9 décembre 2007
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Claude Hagège, dans son livre Exquis mots nous révèle que le proverbe bien connu « La nuit, tous les chats sont gris » s'écrivait initialement « L'inuit troue les chaussons gris ». Quelle sagesse et quelle abnégation, et surtout quel courage : se promener avec des pantoufles perforées sur la banquise par -50° Celsius, rien que pour enrichir le corpus des dictons occidentaux ; total respect.
Au passage, profitons-en pour approfondir notre connaissance de la culture inuit. L'inuit est une langue sobre, précise voire économe, beaucoup plus facile à apprendre que le français. Un seul mot vaut mieux qu'une périphrase interminable. Par exemple, en français, on dit : « C'est une veste courte à capuchon imperméable, portée notamment par les skieurs » ; en inuit, on dit : « Anorak ». Cette concision quasiment elliptique en dit long sur la richesse de cette langue.
D'aucuns affirment que les inuits sont pédants comme des phoques. Faux : et la brigade des morses, alors ? (Un p'tit coup de Vermot, ça revigore.).
Pour finir, rappelons que l'humour inuit est franchement désopilant, pour preuve la charade qui suit :
- Mon premier se met sur une lampe
- Mon deuxième est une fonction de l'adjectif
- Mon troisième est une femme eskimo
- Mon tout est le début d'une chanson de Barbara.*
Militons pour que l'inuit soit obligatoire à l'école à la place de l'anglais ou de l'esperanto, et buvons à sa santé, igloo, igloo, igloo, il est des nôtres, il a bu son verre comme les ôôôtres !
Michel Tournon
*Abat-jour épithète une inuit
Près d’un lac, je m’étais endormie etc.
7 décembre 2007
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Je viens de relire dans le texte quelques vers de Virgile (pour les demeurés, je précise qu'il s'agit d'un poète latin et non d'un employé chargé de la sécurité, généralement accompagné de canidés, parfois saugrenus).
Rappelons que Virgile était inspiré par une muse, qui ne cessait de vociférer lorsque notre poète était en panne d'inspiration. C'est d'ailleurs à ce propos que Virgile aurait déclaré à un journal de l'époque : "La muse gueule, j'aime ça !", ce qui dénote un sens de l'humour très particulier chez ces Anciens dont on pense qu'ils étaient tous sérieux, vu l'emmerdation qu'ils nous causaient quand on planchait au collège sur une version (je précise, pour les mêmes demeurés que le mot "version" ne sert pas uniquement à déterminer le niveau d'un logiciel genre : "ma version de PhotoShop 9.02 est plus grosse que la tienne, nanalalère !"
Bon, où est-ce que j'en était-il ? Ah, oui ! nous ne connaissons qu'une version tronquée de la phrase d'origine qui est : "Bis repetita placenta".
Avant d'être ce poète bien connu, Virgile était sage-femme dans le civil, peu de gens le savent aujourd'hui. Avec l'expérience, il s'était aperçu que, lors de la naissance de jumeaux, il y avait toujours deux placentas, ce qui allait à l'encontre des croyances d'alors.
Il est toujours important de rétablir la vérité historique lorsqu'on en a l'occasion.
Michel Tournon
6 décembre 2007
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L'origine de cette expression provient d'une déformation. Les paroles, avec l'âge, s'érodent, acquérant une patine dont la douceur n'a d'égal que ce petit Côteaux-du-Layon que j'ai bu l'autre jour : moelleux, avec juste l'acidité nécessaire pour rehausser son goût. Préférable à un mauvais sauternes qui se prendrait pour un Château d'Yquem.
Mais je m'éloigne. Pour trouver l'origine de l'expression "Le pire n'est pas sûr", je suis allé voir chez les Grecs (tout fondement est bon à prendre) car il s'agit d'une expression hellénique (tous un par un). L'expression originale est "Le Pirée n'est pas sûr". Cette charmante zone portuaire située non loin d'Athènes a toujours été le repaire d'un monde interlope, pas toujours gay, s'attaquant fréquemment aux honnêtes gens.
On voit par là que le mauvais hellène ne vient pas uniquement d'un problème de digestion.
Michel Tournon
29 novembre 2007
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Quelle est l'origine de ce proverbe ? D'aucuns affirment qu'à l'origine, l'expression s'écrivait « Il y a loin de la croupe au lièvre ». Je veux bien mais la croupe, c'est le développement du râble, ce qui rend cette origine invraisemblable. Lors, j'ai cherché une autre origine, et celle du lent cyclope Eddy me paraît plus crédible.
Replaçons les événements dans leur contexte.
L'histoire se passait au Royaume d'Aragon.
C'était un temps déraisonnable, on avait mis les porcs à l'étable, on faisait des gâteaux cassables, on prenait les zoulous pour des autrichiens. Les temps étaient durs et l'étang était pur. Mais bon, vivre d'eau fraîche, avec ou sans amour ne nourrit pas son homme (et Gomorrhe). Il était difficile de survivre et encore plus de grimper dans l'échelle sociale dont on sait que le passage d'un barreau à l'autre ramène l'ascension du Googlegotha à un plaisant voyage de noces, même pas de Cana.
Mais je m'éloigne. À cette époque, la profession de coiffeur n'était guère lucrative mais tout le monde s'en battait les douilles. Un jour, l'un de ces coiffeurs entreprit sa reconversion et devint gynécologue grâce à sa persévérance, au bout de longues années d'études. Et il clamait à ceux qui voulaient l'entendre : « Il y a loin de la coupe aux lèvres ».
