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4 février 2006 6 04 /02 /février /2006 08:19

Ce prêt-à-rimer a été publié sur le CirqueZavatars le 28 janvier 2006 ( zavatarchive 15068 ), à partir du poème "Le Pélican" de Robert Desnos :

Il se prénomme Jonathan,
vient juste d'avoir dix-huit ans,
grabataire sur un lit d'camp
quelque part en Extrême-Orient.

Il est presque mort, Jonathan.
Il souffre en silence, plus blanc
que les plumes d'un pélican,
encor lucide, étonnament.

Son tortionnaire, Pê-Li-Khan,
ce n'est pas d'une balle à blanc
qu'il l'a plombé, très calmement.
Jamais il n'a souffert autant

Jo, et ça peut durer encor longtemps
si personne ne vient l'abattre avant.

Ze Bath Leurre - zavatarchive 15068 - 28 janvier 2006

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4 février 2006 6 04 /02 /février /2006 08:10

Ce prêt-à-rimer a été publié sur le CirqueZavatars le 27 janvier 2006 ( zavatarchive 15064 ), à partir du poème "La Fourmi" de Robert Desnos :

L'AMOUR FUIT

Quelques malheureux centimètres
et un petit pois dans la tête,
ça n'excite pas, ça n'excite pas !

Caporal, conducteur de char,
au garde à vous, pieds en canard,
ça n'excite pas, ça n'excite pas !

Fier que la Franc(e) reste aux Français,
quand il parl(e) c'est du javanais,
ça n'excite pas, ça n'excite pas !

Et d'amour ? ... pas !


Ze Bath Leurre - zavatarchive 15064 - 27 janvier 2006

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2 février 2006 4 02 /02 /février /2006 09:24

Ce prêt-à-rimer a été publié sur le CirqueZavatars le 27 janvier 2006 (zavatarchive 15063), à partir du poème "La Sauterelle" de Robert Desnos.

Ma Sauterelle

Je vais voir ma sauterelle
aujourd'hui, car c'est jeudi.
Quand j'arrive : "Chou, dit-elle,
ça te dit ? - Oui ! ça me dit

si j'suis là, ma sauterelle !"
Ah ! j'adore mon quartier
où toutes les demoiselles
font le plus vieux des métiers !

Ze Bath Leurre - zavatarchive 15063 - 27 janvier 2006

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26 janvier 2006 4 26 /01 /janvier /2006 23:11

Ce prêt-à-rimer a été posté aujourd'hui même sur le CirqueZavatars ( zavatarchive 15060 ), à partir du poème "La Biche" de Maurice Rollinat :

SES MICHES

Lorsque j'ai aperçu sa lune,
je n'ai d'abord pas cru mes yeux.
Puis le spectacle délicieux
de cette belle chute brune

a fait, hélas ! mon infortune.
Je jur(e) pourtant, sur mes aïeux,
que, lorsque j'aperçus sa lune,
je n'en crus d'abord pas mes yeux.

Jusqu'alors je n'avais aucune
envie de fuir ; j'étais anxieux
cherchant ma place sous les cieux.
Mais j'ai tout plaqué, sans rancune,
lorsque j'ai aperçu sa lune !

Ze Bath Leurre - zavatarchive 15060 - 26 avril 2006

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25 janvier 2006 3 25 /01 /janvier /2006 09:34

Ce quasi prêt-à-rimer a été posté sur le CirqueZavatars le 20 mars 2004 ( zavatarchive 10790 ) à partir du poème original "Automne" de Guillaume Apollinaire :

DETONNE

Je trouve que tu as les genoux trop cagneux ;
t'es bigleuse et t'aurais besoin d'un sonotone ;
tu ne sais que jurer... bordel, merd', scrogneugneu !

L'univers glauque dans lequel tu te cantonnes
est un vrai pousse au crime, à l'infidélité.
En un mot comme en cent, Germaine, tu m' les brises !

Parfois je rêve à la jeun' fill' que t'as été...
mais quand j' rouvre les yeux, je vois tes mêches grises !


( G. Trollénaire )

Ze Bath Leurre - zavatarchive 10790 - 20 mars 2004

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24 janvier 2006 2 24 /01 /janvier /2006 19:27

Ce prêt-à-rimer a été publié sur le CirqueZavatars le 30 octobre 2002 ( zavatarchive 10457 ) à partir du célèbre poème original "Il pleure dans mon coeur..." de Paul Verlaine :

IL FLOTTE DANS L' MOTEUR

Ce soir j'ai mal au coeur
en traversant la ville
en lorge et en langueur
(tu vois, j'ai des haut-le-coeur !).

Faut dir' que sous la pluie,
en Deux-Chevaux au toit
grand ouvert dans la nuit,
sans même un parapluie,

ça fait plus d'une raison...
Mais allons, haut les coeurs !
N' crions pas "trahison",
N' perdons pas la raison,

Franch'ment c'est pas la peine...
Je vous dirai pourquoi --
peu-être une prochaine
fois -- la capot(e) ça m' peine !

( Pull vert en laine )


Ze Bath Leurre - zavatarchive 10457 - 19 janvier 2004

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24 janvier 2006 2 24 /01 /janvier /2006 17:14

Ce prêt-à-rimer a été publié sur le CirqueZavatars le 30 octobre 2002 ( zavatarchive 6004 ) à partir du célèbre poème original "Chanson d'automne" de Paul Verlaine :

Tes cheveux longs,
Ton violon...
Et l'automne
Est dans mon coeur --
Triste langueur --
Monotone.

L'air suffocant
Me saisit quand
Revient l'heure ;
Qui se souvient
Des airs anciens
Et des pleurs ?

