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20 février 2002 3 20 /02 /février /2002 22:25

De :  Ze Bath Leurre

Date :  Mercredi 20, Février 2002  22:25

Objet :  la faucheuse

 

Sur le bord de mon chemin

Elle m'attend la faucheuse

Moi d'un signe de la main

Je nargue sa face de lépreuse

 

Dès l'aube chaque matin

Avec ses airs d'allumeuse

Elle se dévêt de satin

Entrouvre sa bouche pulpeuse

 

Le soir sous mon baldaquin

Elle me rejoint amoureuse

Et quand elle jouit cette catin

Je murmure : " alors, heureuse ? "

 

Ze Bath Leurre

> une Mort Subite ou une Gueuze ?

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20 février 2002 3 20 /02 /février /2002 20:04

De : Luc Rose

Date :  Mercredi 20, Février 2002  20:04

Objet :  Re: [CirqueZavatars] Le grand silence ?

 

> Pas si simple 

> de retourner le sablier

> sans alerter la faucheuse

> Pas si simple

> de désensabler le clapier

> Sans que les lapins creusent

> Et pourtant discrètement mais sûrement

> quelqu'un l'a fait

> et zav est satellisé.

 

Qu'elle s'y risque la faucheuse

Je l'attends d'un ferme pied

Avec une chope de gueuze

Qu'elle s'y risque et ça va chier

 

Jusqu'au bout, camarde odieuse,

Je te f'rai des pieds de nez

Le trou que pour moi tu creuses

Est béant plus qu'à moitié

 

Ton rire de hyène affreuse

Qui fait claquer ton dentier

Agit comme une berceuse

Fait de moi un Zav entier

 

et qu'elle ne fasse pas la pieuse

a son chevet je ne viendrai pas prier

car avec sa tête boutonneuse

elle ressemble a un vrai chantier

 

qu'elle ne se fasse pas mielleuse

je lui ferai un pied de nez

ni n'essaye d'être enjôleuse

je n'utiliserai que mon pied

 

certes elle est sérieuse

mais je suis un homme honnête

je ne voudrais pas de cette menteuse

même passée à la zav honet

 

Luc qui a vu la faucheuse dans son porte monnaie

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20 février 2002 3 20 /02 /février /2002 19:40

De : Marc Durand 

Date :  Mercredi 20, Février 2002  19:40

Objet :  lapin

 

----- Message d'origine -----

De : LLEE MMAATT

 

Pas si simple

de retourner le sablier

sans alerter la faucheuse

Pas si simple

de désensabler le clapier

Sans que les lapins creusent

Et pourtant discrètement mais sûrement

quelqu'un l'a fait

et zav est satellisé.

 

LLEE MMAATT

 

 

Les lapins creusent...

Et les dents creuses

Qui les creuse ?

ce que tu lapes hein !

Les lapins lapent, rotent

Et engueulent les lapereaux

Qui lapent en rotant

Sous la pendule

En douce.

Des lapins dans la Creuse

prennent leur pied

Dans leur clapier

depuis que Jeannot l'a peint

En mauve.

Pourquoi mauve ? 

 

Marc

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20 février 2002 3 20 /02 /février /2002 19:37

2553

 

De :  Ze Bath Leurre

Date :  Mercredi 20, Février 2002  19:37

Objet :  Re: [CirqueZavatars] Le grand silence ?

 

Dans un e-mail daté du 20/02/2002 19:10:59 Paris, Madrid, LLEE MMAATT 

a écrit :

 

> Pas si simple 

> de retourner le sablier

> sans alerter la faucheuse

> Pas si simple

> de désensabler le clapier

> Sans que les lapins creusent

> Et pourtant discrètement mais sûrement

> quelqu'un l'a fait

> et zav est satellisé.

