18 août 2002
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Date : Sun, 18 Aug 2002 08:12:37 EDT
De : ZeBathLeurre
Objet : L'hymne au yahourt
l'original
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L'HYMNE A L'AMOUR
( Edith Piaf )
Le ciel bleu sur nous peut s'effondrer
Et la terre peut bien s'écrouler
Peu m'importe si tu m'aimes
Je me fous du monde entier
Tant qu' l'amour inond'ra mes matins
Tout mon corps frémira sous tes mains
Peu m'importe les problèmes
Mon amour c'est toi que j'aime
J'irais jusqu'au bout du monde
Je me ferais teindre en blonde
Si tu me le demandais
J'irais décrocher la lune
J'irais voler la fortune
Si tu me le demandais
je renierais ma patrie
Je renierais mes amis
Si tu me le demandais
On peut bien rire de moi
Je ferais n'importe quoi
Si tu me le demandais
Si un jour la vie t'arrache à moi
Si tu meurs que tu sois loin de moi
Peu m'importe si tu m'aimes
Car moi je mourrais aussi
Nous aurons pour nous l'éternité
Dans le bleu de toute l'immensité
Dans le ciel plus de problèmes
Mon amour crois-tu qu'on s'aime
Dieu réunit ceux qui s'aiment
le détournement
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L'HYMNE AU YAHOURT
Moi le bleu d'Auvergne trop salé
L' camembert quand il est bien trop fait
ça m'emporte, quel problème !
Le papilles, et mon dentier
Pour l' ravoir, j'y vais à coup d' burin
A chaqu' fois ça me détruit les mains
Qu'on m'apporte ce que j'aime :
Mon yahourt mais pas de crème
Moi l'odeur nauséabonde
D'un vieux Lille à la bièr' blonde
ça me sort par les trous d' nez
Et quand il me reste un' thune
Je prends plutôt deux fois qu'une
Un yahourt avec du lait
Je préfère au quart de Brie
Et au fromag' de brebis
Un bon yahourt au lait frais
Même avec des cerneaux d' noix
Le fromag' je n'en veux pas
Y a que le yahourt qui m' plait
Mon yahourt je m'en lèche les doigts
Mêm' le beurr' ça m' donne des cris's de foie
Mon aorte pas d'problème
Le choléstérol m'a fui
Même à la fin d'un bon déjeuner
le fromag' maint'nant c'est terminé
Je n'ai plus aucun problème
mon yahourt y a qu'ça que j'aime
Et je vous laisse la crême !
+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.
Ze Bath Leurre
> qui pédale dedans !
16 août 2002
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Demain j'irai revoir la mer,
Tout seul, une dernière fois ;
Je laisserai entre mes doigts
Couler ce sable fin qu'hier,
L'esprit serein, l'âme légère,
Je foulais, heureux, avec toi ;
Demain j'irai revoir la mer,
Tout seul, une dernière fois.
Le vent qui souffle de la terre
Eteint ce feu qui est en moi ;
Je m'interroge -- ô désarroi ! --
L'amour serait-il éphémère ?
Demain j'irai revoir la mer...
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Ze Bath Leurre - zavatarchive 4986 - 16 août 2002
16 août 2002
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Date : Fri, 16 Aug 2002 10:39
De : Ze Bath Leurre
Objet : L'équilibriste
L'EQUILIBRISTE
Il s'avança seul sur la Piste,
Leva son bras pour saluer ;
Monsieur Loyal, pour l'annoncer,
Cria : Voici l'équilibriste !
Sur un ballon posé à terre,
Il disposa en porte-à-faux,
Une planchette et, sans un mot,
A chaque bout y mit un verre ;
Sur un second morceau de bois
Calé sur cet ensemble instable,
Il empila chaises et tables
Et un tabouret de guingois ;
Il ajouta sur l'assemblage
Un cube avec une autre planche,
Et fit, d'un puissant coup de hanches,
Le poirier sur l'échafaudage ;
Il y resta quelques secondes,
Puis il ôta tous les objets
Un par un, d'un coup de poignet,
Sous les bravos de tout le monde ;
Il inclina sa tête nue
Comme le font tous les artistes ;
En pas chassés quitta la Piste...
Et nul ne l’a jamais revu !
Ze Bath Leurre
> en équilibre !
14 août 2002
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Ce soir il est déjà trop tard
c'est sûr tu ne reviendras plus
Je me sens seul triste inconnu
le silence de moi s'empare
J'entends ton rire quelque part
En moi-même qui ne ris plus
Ce soir il est déjà trop tard
C'est sûr tu ne reviendras plus
Je voudrais bâtir un rempart
Entre mon âme mise à nue
Et ceux qui ne comprennent plus
Ce que signifie ton départ
Ce soir il est déjà trop tard
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Ze Bath Leurre - zavatarchive 4974 - 14 août 2002
12 août 2002
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Date : Mon, 12 Aug 2002 18:32
De : Ze Bath Leurre
Objet : prêt-à-rimer - BAUDELAIRE
L'original
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CHANT D'AUTOMNE ( Ch. Baudelaire)
Bientôt nous plongerons dans les froides ténèbres ;
Adieu, vive clarté de nos étés trop courts !