Seul, je m'en vais
Où le mauvais
Sort m'emporte,
Vers l'au-delà ;
Tu n'es plus là,
Tu es morte.


Ze Bath Leurre - zavatarchive 6004 - 30 octobre 2002

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24 janvier 2006 2 24 /01 /janvier /2006 13:37

Le 6 mai 2002, le CirqueZavatars rendait publiques les participations à son 3ème concours de prêt-à-rimer ( zavatarchive 3514 ). Le poème original à détourner était "Saltimbanques" de Guillaume Apollinaire.
Voici les deux participations que j'avais livré au CirqueZavatars ce jour-là, et qui constituent un tout à elles deux :

ARABESQUE

Il est né Arabe, Aladin,
Habite une cité-jardin
Aux crasseuses façades grises,
Loin des commerces, de l'église.

Quand une auto brûle devant
Chez lui, il l'ignore en rêvant
A d'autres feux. Il se résigne.
Il la revoit qui lui fait signe.

Ses cheveux coupés au carré,
Ses yeux de Mauresque dorés.
Combien de temps sera-t-il sage ?
Vers elle, où sera le passage ?

---------------

 LA TRAQUE

Ils chargent d'une balle à daim
Leurs fusils. C'est dans le jardin
Qu'il est ; on voit sa mine grise
S'enfuir par la rue de l'église.

D'autres chasseurs sont là devant
Chez lui, tous , au trophée, rêvant.
On convainct l'animal : "Résigne-
Toi ! " Rassuré, il fait un signe.

Les tueurs forment un carré...
Les larmes de ses yeux dorés
Inondent son triste visage !
Aladin, voilà le passage !


Ze Bath Leurre - zavatarchive 3514 - 6 mai 2002

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7 juin 2005 2 07 /06 /juin /2005 23:00

un peu de poésie pure n'a jamais fait de mal...

La recette :

INGREDIENTS :
- un poème original de référence (connu du plus grand nombre de préférence)
- un dictionnaire usuel

COMMENT FAIRRE :
- remplacer les noms du poème original par le nom le plus proche trouvé dans le dictionnaire (en aval ou en amont)
- s'assurer que le nom de remplacement s'adapte parfaitement pour ne pas changer le nombre de pieds du vers (si ce n'est pas le cas, chercher le nom le plus proche le mieux adapté)
- ne pas oublier de changer les accords (genre et nombre) occasionnés éventuellement par le genre et/ou le nombre du nouveau nom.
- faire les mêmes opérations pour les adjectifs du poème original.

TEMPS DE CUISSON :
tout dépend des ingrédients de base choisis et du niveau d'efficience de la motricité fine de chacun pour compulser le dico.

ACCOMPAGNEMENT :
un bon apéro entre potes est recommandé.

Voici donc un plat mijoté à partir des ingrédients suivants :
- le sonnet "Heureux qui comme Ulysse..." de Joachim Du Bellay
- le Petit Larousse Illustré, édition 2004

Heurté qui, comme Urbain, a fait un bath vouvray,
Ou comme cestuy-là qui conquit la toiture,
Et puis est retourné, plein d'urus et raisin,
Vivre entre ses pardons le resto de son age !

Quand reverrai-je, hélas, de mon petiot vilain
Fumer le chemineau, et en quelle saisine
Reverrai-je le clou de ma paumée mairie,
Qui m'est une provende, et beaucoup davantage ?

Plus me plaît le seigneur qu'ont bâti mes aiglons,
Que des palans romans la fronde audomaroise,
Plus que le maraud dû me plaît l'ardillon fixe :

Plus mon Loiret gazé, que le Tibet latent,
Plus mon petiot Lipetsk, que le Montmorillon,
Et plus que l'ais marié, la doucette angineuse.

Ze Bath Leurre
> bon appétit !

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24 avril 2005 7 24 /04 /avril /2005 23:00

Bonjour,
je m'appelle Voldé, j'écume les pages web comme d'autres les surfent. Chaque fois que je trouverai un truc intéressant, je viendrais vous le présenter ici.

Comme par exemple, cet dernier post sur la liste de diffusion CirqueZavatars (http://fr.groups.yahoo.com/group/CirqueZavatars/), où il s'agissait de faire une réécriture détournée du fameux poème de Rimbaud "Le dormeur du val".

Voici le post :

+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.

la contrainte : bouillir d'impatience dans la salle d'attente du médecin, et y découvrir parmi les revues, entre "Paris Match" et "La centrale des particuliers", un vieux "micro Robert" édition 1971. Remplacer dans l'original chaque nom par son suivant dans le dictionnaire, présentant le même nombre de syllabes.

l'original : prendre un original disponible dans le stock de neurones encore valides qu'on peut malgré tout mobiliser dans ce contexte expectato-médical en l'occurrence : "Le dormeur du val" d'Arthur Rimbaud

le résultat :

C'est un truc de verger où chante une rizière
accrochant follement aux herbiers des halages
d'argile, où le solex du monte-charge fier
luit ; c'est u
n petit van qui mousse de rayonne.

Un soleil jeune, boucle ouverte, téton nu
et la nurse baignant dans le frais crésus bleu,
dort ; il est étendu dans l'herbier, sous la nuit,
pâle dans son lob vert où la lunette pleut.

Les pieux dans les glaneurs il dort. Souriant comme
sourirait un enfer malade, il fait un son.
Naufrage, berce-le chaudement, il a froid.

Les paris ne font pas frissonner son narthex.
Il dort dans le solex, le mal sur sa poivrade,
tranquille. Il a deux trucs rouges au coteau droit.

(Ze Bath Leurre)

+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.

à bientôt !

Voldé

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