Il existe de multiples variétés de patates, inversement à la télé où l'on voit beaucoup de patates dans les variétés. J'aime bien cuisiner la ratte mais souvent elle se désagrège à la cuisson et je n'aime pas quand la ratte se dilate.
On dit que la patate est le plat des familles pauvres. De fait, ces familles consomment fréquemment des chips : parce que ça n'est pas cher et surtout parce que les petits affamés peuvent jouer au puzzle en même temps qu'ils se nourrissent. Et franchement, reconstituer une patate en 3D, ce n'est pas si simple que cela. En plus, les rondelles peuvent remplacer avantageusement les pions du Puissance4 quand ces petits garnements les ont égarés. Pour finir en restant dans le même registre, je suis sûr que l'on peut imaginer un jeu de Tétris lorsque l'on mange des frites. C'est une idée à creuser. Sans compter qu'avec des chips, de la purée et des frites, on possède un super jeu de construction susceptible de favoriser le développement mental de nos petits nécessiteux.
Dans ces conditions, ce plat de pauvres est d'une richesse incroyable : alors, pourquoi n'arrêtent-ils pas de se plaindre ? (les pauvres, pas les patates) ; qu'ils essaient d'en faire autant avec du caviar ou du foie gras : ils verront qui sont les vrais malheureux !
Dans le cas de la purée, nous avons à faire à une partouze dans laquelle on a des difficultés à distinguer le mâle de la femelle. Signalons au passage l'existence du hachis Parmentier, preuve flagrante que la zoophilie existe aussi chez les végétaux. Perso, cela ne m'étonne qu'à moitié, compte-tenu de la lubricité de la Belle de Fontenay et de la suavité de la Bintje.
Foin de viles considérations, la patate est l'amie du genre humain, aimons la, vénérons la, donnons lui mille bisous....
Comment voulez-vous que je l'embrasse ?
Michel Tournon
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