Cette ascension sociale est édifiante et mérite donc notre respect.
Michel Tournon
26 novembre 2007
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Contrairement à beaucoup d’autres dictons, nous n’avons pas à faire à
une déformation due à la patine du temps. À ce propos, un détail qui n’a
rien à voir avec ce qui précède mais qui peut rendre service. Pour
obtenir une bonne patine sur un meuble que l’on souhaite vieillir
artificiellement, certains affirment qu’il faut le badigeonner avec du
jus de mûres écrasées. Quelle erreur, puisqu’on le sait depuis Musset
qu’on ne patine pas avec la mûre ! Les dictons sont une grande famille
qui s’enfile comme des perles ou comme dans les familles tuyau de poêle.
Toutefois, je me pose une question : qui invente les dictons ? Moi, j’ai
souvent voulu inventer des objets très utiles, comme le dénoyauteur pour
caniche abricot ou la pince à sucre pour diabétique. Pour cette
dernière, il suffisait d’y penser : cette pince ne permet que de saisir
un grain de sucre en poudre à la fois. Je pense la faire breveter.
Il ne faut pas rire des inventions même les plus folles. Carelman a écrit, il
y a environ 25 ans, un bouquin rempli de dessins d’objets improbables
autant imaginaires que farfelus. Par exemple, la baignoire avec une
porte pour y pénétrer. De nos jours, l’objet existe réellement et on en
fait de la pub à la télé ! Les designers débiles actuels, façon Philippe
Stark, à force de dévoyer les outils ou autres objets utiles pour les
relooker, leur ôtent de fait partiellement ou en totalité les
caractéristiques dudit objet. Mais après tout, s’ils ont du succès,
c’est qu’il y a une demande de la part de personnes encore plus débiles
et nous retrouvons notre copine l’épanadiplose.
Bon, avec tout ça, je m’éloigne du sujet. Comme je l’affirmais
initialement « Lune rouge en se couchant annonce le vent » n’a pas subi
d’altération des mots mais celui du sens. On situait la phrase dans le
registre météo, ce qui est une erreur critique. Le dicton vient du
Sud-ouest, plus précisément de Castelnaudary, ville célèbre pour son
cassoulet. Rappelons que ce met délicieux est composé essentiellement de
charcuterie cuite et de haricots. Or, c’est bien connu, la
charcuterie, ça donne des boutons, souvent sur l’arrière train, on se
gratte et ça rougit. De leur côte, les haricots, même tarbais, sont un
légume carminatif provoquant des flatulences.
Sous l’éclairage succinct mais néanmoins précis de cette explication, je vous laisse donc deviner le sens initial de l’expression : « Lune rouge en se couchant annonce le vent ».
Michel Tournon
13 février 2007
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Date : Mardi 13. Février 2007 19:01
De : Michel Tournon
Objet : Re: Réf. : [CirqueZavatars] ...corroborons ce qui précède...
Et comme on disait de ce vieux cheval qui refusait de se déguiser en grosse
mouche marron :
"Une haridelle ne fait pas le brun taon !"
Michel
----- Original Message -----
From: Michel Tournon
To: CirqueZavatars
Sent: Tuesday, February 13, 2007 6:41 PM
Subject: Re: Réf. : [CirqueZavatars] ...corroborons ce qui précède...
De toutes les façons, une mortadelle ne fait pas le rouleau de printemps...
Salut à tous !
Michel
----- Original Message -----
From: Etienne Roba
To: CirqueZavatars
Sent: Tuesday, February 13, 2007 5:04 PM
Subject: Réf. : [CirqueZavatars] ...corroborons ce qui précède...
Je dirais Pluto :
"Un héron d'île ne fait pas monotone..."
Etienne - fait d'hiver 13/02/07 -
http://ces-nains-portent-quoi.over-blog.com/
-------Message original-------
De : theillaud jacques
Date : 13/02/2007 16:35:17
>> "une e-rondelle ne fait pas le printemps..."
13 février 2007
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Date : Mardi 13. Février 2007 17:04
De : Etienne
Objet : Réf. : [CirqueZavatars] ...corroborons ce qui précède...
Je dirais Pluto :
"Un héron d'île ne fait pas monotone..."
Etienne - fait d'hiver 13/02/07 -
http://ces-nains-portent-quoi.over-blog.com/
-------Message original-------
De : theillaud jacques
Date : 13/02/2007 16:35:17
>> "une e-rondelle ne fait pas le printemps..."
13 février 2007
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16:31
Date : Mardi 13. Février 2007 16:31
De : Jacques Theillaud
Objet : … corroborons ce qui précède…
Une sodomie virtuelle sur le oueb,
et qui donc ne radoucit en rien la
température ambiante, est ce de
là que vient l'expression :
"une e-rondelle ne fait pas le printemps..."
J'attends vos raies-ponces, ô chers scientifiques
zavatarsiens...
bizoux
jacques
8 juin 2006
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Bien mal acquis ne profite jamais,
oui, mais
Beau mâle aigri ne s'agite qu'au Gamay
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Vouloir c'est pouvoir,
oui, mais
couloir, c'est tout noir !
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Il vaut mieux tenir que courir,
oui, mais
Il vaut mieux hénnir que tout dire.
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à suivre
7 juin 2006
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11:08
A la Saint Huron,
lâche ton pantalon.
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A la Saint Zano,
tu prends l'apéro ?
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A la Saint Phonie,
évite les cons sertis !
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à suivre
Published by La Nièce à Soeur Agnès
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Dictons - Proverbes et autres écrits brefs