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18 janvier 2002 5 18 /01 /janvier /2002 21:25

2094

- - -

 

De : Epicurienne

Date :  Vendredi 18, Janvier 2002  20:25

Objet :  Re: [CirqueZavatars] Extrait de 'Paysage humain de mon pays

 

Dans un e-mail daté du 18/01/2002 11:23:05 Paris, Madrid, dogu a

écrit :

 

> ... Debout sur les escaliers,

> un homme pense à un tas de choses.

> Maigre,

> poltron,

> grêlé,

> et un long nez pointu.

> Maître Galip est célèbre pour les drôles de choses

> auxquelles il pense :

> "Si je pouvais chaque jour manger des gaufrettes !"

> se disait-il à cinq ans.

> "Si j'allais à l'école..." se disait-il à dix ans.

> "Si je pouvais sortir avant la prière du soir

> de la boutique de couturier de mon paternel !"

> se disait-il à onze ans.

> "Si j'avais des souliers jaunes,

> si les filles me regardaient !"

> se disait-il à quinze ans.

> "Pourquoi mon père a-t-il fermé la boutique ?

> L'usine, c'est bien différent de la boutique..."

>

>

 

 

l'envie de détourner tout ça est venu soudainement, je n'y ai pas résisté,

.....

... à genoux dans les escaliers,

un homme pense à un tas de choses.

Frustré,

couillon,

rebelle,

et une longue queue dodue.

Maître Labite est célèbre pour les drôles de choses

auxquelles il pense :

"Si je pouvais chaque jour manger des biquettes !"

se disait-il à cinq ans.

"Si j'avais la gaule..." se disait-il à dix ans.

"Si je pouvais sortir avec marie pierre le soir

dans la boutique de couturier de mon paternel !"

se disait-il à onze ans.

"Si j'avais des durex jaunes,

si les filles me caressaient !"

se disait-il à quinze ans.

"Pourquoi mon père a-t-il fermé sa boutique ?

L'usine, c'est moins chaud pour emballer Monique

 

 

Audrey

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18 janvier 2002 5 18 /01 /janvier /2002 17:23

 

 

De : Epicurienne

Date :  Vendredi 18, Janvier 2002  16:23

Objet :  Re: [CirqueZavatars] Pret-a-Desdi

 

Dans un e-mail daté du 18/01/2002 11:24:18 Paris, Madrid,

claire a écrit :

 

> Le Desdichado me démange toujours... Le revoici sous forme de prêt-à-rimer !

> Les rimes sont celles du Cygne de Mallarmé.

>

> A+

> Claire

>

> ----------------------------------------------------------------

> Le Desdicygne

>

 

j'ai encore revu Anatole aujourd'hui

il était dans un bar complètement ivre,

dehors les voitures étaient pleines de givre.

Dans ses yeux on voyait que le bonheur a fui !

 

je suis restée un très long moment près de lui

il me disait que ma présence le délivre

que sans moi à présent il ne peut plus vivre

que ces journées sont faites d'alcool et d'ennui !

 

il perd la tête et sombre dans l'agonie,

tout ça est de sa faute mais il le nie,

il m'a quitté, je n'en veux plus, il a compris.

 

de promesses et tendresse il m'assigne,

à l'aimer a nouveau, oublier ce mépris

il attend de moi juste un mot, un signe.

 

Audrey

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18 janvier 2002 5 18 /01 /janvier /2002 15:54

2092

- - -

 

De :  Rolland

Date :  Vendredi 18, Janvier 2002  14:54

Objet :  Rondo cubico-surealo-picasso-fumiste ... :-)

 

 

Rondo cubico-surealo-picasso-fumiste

 

Aux latrines du musée Picasso

Ulysse cherchait de beaux lavabos.

Par d'érudites investigations

Il les trouva accrochés au plafond.

Mettant la main vers son petit oiseau

Il trouva rien si ce n'est un pied-bot

Quand . . . la peine sous son front mi-rabot

mi-copeau coula sans bonne raison

Aux latrines du musée Picasso

 

Il etait jaune et giclait vers le haut

Ce jet peiné qui soulagant ses maux

Forma un petit oiseau - un pinson -

Qui cuicuitait le bonheur en chanson :

"Heureux qui comme Ulysse a fait un saut

aux latrines du musee Picasso".

 

Copyright © 2002 - Rolland Pauzin. 17-1-2002 - Rondeau

 

Amities,

Rolland

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18 janvier 2002 5 18 /01 /janvier /2002 15:47

2091

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De : Luc_rose

Date :  Vendredi 18, Janvier 2002  14:47

Objet :  L'Obélisque

 

L'OBÉLISQUE

 

Le dragon hurla,

Enfourchant son tuba.