J'entends déjà tomber avec des chocs funèbres
Le bois retentissant sur le pavé des cours.
Tout l'hiver va rentrer dans mon être : colère,
Haine, frissons, horreur, labeur dur et forcé,
Et, comme le soleil dans son enfer polaire,
Mon coeur ne sera plus qu'un bloc rouge et glacé.
J'écoute en frémissant chaque bûche qui tombe ;
L'échafaud qu'on bâtit n'a pas d'écho plus sourd.
Mon esprit est pareil à la tour qui succombe
Sous les coups du bélier infatigable et lourd.
Il me semble, bercé par ce choc monotone
Qu'on cloue en grande hâte un cercueil quelque part.
Pour qui ? -- C'était hier l'été ; voici l'automne !
Ce bruit mystérieux sonne comme un départ.
Le détournement
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SANS SONOTONE
Je suis comme un aveugle en plein coeur des ténèbres
Qui aurait comme guide un bâton bien trop court :
Sans appareil je crois qu'une marche funèbre
Est un refrain grivois qu'on chante dans les cours.
Quand ma pile est usée je pousse une colère,
Car je hais d'être ainsi au silence forcé ;
Et je tourne et je grogne comme un ours polaire
Qu'en été l'on voudrait priver d'un bain glacé.
Parfois je le débranche ; évidemment je tombe
Sur un qui dit : " Vraiment, comme un pot il est sourd ! "
Je le lis sur sa bouche et jamais ne succombe
A la tentation de répondre : " Es-tu lourd !!! "
Ah ! sans lui que ma vie serait bien monotone ;
Je n'oserais jamais me rendre quelque part ;
Printemps, été, hiver seraient comme l'automne,
Et jamais ne saurais quand sonne le départ.
+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+
Ze Bath Leurre
> hein ? quoi ? kèk'vous dites ?
9 août 2002
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La mer se charge au loin d'écume
L'air salé brasse des embruns
Et dans les flots de mon chagrin
Mon coeur est plus lourd qu'une enclume
Ma vie aujourd'hui se résume
A cette plage au sable fin
La mer se charge au loin d'écume
L'air salé brasse des embruns
Mes jours lentement se consument
Aux flammes de cet amour vain
Mais je veux bien mourir demain
Si je sais qu'il sera posthume
La mer se charge au loin d'écume
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Ze Bath leurre - Zavatarchive 4940 - 9 août 2002
6 août 2002
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Si vous la croisez dites-lui
Que mes jours sont tristes sans elle
Et que la mer pourtant si belle
Roule en mon coeur des flots d'ennui
Le sommeil a quitté mes nuits
Espoir et désespoir se mêlent
Si vous la croisez dites-lui
Que mes jours sont tristes sans elle
De mon coeur le printemps a fui
Et c'est l'automne qui m'appelle
En guettant un vol d'hirondelle
J'allume un phare dans sa nuit
Si vous la croisez dites lui.
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Ze Bath Leurre - Zavatarchive 4932 - 6 août 2002
1 août 2002
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Date : Thu, 1 Aug 2002 12:19:21 EDT
De : Ze Bath Leurre
Objet : Aznavour détourné
Ah ! oui, c'est qu'Aznavour, vraiment, ça vaut l'détour :
l'original
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LA BOHEME
(Charles Aznavour)
Je vous parle d'un temps
Que les moins de vingt ans
Ne peuvent pas connaître
Montmartre en ce temps-là
Accrochait ces lilas
Jusque sous nos fenêtres
Et si l'humble garni
Qui nous servait de nid
Ne payait pas de mine
C'est là qu'on s'est connu
Moi qui criait famine
Et toi qui posait nue
La bohème, la bohème
Ça voulait dire on est heureux
La bohème, la bohème
Nous ne mangions qu'un jour sur deux
Dans les cafés voisins
Nous étions quelques-uns
Qui attendions la gloire
Et bien que miséreux
Avec le ventre creux
Nous ne cessions d'y croire
Et quand quelque bistrot
Contre un bon repas chaud
Nous prenait une toile
Nous récitions des vers
Groupés autour du poêle
En oubliant l'hiver
La bohème, la bohème
Ça voulait dire tu es jolie
La bohème, la bohème
Et nous avions tous du génie
Souvent il m'arrivait
Devant mon chevalet
De passer des nuits blanches
Retouchant le dessin
De la ligne d'un sein
Du galbe d'une hanche
Et ce n'est qu'au matin
Qu'on s'asseyait enfin
Devant un café-crème
Épuisés mais ravis
Fallait-il que l'on s'aime
Et qu'on aime la vie
La bohème, la bohème
Ça voulait dire on a vingt ans
La bohème, la bohème
Et nous vivions de l'air du temps
Quand au hasard des jours
Je m'en vais faire un tour
A mon ancienne adresse
Je ne reconnais plus
Ni les murs, ni les rues
Qui ont vu ma jeunesse
En haut d'un escalier
Je cherche l'atelier
Dont plus rien ne subsiste
Dans son nouveau décor
Montmartre semble triste
Et les lilas sont morts
La bohème, la bohème
On était jeune, on était fou
La bohème, la bohème
Ça ne veut plus rien dire du tout
le détournement
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LA PROTHESE
( Ch. Naz'avoue )
Quand je parl' ça s'entend
Que j'ai moins de vingt dents
Mais je m'en suis fait r'mettre
Le tartre à ces dents-là
C'est la dune du Pyla
Mais vous devez connaître...
