Overblog Tous les blogs Top blogs Humour
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
26 novembre 2006 7 26 /11 /novembre /2006 13:38

Voici un poème que Victor Hugo a écrit un 26 novembre :

+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+

LES ORIENTALES

XIV - LE CHÂTEAU FORT

A quoi pensent ces flots, qui baisent sans murmure
Les flancs de ce rocher luisant comme une armure ?
Quoi donc ! n'ont-ils pas vu dans leur propre miroir,
Que ce roc, dont le pied déchire leurs entrailles,
A sur sa tête un fort, ceint de blanches murailles,
Roulé comme un turban autour de son front noir ?

Que font-ils ? à qui donc gardent-ils leur colère ?
Allons ! acharne-toi sur ce cap séculaire,
O mer ! Trêve un moment aux pauvres matelots !
Ronge, ronge ce roc ! qu'il chancelle, qu'il penche,
Et tombe enfin, avec sa forteresse blanche,
La tête la première, enfoncé dans les flots !

Dis, combien te faut-il de temps, ô mer fidèle,
Pour jeter bas ce roc avec sa citadelle ?
Un jour ? un an ? un siècle ?... Au nid du criminel
Précipite toujours ton eau jaune de sable !
Que t'importe le temps, ô mer intarissable ?
Un siècle est comme un flot dans ton gouffre éternel.

Engloutis cet écueil ! que ta vague l'efface
Et sur son front perdu toujours passe et repasse !
Que l'algue aux verts cheveux dégrade ses contours !
Que, sur son flanc couché, dans ton lit sombre il dorme !
Qu'on n'y distingue plus sa forteresse informe !
Que chaque flot emporte une pierre à ses tours !

Afin que rien n'en reste au monde, et qu'on respire
De ne plus voir la tour d'Ali, pacha d'Epire ;
Et qu'un jour, côtoyant les bords qu'Ali souilla,
Si le marin de Cos dans la mer ténébreuse
Voit un grand tourbillon dont le centre se creuse,
Aux passagers muets il dise : C'était là !

Victor Hugo - 26 novembre 1828

Partager cet article
Repost0
25 novembre 2006 6 25 /11 /novembre /2006 20:04

 

Voici une version "revue et corrigée" d'un épisode fort connu du conte de Blanche Neige.
Après l'avoir lu, n'hésitez pas à proposer votre propre version en commentaire !

bulle 1 :
Ben, alors, ça va pas !!

bulle 2 :
je vais te crever moi !

bulle 3 :
ah zut ! j'ai une crampe

bulle 4 :
et vla que j' perds mon canif !

bulle 5 :
aghhhh grbllgrblll arghhhh !

bulle 6 :
ah !!!! il a avalé son couteau !

bulle 7 :
i' è oin'é 'ans ma orge

bulle 8 :
'ite ! a'é er'é u s'ours !!!

bulle 9 :
pis quoi encore !!!

bulle 10 :
'erd' è' e ass' !!

( Ze Bath Leurre - zavatarchive 7545 - 4 mars 2003 )

Partager cet article
Repost0
25 novembre 2006 6 25 /11 /novembre /2006 16:00

A la Sainte Catherine,
chapeau... mais pour les copines !


+.+.+.+.+.+.+.+
Offrez-vous les Dictons de Soeur Agnès en livre :
http://www.inlibroveritas.net/lire/oeuvre8336.html

 

-.-.-

pour découvrir un autre dicton :

- par date : cliquer ici

- par nom : cliquer là

-.-.-

Partager cet article
Repost0
25 novembre 2006 6 25 /11 /novembre /2006 14:12

Voici un poème que Victor Hugo a écrit un 25 novembre :

+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+

LES ORIENTALES

XXVII - NOURMAHAL-LA-ROUSSE

Entre deux rocs d'un noir d'ébène
Voyez-vous ce sombre hallier
Qui se hérisse dans la plaine
Ainsi qu'une touffe de laine
Entre les cornes du bélier ?

Là, dans une ombre non frayée,
Grondent, le tigre ensanglanté,
La lionne, mère effrayée,
Le chacal, l'hyène rayée,
Et le léopard tacheté.

Là, des monstres de toute forme
Rampent : - le basilic rêvant,
L'hippopotame au ventre énorme,
Et le boa, vaste et difforme,
Qui semble un tronc d'arbre vivant.

L'orfraie aux paupières vermeilles,
Le serpent, le singe méchant,
Sifflent comme un essaim d'abeilles ;
L'éléphant aux larges oreilles
Casse les bambous en marchant.

Là, vit la sauvage famille
Qui glapit, bourdonne et mugit.
Le bois entier hurle et fourmille.
Sous chaque buisson un oeil brille,
Dans chaque antre une voix rugit.