Puis vira de bord,

Tous ses chiens dehors.

 

De sa lance d'émeraude,

Il lacéra le flanc,

D'une orque en maraude,

Armée jusqu'aux dents.

 

Soudain, du fond des abysses,

Surgit une obélisque.

Fière, droite et lisse,

Mais prête à tous les risques.

 

Alors, le dragon fit face,

Lissant sa chevelure d'argent.

Épiant l'orque qui passe,

Son flanc couvert de sang.

 

L'obélisque attaqua,

Jetant ses mantras.

Le dragon para

D'un coup de crachat.

 

Longtemps, ils se battirent.

Puis, l'obélisque le défonça de sa ire.

Laissant le dragon peu fier,

De mourir avant la pierre.

 

L'obélisque ricana,

Enfourchant le tuba.

Puis vira de bord,

Tous ses chiens dehors.

 

Rose, Luc 10/01/2002

Copyright © 2002 L. Rose Tous droits réservés

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18 janvier 2002 5 18 /01 /janvier /2002 15:30

2090

- - -

 

De : Luc_rose

Date :  Vendredi 18, Janvier 2002  14:30

Objet :  Sieur Will Chode (Limerick)

 

Le sieur Will Chode était une huile

Chef au caractère volatile

Comme Olive il préférait

Il demanda au frère

Es-que Will à l'Olive ?- elle l'est ! Chode

 

Rose, Luc 17/01/2002

Copyright © 2002 L. Rose Tous droits réservés

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18 janvier 2002 5 18 /01 /janvier /2002 12:45

2089

- - -

 

De : Epicurienne

Date :  Vendredi 18, Janvier 2002  11:45

Objet :  Poème

 

Cela faisait longtemps que je n'avais plus écrit de poème, en voilà un...

 

Ses lèvres exquises et brûlantes

juste posées délicatement

sur sa virilité troublante

pour s'oublier un instant

 

La douceur de sa peau innocente

sous l'ivresse et l'embrasement

est soumise et insouciante

pour renaître un moment

 

chacun de leurs gestes interdits

attise l'ultime caprice

de goûter au plaisir inouï

de ces deux corps complices

 

D'un geste de pure tendresse

elle suce, tête et aspire

elle goûte avec tant d'ivresse

se nourrit de ses soupirs.

 

 

Audrey

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18 janvier 2002 5 18 /01 /janvier /2002 10:32

2088

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De : dogu

Date :  Vendredi 18, Janvier 2002  9:32

Objet :  Extrait de 'Paysage humain de mon pays

 

 

... Debout sur les escaliers,

un homme pense à un tas de choses.

Maigre,

poltron,

grêlé,

et un long nez pointu.

Maître Galip est célèbre pour les drôles de choses

auxquelles il pense :

"Si je pouvais chaque jour manger des gaufrettes !"

se disait-il à cinq ans.

"Si j'allais à l'école..." se disait-il à dix ans.

"Si je pouvais sortir avant la prière du soir

de la boutique de couturier de mon paternel !"

se disait-il à onze ans.

"Si j'avais des souliers jaunes,

si les filles me regardaient !"

se disait-il à quinze ans.

"Pourquoi mon père a-t-il fermé la boutique ?

L'usine, c'est bien différent de la boutique..."

 

NAZIM HIKMET

 

 

se disait-il à seize ans.

"Est-ce qu'ils vont augmenter ma paie ?"

se disait-il à vingt ans.

"Mon père est mort à cinquante ans.

est-ce que je vais mourir si tôt, moi aussi ?"

se disait-il quand il avait vingt et un ans.

"Et si je n'ai pas de travail..."

pensa-t-il à vingt-deux ans.

"Et si je n'ai pas de travail..."

pensa-t-il à vingt-trois ans.

"Et si je n'avais pas de travail..."

pensa-t-il à vingt-quatre ans.

Et souvent chômeur,

jusqu'à l'âge de cinquante ans,

il se dit : "Et si je ne trouve pas de travail..."

A cinquante et un ans, il se dit : "J'ai vieilli,

j'ai vécu un de plus que mon père..."

Et maintenant, il a cinquante-deux ans.

Il est chômeur,

Et en ce moment, debout sur les escaliers,

il s'est laissé prendre par la plus bizarre des idées :

"A quel âge vais-je mourir ?

Est-ce que j'aurai une couverture sur moi, quand je mourrai ?"

se dit-il.

Son nez est long, pointu, son visage grêlé.

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18 janvier 2002 5 18 /01 /janvier /2002 10:30

2087

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De : La Grive

Date :  Vendredi 18, Janvier 2002  9:30

Objet :  Pret-a-Desdi

 

Le Desdichado me démange toujours... Le revoici sous forme de prêt-à-rimer !