 

Qu'elle s'y risque la faucheuse

Je l'attends d'un ferme pied

Avec une chope de gueuze

Qu'elle s'y risque et ça va chier

 

Jusqu'au bout, camarde odieuse,

Je te f'rai des pieds de nez

Le trou que pour moi tu creuses

Est béant plus qu'à moitié

 

Ton rire de hyène affreuse

Qui fait claquer ton dentier

Agit comme une berceuse

Fait de moi un Zav entier

 

(à suivre)

 

Ze Bath Leurre

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20 février 2002 3 20 /02 /février /2002 19:09

De :  LLEE MMAATT

Date :  Mercredi 20, Février 2002  19:09

Objet :  Re: [CirqueZavatars] Le grand silence ?

 

Pas si simple 

de retourner le sablier

sans alerter la faucheuse

Pas si simple

de désensabler le clapier

Sans que les lapins creusent

Et pourtant discrètement mais sûrement

quelqu'un l'a fait

et zav est satellisé.

 

LLEE MMAATT

Astronaute cosmonaute spationaute

crapaute.

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20 février 2002 3 20 /02 /février /2002 09:12

De : Luc Rose 

Date :  Mercredi 20, Février 2002  9:12

Objet :  Re: [CirqueZavatars] Le grand silence ?

 

le grand scie l'anse ? oui plutôt calme

 

Luc

 

----- Original Message ----- 

From: le Zappe

To: CirqueZavatars 

Sent: Wednesday, February 20, 2002 8:48 AM

Subject: [CirqueZavatars] Le grand silence ?

 

 

Et alors, c'est la grosse fatigue, chez les Zavatars ???

 

APRES LA PLUIE

 

Quand la pluie a cessé, les relents de la rue

remontent un à un. C'est une odeur d'acier

mouillé et de pissat, une odeur de crassier

que l'eau a entraînées jusqu'ici, incongrues

 

presque, car le regard, sans même qu'on y pense,

se tourne vers là-haut où reluit le terril,

éclaté diamant d'un paysage pourri

dont plus rien désormais n'altère le silence,

 

hormis le sordide du quart-mondesque lot,

les râles dans l'herbe, l'été, des filles de Loth

ou le raout des rats, la nuit, faisant ripaille.

 

Car, si la terre, ici, a vomi son sang lourd,

son engeance meurtrie le lui rend chaque jour

en lui abandonnant les fruits de ses entrailles.

 

-----

 

ABATTAGE

 

Sa belle poitrine faisait craquer son casaquin.

Cinq jour par semaine, des mecs, elle en voyait pas qu'un.

Les samedis et dimanches, la belle restait sage,

voulant ménager son thorax qu'usaient ces malaxages.

Dame ! Faut voir l'état des seins, en cinq jours de béguin !

 

RECONVERSION

 

Les fermetures, c'est belote et rebelote.

Faillie, la Sabena, à la rue les pilotes !

L'un d'entre eux, fort marri, préfère se noyer

dans le canal. Depuis, le voyant louvoyer,

les goujons s'exclament : "Tiens, un poisson pilote !"

 

------

 

A la prochaine, les aminches.

 

El Zappe.


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20 février 2002 3 20 /02 /février /2002 08:48

De : Le Zappe

Date :  Mercredi 20, Février 2002  8:48

Objet :  Le grand silence ?

 

Et alors, c'est la grosse fatigue, chez les Zavatars ???

 

APRES LA PLUIE

 

Quand la pluie a cessé, les relents de la rue

remontent un à un. C'est une odeur d'acier

mouillé et de pissat, une odeur de crassier

que l'eau a entraînées jusqu'ici, incongrues

 

presque, car le regard, sans même qu'on y pense,

se tourne vers là-haut où reluit le terril,

éclaté diamant d'un paysage pourri

dont plus rien désormais n'altère le silence,

 

hormis le sordide du quart-mondesque lot,

les râles dans l'herbe, l'été, des filles de Loth

ou le raout des rats, la nuit, faisant ripaille.