Eh bien ! seul et nu sur la mousse,
Dans ce bois-là je serais mieux
Que devant Nourmahal-la-Rousse,
Qui parle avec une voix douce
Et regarde avec de doux yeux.

Victor Hugo - 25 novembre 1828

Partager cet article
Repost0
24 novembre 2006 5 24 /11 /novembre /2006 14:19

Voici un poème que Victor Hugo a écrit un 24 novembre :

+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+

LES ORIENTALES

XXIV - ADIEUX DE L'HÔTESSE ARABE

Puisque rien ne t'arrête en cet heureux pays,
Ni l'ombre du palmier, ni le jaune maïs,
     Ni le repos, ni l'abondance,
Ni de voir à ta voix battre le jeune sein
De nos soeurs, dont, les soirs, le tournoyant essaim
     Couronne un coteau de sa danse,

Adieu, voyageur blanc ! J'ai sellé de ma main,
De peur qu'il ne te jette aux pierres du chemin,
     Ton cheval à l'oeil intrépide ;
Ses pieds fouillent le sol, sa croupe est belle à voir,
Ferme, ronde et luisante ainsi qu'un rocher noir
     Que polit une onde rapide.

Tu marches donc sans cesse ! Oh ! que n'es-tu de ceux
Qui donnent pour limite à leurs pieds paresseux
     Leur toit de branches ou de toiles !
Qui, rêveurs, sans en faire, écoutent les récits,
Et souhaitent, le soir, devant leur porte assis,
     De s'en aller dans les étoiles !

Si tu l'avais voulu, peut-être une de nous,
Ô jeune homme, eût aimé te servir à genoux
     Dans nos huttes toujours ouvertes ;
Elle eût fait, en berçant ton sommeil de ses chants,
Pour chasser de ton front les moucherons méchants,
     Un éventail de feuilles vertes.

Mais tu pars ! - Nuit et jour, tu vas seul et jaloux.
Le fer de ton cheval arrache aux durs cailloux
     Une poussière d'étincelles ;
A ta lance qui passe et dans l'ombre reluit,
Les aveugles démons qui volent dans la nuit
     Souvent ont déchiré leurs ailes.

Si tu reviens, gravis, pour trouver ce hameau,
Ce mont noir qui de loin semble un dos de chameau ;
     Pour trouver ma hutte fidèle,
Songe à son toit aigu comme une ruche à miel,
Qu'elle n'a qu'une porte, et qu'elle s'ouvre au ciel
     Du côté d'où vient l'hirondelle.

Si tu ne reviens pas, songe un peu quelquefois
Aux filles du désert, soeurs à la douce voix,
     Qui dansent pieds nus sur la dune ;
Ô beau jeune homme blanc, bel oiseau passager,
Souviens-toi, car peut-être, ô rapide étranger,
     Ton souvenir reste à plus d'une !

Adieu donc ! - Va tout droit. Garde-toi du soleil
Qui dore nos fronts bruns, mais brûle un teint vermeil;
     De l'Arabie infranchissable ;
De la vieille qui va seule et d'un pas tremblant ;
Et de ceux qui le soir, avec un bâton blanc,
     Tracent des cercles sur le sable !

Victor Hugo - 24 novembre 1828

Partager cet article
Repost0
24 novembre 2006 5 24 /11 /novembre /2006 11:33

Petit souci non réglé à la Sainte Flora,
demain s'enflera.

- .-. -

Pour en savoir plus sur Sainte Flora :

http://nominis.cef.fr/contenus/saint/176/Saintes-Flora-et-Marie.html

-.-.-

pour découvrir un autre dicton :

- par date : cliquer ici

- par nom : cliquer là

-.-.-

Partager cet article
Repost0
23 novembre 2006 4 23 /11 /novembre /2006 19:12

Voici un poème que Victor Hugo a écrit un 23 novembre, mais sans mention de l'année :

+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+

LES CHATIMENTS

LIVRE CINQUIEME - L'AUTORITE EST SACREE

VII - LES GRANDS CORPS DE L'ETAT

Ces hommes passeront comme un ver sur le sable.
Qu’est-ce que tu ferais de leur sang méprisable ?
     Le dégoût rend clément.
Retenons la colère âpre, ardente, électrique.
Peuple, si tu m’en crois, tu prendras une trique
     Au jour du châtiment.

Ô de Soulouque-deux burlesque cantonade !
Ô ducs de Trou-Bonbon, marquis de Cassonade,
     Souteneurs du larron,
Vous dont la Poésie, ou sublime ou mordante,
Ne sait que faire, gueux, trop grotesques pour Dante,
     Trop sanglants pour Scarron,

Ô jongleurs, noirs par l’âme et par la servitude,
Vous vous imaginez un lendemain trop rude,
     Vous êtes trop tremblants,
Vous croyez qu’on en veut, dans l’exil où nous sommes,
À cette peau qui fait qu’on vous prend pour des hommes ;
     Calmez-vous, nègres blancs !

