28 mars 2001
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15:26
De : Georges Lemaire
Date : Mercredi 28, Mars 2001 16:26
Objet : Re: [CirqueZavatars] épidémie, épisothie....
>From: Gé
>Reply-To: CirqueZavatars@egroups.fr
>To: "CirqueZavatars" <CirqueZavatars@egroups.fr>
>Subject: [CirqueZavatars] épidémie, épisothie....
>Date: Thu, 29 Mar 2001 22:57:45 +0200
>
>A toi qui a associé ton nom de masque au mensonge, Le Bath Leurre,
Mensonge, comme tu y vas
CirqueZavatars n'est-il pas
Le refuge de ces pseudos
Qui nous permettent de changer de peau ?
Après tout, tu le dis bien
Tu sais qui tu es et d'où tu viens,
Alors pourquoi tant chercher
A toute force de démasquer ?
28 mars 2001
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15:19
De : Gé
Date : Mercredi 28, Mars 2001 16:19
Objet : RE: [CirqueZavatars] Re : épidémie, épisothie....
C'est p'tête bien pour ça qui fallait rebondir ailleurs....
Mais je polémique encore au lieu de faire des traingles et des carrés.
Gé
28 mars 2001
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14:34
De : JMF
Date : Mercredi 28, Mars 2001 15:40
Objet : Re : épidémie, épisothie....
A part ça, je viens d'aller faire un tour sur le site APLIQUO. C'est fou ce qu'on se dépense, sur ce site... Le dernière mise à jour remonte à... 11 mois.
La poésie, dans certains coins, ça risque pas de provoquer des infarctus...
A tout à l'heure.
JMF.
Published by Ze Bath Leurre
-
dans
Le Cirque Zavatars - tel quel
28 mars 2001
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06:26
De : JMF
Date : Mercredi 28, Mars 2001 7:26
Objet : Re : épidémie, épisothie....
Aux survivants...
Personnellement, ça ne me dérange aucunement de m'adresser à des personnes dont je ne sais si elles sont une(s) ou multiple(s). Je m'aperçois qu'il va falloir singulièrement adapter l'orthographe pour les clones et autres zavatars engendrés par l'anonymat relatif du net.
La seule chose qui me dérange, c'est d'être assis devant mon micro-ondes et de voir que deux "correspondants" s'envoient des vannes auxquelles je ne comprends pas lerche et de me demander en même temps si les "correspondants" qui s'engueulent ne sont pas une seule en même personne, en fait. J'ai déjà donné, sur ce plan.
La chose qui me console, c'est que derrière tout message, il y a effectivement quelqu'un, une espèce de Lon Chaney multiforme, mais quelqu'un. Je n'ai encore jamais rencontré de messages qui s'envoyaient d'eux-mêmes. Du moins jusqu'à cette heure.
Bon, vlà le facteur, maintenant. Je reprendrai ça plus tard...
JMF, personnage de chair et d'os (j'amène mes clones la prochaine fois?)
27 mars 2001
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19:57
De : Gé
Date : Jeudi 29, Mars 2001 20:57
Objet : épidémie, épisothie....
A toi qui a associé ton nom de masque au mensonge, Le Bath Leurre, comment veux-tu que ton message soit-disant mal dirigé, apparaisse comme un élan de vérité?
Arnaud, se plaindrait de la confusion d'avec toi; certains, à certains (tiens tiens) moments ont pensé que ce pouvait être aussi moi, Ze Bath. Cela ne m'a jamais dérangé: je sais qui je suis.
Arnaud, grand habitué aussi de listes communes ne sauraient pas non plus comment se désabonner seul (à publier en texte brut: combien de fois répété sur listecolefr), le rappel insistant apparaissant au bas de chaque message que nous envoyons sur la liste Zava, Arnaud obligé de te demander à toi de le désabonner, autant de petits détails signifiants...., mais reviendrai-je sur le contenu d'un précédent message concernant le rapport entre le signifiant et le signifié. Trop proche peut-être de la psycancan-analyse. Tous les subterfuges sont possibles et lorsque les mots ont perdu ce rapport au charnel qui peut relier les êtres en communication, que reste-t-il, des pots vides, non plutôt des peaux vides et alors tout le monde se barre car il n'est plus possible de partager les mots avec leurs sens, même si les sens peuvent être multiples, car chacun reconnait le territoire de l'autre, alors que là ce territoire est vide de vivant.
