qui me plaît, aussi, c'est d'être tombé sur un
interlocuteur aussi redoutable que toi. Ca stimule... Si j'attrape
une méningite, je saurai d'où elle vient.

Clin d'oeil, et à tout à l'heure.

JMF.

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6 mars 2001 2 06 /03 /mars /2001 10:21

De :  Lebateleur2
Date :  Mardi 6, Mars 2001  10:21
Objet :  Re: [CirqueZavatars] TR:

-
le Zappe a écrit :
<< Immortel César >>


En voilà du sonnet trébuchant de label manne hier.

JM nous gâte dans ses moments de liberté.

Pourrais tu maintenant nous faire
(je sais que cela ne se demande pas,
mais je suis parvenu à désapprendre les bonnes manières)
une explication de texte

ou un petit comme en terre

ou au moins nous dire
"aqua tue pan ! C " ?
lorsque l'arène t'es venue au bout de la touche ? (quelle arène ?)

Mère scie d'avence ...

Luc Comeau-Montasse             (.. ........)

Au délire olympien qui sévit dans l'arène
Désaltére ta soif et libère ta peau
Transmute en belle joie ce que tu vois de peine
Et d'un nectar divin oublie le gout de l'eau

... qui reprend la plume ?

(Ma femme serait intéressée,
 elle vient de lire le début au dessus de mon épaule,
par un texte, pour ses petits et tendres sixièmes,
qui évoquerait le sort des premiers chrétiens (maigres)
dans la Gaule romaine
(ils lisent actuellement le serment des catacombes)

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6 mars 2001 2 06 /03 /mars /2001 08:20

De :  le Zappe
Date :  Mardi 6, Mars 2001  8:20
Objet :  TR:


Salut à tous,

Il est vrai que tout le monde ne travaille pas nécessairement chez
soi. Hier, la journée fut rude, le journal bouclé à 23 heures (enfin,
mon boulot). Aujourd'hui, c'est reparti, mais plus relax, vu qu'y a
pas urgence. Marrant, ce turbin. Le samedi et le lundi, intenable, le
reste de la semaine, je peux quasiment coincer la bulle, et sortir,
comme ce matin, des âneries de ce genre :


Immortel César

Imagine : il est none au Grand Cirque de Rome,
La plèbe cognant l'ail se bouscule aux guichets
Pendant qu'ès souterrains les fauves aguichés
Zieutent dans les chrétiens lequel sera leur homme.

Certains meurent vite; ceux qui se battent, leur
Compte est tout aussi bon. La foule s'époumone,
Vocifère et jouit; l'empereur biberonne
Et d'autres turbinent : pickpockets et voleurs.

D'étrangers envoyés, invités à la fête,
Félicitent César : "Vos si féroces bêtes
Ont le poil qui reluit d'avoir si bien mangé !

Pour vous offrir ceci, nous avons fait cagnotte :
Un sablier en or, et pas de la gnognotte :
Le sable est si sanglant que le temps s'est figé !"

Bon, je reviens dans peu de temps...

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