Les rimes sont celles du Cygne de Mallarmé.

 

A+

Claire

 

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Le Desdicygne

 

Moi, veuf, inconsolé, ténébreux aujourd'hui

Sans ma tour abolie, prince d'Aquitaine ivre,

Je pleure l'astre mort au luth taché de givre.

Mélancolie, soleil noir, mon bonheur a fui !

 

Dans la nuit du tombeau, par toi l'espoir a lui :

Rends-moi mer d'Italie, Pausilippe, et délivre

mon coeur si désolé, par la fleur qui fait vivre :

Que le pampre et la rose égayent mon ennui !

 

Lusignan ou Biron, Phébus à l'agonie,

Amour, baiser royal qu'un front rougi ne nie,

En ta grotte, sirène, à rêver tu me pris.

 

Deux fois sur l'Achéron la victoire on m'assigne,

Où la lyre d'Orphée module sans mépris

Soupirs de sainte, ou cris de fée, ou chant du Cygne.

 

Gérane de Nervarmé

 

----------------------------------

Les originaux

 

"Le vierge, le vivace..."

 

Le vierge, le vivace et le bel aujourd'hui

Va-t-il nous déchirer avec un coup d'aile ivre

Ce lac dur oublié que hante sous le givre

Le transparent glacier des vols qui n'ont pas fui!

 

Un cygne d'autrefois se souvient que c'est lui

Magnifique mais qui sans espoir se délivre

Pour n'avoir pas chanté la région où vivre

Quand du stérile hiver a resplendi l'ennui.

 

Tout son col secouera cette blanche agonie

Par l'espace infligée à l'oiseau qui le nie,

Mais non l'horreur du sol où le plumage est pris.

 

Fantôme qu'à ce lieu son pur éclat assigne,

Il s'immobilise au songe froid de mépris

Que vêt parmi l'exil inutile le Cygne.

 

Stéphane Mallarmé

-----------------------------

 

EL DESDICHADO

 

Je suis le Ténébreux, - le Veuf, - l'Inconsolé,

Le Prince d'Aquitaine à la Tour abolie :

Ma seule Etoile est morte, - et mon luth constellé

Porte le Soleil noir de la Mélancolie.

 

Dans la nuit du Tombeau, Toi qui m'as consolé,

Rends-moi le Pausilippe et la mer d'Italie,

La fleur qui plaisait tant à mon coeur désolé,

Et la treille où le Pampre à la Rose s'allie.

 

Suis-je Amour ou Phébus ?... Lusignan ou Biron ?

Mon front est rouge encor du baiser de la Reine ;

J'ai rêvé dans la Grotte où nage la sirène...

 

Et j'ai deux fois vainqueur traversé l'Achéron :

Modulant tour à tour sur la lyre d'Orphée

Les soupirs de la Sainte et les cris de la Fée.

 

Gérard de Nerval

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18 janvier 2002 5 18 /01 /janvier /2002 03:02

2085

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De :  zano.de.aveze

Date :  Vendredi 18, Janvier 2002  2:02

Objet :  logo-lettre à ma bien chère Suze Ann de Malibu

 

Zano de Avèze

 

à

 

Mademoiselle Suze Ann de Malibu

 

 

Ma bien chère Suze Ann,

 

Me voilà prisonnier de votre silence ! Depuis plusieurs semaines,

incognito, j'arpente tel un géomètre cette immense pénéplaine, et je désespère

d'y apercevoir un jour ne serait-ce que l'ombre de votre jupon !

 

L'agitation qui a secoué les contrées où je vous ai cherchée -en vain !-

semble avoir dispersé, hélas, les maigres espoirs de vous retrouver.

Ah ! ma douce et tendre Suze, comme j'aimerais voir fructifier l'amour

inconditionnel que je vous porte !

 

Je croyais pouvoir rameuter les Gaillards, comme je l'avais fait dans les

marais de Grand Bouillasse, ou encore pendant la Campagne des Dardanouilles,

mais il paraît que neuf d'entre eux n'en sont jamais revenus.

Pendant un temps, j'avais cru avoir perdu aussi ce gaillard de Kronemb le

Blond, mais sa bonne fortune légendaire l'a protégé. En revanche il m'a

confirmé la perte de Brahim de Boulaouane, il est catégorique ! Un hasard

malencontreux avait précipité le pauvre Brahim sur la route d'un bataillon de

Kwaks. Il en avait occis des dizaines avant de succomber à son tour. Je ne

crois pas, ma belle Suze, que vous l'ayez su, car cet événement est postérieur

à notre dernière rencontre.

 

Notre dernière rencontre ! ... vous en souvient-il, ma tendre

aimée ? C'était sur la route de Saint-Galmier, à deux pas du château d'Yorre.