 

Car, si la terre, ici, a vomi son sang lourd,

son engeance meurtrie le lui rend chaque jour

en lui abandonnant les fruits de ses entrailles.

 

-----

 

ABATTAGE

 

Sa belle poitrine faisait craquer son casaquin.

Cinq jour par semaine, des mecs, elle en voyait pas qu'un.

Les samedis et dimanches, la belle restait sage,

voulant ménager son thorax qu'usaient ces malaxages.

Dame ! Faut voir l'état des seins, en cinq jours de béguin !

 

 

RECONVERSION

 

Les fermetures, c'est belote et rebelote.

Faillie, la Sabena, à la rue les pilotes !

L'un d'entre eux, fort marri, préfère se noyer

dans le canal. Depuis, le voyant louvoyer,

les goujons s'exclament : "Tiens, un poisson pilote !"

 

------

 

A la prochaine, les aminches.

 

El Zappe.

 
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19 février 2002 2 19 /02 /février /2002 20:33

De : Luc Rose

Date :  Mardi 19, Février 2002  20:33

Objet :  Re: [CirqueZavatars] un chti totor ?

 

J'y vas du détournement mineur

 

Elle broutait le gazon

Quand moi je l'arrose

En n'importe quelle saison

Perdue sa fleur éclose

Quand je l'ai prise en main

Elle ne sent pas le jasmin

C'est qu'elle à fait du chemin

Et tout près de son Méno pose

 

Si ses seins sont aimants

C'est moi qui en dispose

Dans leurs mous dévouements

Il n'y a rien de morose

Si toujours j'aime ses seins

Je ne dis pas mes desseins

Trop plat serait ce coussin

Mieux vaut que ma bouche s'y pose

 

Ne parlez pas d'amour

C'est l'épine de la rose

Je ne veux être un jour

Son mari, sa chose

Cauchemar que Dieu bénit

Car au Diable il s'unit

Manquerait plus qu'il y ait un nid

Et que l'on m'y pose

 

Luc qu'a Hugo sur l'dos

 

----- Original Message ----- 

From: Ze Bath Leurre

Sent: Monday, February 18, 2002 1:09 PM

Subject: [CirqueZavatars] un chti totor ?

 

 

Sur l_annee_totor, je propose aujourd'hui ce poème de Victor Hugo. Poème 

qu'il a écrit évidemment un 18 février. 

Avec tout le respect qu'on doit au Grand Pouët (je rappelle que Totor aurait 

pu être un chié Zavatar !), il me semble que ce poème pourrait inspiré 

(détournement ? prêt-à-rimer ? dégradation ?) quelques-uns d'entre nous ! 

 

voilà l'oeuvre : 

 

LES CHANTS DU CREPUSCULE 

 

XII - NOUVELLE CHANSON 

 

SUR UN VIEIL AIR CONNU 

 

S'il est un charmant gazon 

Que le ciel arrose, 

Où brille en toute saison 

Quelque fleur éclose, 

Où l'on cueille à pleine main 

Lys, chèvrefeuille et jasmin, 

J'en veux faire le chemin 

Où ton pied se pose ! 

 

S'il est un sein bien aimant 

Dont l'honneur dispose, 

Dont le ferme dévouement 

N'ait rien de morose, 

Si toujours ce noble sein 

Bat pour un digne dessein, 

J'en veux faire le coussin 

Où ton front se pose ! 

 

S'il est un rêve d'amour 

Parfumé de rose, 

Où l'on trouve chaque jour 

Quelque douce chose, 

Un rêve que Dieu bénit, 

Où l'âme à l'âme s'unit, 

Oh ! j'en veux faire le nid 

Où ton coeur se pose ! 

 

18 février 1834 

 

+.+.+.+.+.+.+.+.+. 

 

Le modéra_totor 

 

+.+.+.+.+.+.+.+.+. 