Cambyse, j ’en conviens, eût eu ce cœur de roche
De faire asseoir Troplong sur la peau de Baroche ;
     Au bout d’un temps peu long,
Il eût crié : cet autre est pire ! qu’on l’étrangle !
Et, j ’en conviens encore, eût fait asseoir Delangle
     Sur la peau de Troplong.

Cambyse était stupide et digne d’être auguste ;
Comme s’il suffisait pour qu’un être soit juste,
     Sans vices. sans orgueil,
Pour qu’il ne soit pas traître à la loi, ni transfuge,
Que d’une peau de tigre ou d’une peau de juge
     On lui fasse un fauteuil !

Toi. peuple, tu diras : - ces hommes se ressemblent.
Voyons les mains, - et tous trembleront comme tremblent
     Les loups pris aux filets.
Bon. Les uns ont du sang, qu’au bagne on les écroue,
A la chaîne ! Mais ceux qui n’ont que de la boue,
     Tu leur diras : - Valets !

La loi râlait, ayant en vain crié : main-forte !
Vous avez partagé les habits de la morte.
     Par César achetés,
De tous nos droits livrés vous avez fait des ventes ;
Toutes ses trahisons ont trouvé pour servantes
     Toutes vos lâchetés !

Allez, fuyez, vivez ! pourvu que, mauvais prêtre,
Mauvais juge, on vous voie en vos trous disparaître,
     Rampant sur vos genoux,
Et qu’il ne reste rien, sous les cieux que Dieu dore,
Sous le splendide azur où se lève l’aurore,
     Rien de pareil à vous !

Vivez, si vous pouvez ! l’opprobre est votre asile.
Vous aurez à jamais, toi. cardinal Basile,
     Toi, sénateur Crispin,
De quoi boire et manger dans vos fuites lointaines
Si le mépris se boit comme l’eau des fontaines,
     Si la honte est du pain !

Peuple, alors nous prendrons au collet tous ces drôles,
Et tu les jetteras dehors par les épaules
     À grands coups de bâton ;
Et dans le Luxembourg, blancs sous les branches d’arbre,
Vous nous approuverez de vos têtes de marbre,
     Ô Lycurgue, ô Caton !

Citoyens ! le néant pour ces laquais se rouvre ;
Qu’importe, ô citoyens ! l’abjection les couvre
     De son manteau de plomb.
Qu’importe que le soir, un passant solitaire,
Voyant un récureur d’égouts sortir de terre,
     Dise : tiens ! c’est Troplong !

Qu’importe que Rouher sur le Pont-Neuf se carre,
Que Baroche et Delangle. en quittant leur simarre,
     Prennent des tabliers,
Qu’ils s’offrent pour trois sous, oubliés quoiqu’infâmes,
Et qu’ils aillent, après avoir sali leurs âmes,
     Nettoyer vos souliers !

Victor Hugo - Jersey, 23 novembre

Partager cet article
Repost0
22 novembre 2006 3 22 /11 /novembre /2006 19:56

Voici un poème que Victor Hugo a écrit un 22 novembre, mais sans mention de l'année :

+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+

LES CHATIMENTS

LIVRE DEUXIEME - L'ORDRE EST RETABLI

IV

Ô soleil, ô face divine,
Fleurs sauvages de la ravine,
Grottes où l’on entend des voix,
Parfums que sous l’herbe on devine,
Ô ronces farouches des bois,

Monts sacrés, hauts comme l’exemple,
Blancs comme le fronton d’un temple,
Vieux rocs, chêne des ans vainqueur,
Dont je sens, quand je vous contemple,
L’âme éparse entrer dans mon cœur,

Ô vierge forêt, source pure,
Lac limpide que l’ombre azure,
Eau chaste où le ciel resplendit,
Conscience de la nature,
Que pensez-vous de ce bandit ?

Victor Hugo - Jersey, 22 novembre

Partager cet article
Repost0
22 novembre 2006 3 22 /11 /novembre /2006 16:51

A la Sainte Cécile,
c'est sourcil aussi !


+.+.+.+.+.+.+.+
Offrez-vous les Dictons de Soeur Agnès en livre :
http://www.inlibroveritas.net/lire/oeuvre8336.html

 

-.-.-

pour découvrir un autre dicton :

- par date : cliquer ici

- par nom : cliquer là

-.-.-

Partager cet article
Repost0
21 novembre 2006 2 21 /11 /novembre /2006 11:14

Pour la Présentation de Marie,
il est temps de prendre les paris.


-.-.-

Pour en savoir plus sur la Présentation de Marie :
http://nominis.cef.fr/contenus/saint/116/Presentation-de-la-Vierge-Marie.html

-.-.-

pour découvrir un autre dicton :

- par date : cliquer ici

- par nom : cliquer là

-.-.-

Partager cet article
Repost0