Mais c'est déjà si loin... et penser à ces moments m'émeut... ah

la vache ! Mes yeux s'embuent, mes mains tremblent, je n'ai plus de salive !

Vous me manquez, ma Suze ! Et quand bien même devrai-je y passer le reste de ma vie, je ne cesserai ma quête. Et je vous retrouverai !

 

Croyez en la force de mon amour. Vous êtes ma destinée.

Je vous aime !

 

Votre devoué Zano

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18 janvier 2002 5 18 /01 /janvier /2002 02:25

2084

- - -

 

De : dogu

Date :  Vendredi 18, Janvier 2002  1:25

Objet :  J'écoute Istanbul, les yeux fermés.

 

Istanbul'u Dinliyorum

Istanbul'u dinliyorum, gözlerim kapalý

Önce hafiften bir rüzgar esiyor;

Yavaþ yavaþ sallaniyor

Yapraklar, aðaçlarda;

Uzaklarda, çok uzaklarda,

Sucularin hic durmayan cingiraklari

Istanbul'u dinliyorum, gozlerim kapali.

Istanbul'u dinliyorum, gozlerim kapali;

Kuslar geciyor, derken;

Yukseklerden, suru suru, ciglik ciglik.

Aglar cekiliyor dalyanlarda;

Bir kadinin suya degiyor ayaklari;

Istanbul'u dinliyorum, gozlerim kapali.

Istanbul'u dinliyorum, gozlerim kapali;

Serin serin Kapalicarsi

Civil civil Mahmutpasa

Guvercin dolu avlular

Cekic sesleri geliyor doklardan

Guzelim bahar ruzgarinda ter kokulari;

Istanbul'u dinliyorum, gozlerim kapali.

Istanbul'u dinliyorum, gozlerim kapali;

Basimda eski alemlerin sarhoslugu

Los kayikhaneleriyle bir yali;

Dinmis lodoslarin ugultusu icinde

Istanbul'u dinliyorum, gozlerim kapali.

Istanbul'u dinliyorum, gozlerim kapali;

Bir yosma geciyor kaldirimdan;

Kufurler, sarkilar, turkuler, laf atmalar.

Birsey dusuyor elinden yere;

Bir gul olmali;

Istanbul'u dinliyorum, gozlerim kapali.

Istanbul'u dinliyorum, gozlerim kapali;

Bir kus cirpiniyor eteklerinde;

Alnin sicak mi, degil mi, biliyorum;

Dudaklarin islak mi, degil mi, biliyorum;

Beyaz bir ay doguyor fistiklarin arkasindan

Kalbinin vurusundan anliyorum;

Istanbul'u dinliyorum.

 

Orhan Veli Kanik

 

J'écoute Istanbul

 

 

J'écoute Istanbul

J'écoute Istanbul, les yeux fermés

D'abord une brise légère doucement;

Tout doucement se balancent

Les feuilles sur les arbres dans le lointain,

Tout au loin

Les cloches obstinées des porteurs d'eau

J'écoute Istanbul, les yeux fermés

J'écoute Istanbul, les yeux fermés

Tandis que passent les oiseaux

Tout là-haut, par longues bandes criardes

Dans les pêcheries on tire les filets

Les pieds d'une femme baignent dans l'eau

J'écoute Istanbul, les yeux fermés

J'écoute Istanbul, les yeux fermés

Les voûtes du bazar sont fraîches, si fraîches

Mahmut Pacha est tout grouillant de monde

Les cours sont pleines de pigeons.

Des bruits de marteaux montent des docks

Dans le vent doux du printemps flottent des odeurs de sueur

J'écoute Istanbul, les yeux fermés

J'écoute Istanbul, les yeux fermés

Une yali aux sombres embarcadères

Dans sa tête, l'ivresse des plaisirs d'autrefois

Dans les ronflements des vents du sud apaisés

J'écoute Istanbul, les yeux fermés

J'écoute Istanbul, les yeux fermés

Une beauté marche sur le trottoir

Quolibets, chansons, ballades, moqueries

Quelque chose tombe de sa main

Ce doit être une rose

J'écoute Istanbul, les yeux fermés.

J'écoute Istanbul, les yeux fermés

Un oiseau bat des ailes autour de ta robe

Je sais si ton front est tiède ou frais

Si tes lèvres sont humides ou sèches, je sais

Une lune blanche se lève derrière les pins

Je perçois tout du battement de ton cœur

J'écoute Istanbul.

 

Orhan Veli Kanik

 

et si vous voulez entendre des chanson turc, visitez les adresses

suivantes:

http://www.geocities.com/Paris/Louvre/8841/musique.htm

 

http://www.geocities.com/Paris/Louvre/8841/

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