Et si j' suis dégarni,
Limite décati,
Et que je fais gris' mine
C'est pir' quand je suis nu
Mais grâce à la méd'cine
J' peux sortir dans la rue
La prothèse, la prothèse
Je vois pas c' qu'on peut fair' de mieux
La prothèse, la prothèse
Y' m' reste plus qu'à m' refair' les yeux
Quand j' vais chez mon voisin
ç'ui qu'est un peu zinzin
Qui dort dans sa baignoire
Chez lui y a mêm' pas d' pieu
Vraiment c'est pas sérieux
J'ai du mal à le voir
Si j'avais des carreaux
Ce s'rait plus rigolo
ça m'oterait un voile
Et p'têt que sa bergère
Je la verrais à poil
En y voyant plus clair
La prothèse, la prothèse
C'est grâce à ell' que je revis
La prothèse, la prothèse
Et aux docteurs je dis merci
Les boulons, les rivets
Pour moi n'ont plus d' secret
Ni tout ce qui s'enclenche
Quand j' demande au méd'cin
Du silicone aux seins
Du titane à la hanche,
C'est pas pour fair' l' malin
C'est que j'en ai besoin
Avec tous mes problèmes
Et là, c' que j'ai envie
C'est qu'une femme m'aime
Simplement comm' je suis
La prothèse, la prothèse
C'est sûr pour mes quatre-vingts ans
La prothèse, la prothèse
J' vais m' faire installer des implants
Maint'nant à mes vieux jours
Je découvre l'amour
Avec une jeunesse
Et c'est chez mon chiru-
-rgien que l'on s'est connus
Ell' se r'faisait les fesses
Et relooker les pieds
Et ôter du bustier
Quelques poils qui subsistent
Ah ! je l'aime si fort
Pourvu qu' ma pil' résiste
Quelques années encore
La prothèse, la prothèse
Je n'ose plus bouger du tout
La prothèse, la prothèse
J'ai trop peur de perdre un écrou !
Ze Bath Leurre
> en chantant !
+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+
cliquez ici pour un autre détournement d'Aznavour : sur l'air de "Mourir d'aimer", découvrez "Nourrir Mémé"
21 juillet 2002
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02:25
Date : Sun, 21 Jul 2002 03:25
De : Ze Bath Leurre
Objet : Le secret de Polichinelle... en rondel !
L'été, à la mer, je fais des rond dans l'eau... cet été à la Tranche, je fais des rondels...
LE SECRET DE POLICHINELLE
Polichinelle a un secret
Qu'il garde bien jalousement.
ça personne ne le savait
- Il ne l'a dit qu'à ses parents -.
Et c'est tout bas que sa maman,
Le lendemain, le répétait,
Polichinelle a un secret
Qu'il garde bien jalousement.
Chacun, tout en restant muet,
N'avait qu'un seul empressement :
Mettre son voisin au courant
De ce qu'alors nul n'ignorait,
Polichinelle a un secret.
Ze Bath Leurre
> je l'ai mis dans mon tiroir !
20 juillet 2002
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Date : Sat, 20 Jul 2002 19:18
De : Ze Bath Leurre
Objet : code postal - LA BASSEE - deux versions
59480 - LA BASSEE
Venez ! là-bas c'est
-- Vous avez un courage insensé ? --
Carreaux cassés !
On s'ra content si vous passez !
mais il existe une version moins "quartier" :
59480 - LA BASSEE
Viens donc ! là bas c'est
Des jolies demoiselles en corset,
Cheveux lissés,
Que l'on entend parfois glousser !
Ze Bath Leurre
> qui veut une crème glacée ?