 

Ze Bath Leurre 

> Hugolien critique 

 
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19 février 2002 2 19 /02 /février /2002 10:00

De : Le Zappe

Date :  Mardi 19, Février 2002  10:00

Objet :  ACIDE

 

ACIDE

 

à Andras Pandy

 

Il revoit sans émoi tous ces jours lointains

déjà qu'il n'a pas vu passer. Une fatigue

sourde l'étreint le soir. Il marche sur la digue

d'hiver. Pluie et ressac. Bas, le ciel est d'étain.

 

Les ombres qui viennent, il semble les connaître :

celle-ci sur ses rails et l'autre que le vent

empêche d'avancer. Celui-là vu souvent

à rôder dans le bourg, lorgnant dans les fenêtres.

 

Et tous ceux encore dont la vie intérieure

fut murée avec soin par l'épouse ou l'amant :

les secrets, les inquiets, les sournois, les déments.

 

Et tous ceux encore que la vie antérieure

a marqués comme au fer et qui, l'apercevant,

lui font signe de loin. Une saute de vent

 

les dissout dans la nuit.

 

--------

 

Hier, débutait à Bruxelles le procès d'Andras Pandy, pasteur hongrois 

soupçonné d'avoir tué six personnes : ses deux épouses et quatre de 

ses enfants. On n'a retrouvé aucun cadavre. Par contre, dans ses 

trois domiciles, on a découvert une quantité impressionnante de 

flacons d'acide, vides. Pandy nie, malgré les accusations de sa 

fille. Il va certainement être condamné à perpétuité, et pourtant, il 

n'y a aucune preuve contre lui, puisqu'on n'a pas retrouvé la moindre 

molécule de ses six (au moins : lorsqu'il habitait en Hongrie, on 

s'était déjà posé pas mal de question au sujet de personnes qui 

l'avaient fréquenté et qui, elles aussi, avaient disparu) proches 

disparus. C'est crapuleux : même le crime parfait ne paie plus.

 

El Zappe.

 
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19 février 2002 2 19 /02 /février /2002 08:39

De :  LLEEMMAATT

Date :  Mardi 19, Février 2002  8:39

Objet :  Re: [CirqueZavatars] quand t'es dans le désert depuis trop longtemps

 

Dans un e-mail daté du 19/02/02 01:03:50 Heure d'hiver Paris Madrid, 

LLEEMMAATT a écrit :

 

> LLEE MMAATT

> la gaitée des fins de soirées au rosé

> par la pluie

> et le Poully

 

Quel tumulte

 

comme disait Françoise Hardy "On ne s'entend plus ... trop de .."

 

Elle disait aussi

 

c'est une envie de dire

tout s'en va

on s'fait pleurer plus qu'on s'fait rire

toi et moi

tant pis si ces mots qui tombent

pourraient tout foutre à la tombe

tu m'vois plus

tu m'sens plus

tu m'entends plus

je m'sens de moins en moins belle

à cause du temps cruel

et aussi parc'que

tu m'regardes plus

tu m'aimes plus

on s'est perdus

dans l'orage deux hirondelles

se quittent les infidèles

alors maint'nant tu

sais, inutile de dire

on verra

les jours meilleurs vont bien rev'nier

tu crois ça

ils sont comme ces mots qui tombent

dans un grand trou dans une tombe

tu m'vois plus

tu m'sens plus

tu m'entends plus

je m'sens de moins en moins belle

à cause du temps cruel

et aussi parc'que

tu m'regardes plus

tu m'aimes plus

on s'est perdus

à cloche pied sur une marelle

en s'eloignant du ciel

battu courbatu

jetez bas les chapeaux pointus

tu m'vois plus

tu m'sens plus

tu m'entends plus ...

 

Qu'est-ce que tu dis

Je perds le do

qui y acceda ?

Jamais, dus

mordent

 

Amicalement

LLEE MMAATT

il me semble ...

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