Ze Bath n'a pas d'existance charnelle, chacun en est convaincu, or il me semble que dans tout désir de connaissance de l'autre, de reconnaissance, de partage, il y a cette nécessité de présence matérielle. De quoi meurt le super ordi du vaisseau de 2001 (je ne me souviens plus de son nom) si ce n'est de cette matérialité qu'il ne peut atteindre, jaloux de celle des autres membres de l'équipage (je cite de mémoire car cela fait longtemps que j'ai lu ce bouquin, vu ce film et peut-être...)? Et pourtant nous ne sommes que virtuels sur ces listes, mais certains ont encore du sens, tandis que d'autres plus....
Dommage....
Alors s'en vont Luc, Wihlelhmine, Guy, Arnaud, Hépha bientôt, même si d'autres semblent arriver.... mais nous savons que quelques restent puisqu'ils ne partent pas en réalité... témoins curieux de ce qui peut se dire sur eux....
Gé
27 mars 2001
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19:32
De : Ze Bath Leurre
Date : Mardi 27, Mars 2001 20:32
Objet : Re: [CirqueZavatars] au Nord y avait les corons
JMF a écrit :
<< j'en ai un beau à pas 100 mètres de chez
moi, de terril, le terril de La Violette >>
Ici c'est pas des terrils ; j'ai juste un petit square au bout de la rue...
Je connais près d'ici un joli petit parc.
Il suffit d'un instant pour en faire le tour ;
Moi, j'y flâne pourtant des heures, chaque jour.
On peut y voir, de marbre, un Cupidon à l'arc
Prêt à vous décocher une flêche d'amour ;
La passante pressée jamais ne le remarque.
S'il te plaît, je t'en prie, suspend son fil, ma Parque !
Tu dénoueras le mien avant l'heure, en retour.
Alors, aux pieds d'Eros, où tout ce qui fleurit
N'a de secret pour moi, recouvrant mes esprits
Parmi toutes ces plantes aux parfums trop secs,
Dont je sais, sans faillir, les noms latins par coeur,
Je cueillerai la plus capiteuse des fleurs :
Celle qui a pour moi le plus beau des noms grecs.
( Ze Bath Leurre - zavatarchive 204 - 27 mars 2001 )
Le Bath Leurre
> " j'aime... bien les rhododendrons "
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17:06
De : JMF
Date : Mardi 27, Mars 2001 18:06
Objet : Re : détournement de poème
--- Dans CirqueZavatars, Ze Bath Leurre a écrit
> Bignole, allons ! Vois la cirrhose
> Qui ce matin te décompose.
> Le rhum t'empourpre et t'ensommeille
> Au point que tu restes vautrée.
> Tu plies, tu t'enrobes, poudrée
> Au fond d'teint olivâtre ou vermeil.
>
> Le Bath Leurre
> >Ronsard, si tu nous vois...
--------------------
' m'f'rez quat'jour'rompez et qu'ça saute!!!
En parlant de bibine...
FECAMP
Il y a de la brume sur le vieux port
où d'immenses carcasses rouillées de cargos
achèvent de se déglinguer
au beau milieu de mon cafard
c'est comme qui dirait le matin
il doit y avoir un chat
en train de miauler dans chaque poubelle
et probablement aussi
quelques vieilles putes blafardes
en carafe dans le coeur
de chacun de ces matelots rencontrés
titubant d'enfer en purgatoire
et de bar en bordel
l'estomac plus noué qu'un paquet de bitords
et les yeux rougeâtres plissés
pour mieux maudire sans doute
les rires stridents des mouettes
et les aboiements des sirènes
il y a de la brume sur le vieux port
les derniers godets de bière éventée
n'ont pas l'air de vouloir passer
c'est bien pire encor que toute cette mer à boire
aujourd'hui il n'y a même pas besoin
d'un petit coup de calva ou de gnôle
pour affronter la froidure des quais
la chaleur humaine s'en va haletant
au gré des haleines rauques
je me sens vieux comme un trois-mâts
qu'on n'aurait plus briqué depuis deux hivers
et j'ai dans la bouche
des relents fades de baisers sans passion
où réprobateurs nagent les yeux
d'un bouillon de moules
-----------------------
27 mars 2001
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16:33
De : Ze Bath Leurre
Date : Mardi 27, Mars 2001 17:33
Objet : détournement de poème
Bignole, allons ! Vois la cirrhose
Qui ce matin te décompose.
Le rhum t'empourpre et t'ensommeille
Au point que tu restes vautrée.
Tu plies, tu t'enrobes, poudrée
Au fond d'teint olivâtre ou vermeil.
Ze Bath Leurre
> Ronsard, si tu nous vois...
27 mars 2001
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14:40
De : JMF
Date : Mardi 27, Mars 2001 15:40
Objet : Re : le 200ème
--- Dans CirqueZavatars, Ze Bath Leurre a écrit
> pour fêter le 200 ère message du Cirque, (toutes les occasions sont bonnes !)
> je vous livre ce petit bout-rimé "homophonique"
>
> Pauvre hère
>
> Le mineur retraité,
> Atteint par la silice,
> N'accepte de porter
> Ni haire ni cilice.
>
> Le Bath Leurre
> >par procuration
------------
Hello, du bateleur,
Tu en racontes une pareille à mes anciens voisins les mineurs de Marcinelle et je crois que les 263 fantômes du Bois du Cazier viennent te hanter pendant six mois... Cela dit, j'ai bien failli noircir la 200e moi-même, mais comme je n'avais pas grand-chose à dire à ce moment précis, j'ai préféré la laisser à quelqu'un qui avait plus d'imagination.
Un texte sur les terrils (j'en ai un beau à pas 100 mètres de chez moi, de terril, le terril de La Violette, qui donne d'ailleurs le nom au quartier où je zone).
Allez, c'est parti:
CORON
Cheminée, ô filet qui monte vertical,
ne me suggère pas de spinalienne image,
pas plus que l'horizon qu'écartèle l'orage
ni du rang des corons l'alignement bancal.
On ne vit pas céans tel l'ide en son bocal;
tout y est sale et noir même sans charbonnages
et les mineurs sont morts longtemps avant leur âge
pour relancer encor le combat syndical.
Beauté morte à trente ans des femmes étrangères.
Tous ceux venus du sud ici perdent le nord,
les hommes en pointant, les femmes parlant fort.
Ici, camarade, la loi, c'est les mégères,
et pour leur tribunal, c’est chez Maria « Blé d'Or »,
la seule épicerie où crédit n'est pas mort.
- - -
La Violette
Me reviennent les regards pisseux
des marchands de fer et de charbon
et l'insulte bien claire de l'aïeul encor jeune
leur refusant de très haut le passage
Tout homme de la classe ouvrière
devrait garder à tout moment son fusil
fin prêt à cracher à mort la chevrotine
dans les panses faisandées du capital
Pendant ce temps "gare devant" vocifère
le vent d'ouest en remontant en colère
la rampe du vieux terril de La Violette
Et comme bestialement happés par le vide
les visages aux ivoires furtifs des hiercheuses
vacillent un instant puis s'effacent
- - -
Terril
L'oreille posée sur le rail rouillé
je les entendais parler à voix rauque
les lumières de la nuit crépitaient
sous l'orage venu du septentrion
D'un geste sans cesse répété
l'un des deux hommes tirait de son ventre
des poignées et des poignées d'étoupe
qu'il laissait choir aux pieds de l'autre
La molette du charbonnage tournait
le vent secouait les vitres et les ardoises
et les rompait comme du vieux pain
Bras ballants démarche élastique
les deux hommes ont traversé le terril
comme s'il n'avait jamais existé
-----------
Allez, à plus tard, je vais encore en casser une tranche (de boulot).
JMF.
27 mars 2001
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De : Ze Bath Leurre
Date : Mardi 27, Mars 2001 15:14
Objet : le 200ème
pour fêter le 200 ère message du Cirque, (toutes les occasions sont bonnes !) je vous livre ce petit bout-rimé "homophonique"
Pauvre hère
Le mineur retraité,
Atteint par la silice,
N'accepte de porter
Ni haire ni cilice.
Ze Bath Leurre
> par procuration