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19 février 2002 2 19 /02 /février /2002 20:33

De : Luc Rose

Date :  Mardi 19, Février 2002  20:33

Objet :  Re: [CirqueZavatars] un chti totor ?

 

J'y vas du détournement mineur

 

Elle broutait le gazon

Quand moi je l'arrose

En n'importe quelle saison

Perdue sa fleur éclose

Quand je l'ai prise en main

Elle ne sent pas le jasmin

C'est qu'elle à fait du chemin

Et tout près de son Méno pose

 

Si ses seins sont aimants

C'est moi qui en dispose

Dans leurs mous dévouements

Il n'y a rien de morose

Si toujours j'aime ses seins

Je ne dis pas mes desseins

Trop plat serait ce coussin

Mieux vaut que ma bouche s'y pose

 

Ne parlez pas d'amour

C'est l'épine de la rose

Je ne veux être un jour

Son mari, sa chose

Cauchemar que Dieu bénit

Car au Diable il s'unit

Manquerait plus qu'il y ait un nid

Et que l'on m'y pose

 

Luc qu'a Hugo sur l'dos

 

----- Original Message ----- 

From: Ze Bath Leurre

Sent: Monday, February 18, 2002 1:09 PM

Subject: [CirqueZavatars] un chti totor ?

 

 

Sur l_annee_totor, je propose aujourd'hui ce poème de Victor Hugo. Poème 

qu'il a écrit évidemment un 18 février. 

Avec tout le respect qu'on doit au Grand Pouët (je rappelle que Totor aurait 

pu être un chié Zavatar !), il me semble que ce poème pourrait inspiré 

(détournement ? prêt-à-rimer ? dégradation ?) quelques-uns d'entre nous ! 

 

voilà l'oeuvre : 

 

LES CHANTS DU CREPUSCULE 

 

XII - NOUVELLE CHANSON 

 

SUR UN VIEIL AIR CONNU 

 

S'il est un charmant gazon 

Que le ciel arrose, 

Où brille en toute saison 

Quelque fleur éclose, 

Où l'on cueille à pleine main 

Lys, chèvrefeuille et jasmin, 

J'en veux faire le chemin 

Où ton pied se pose ! 

 

S'il est un sein bien aimant 

Dont l'honneur dispose, 

Dont le ferme dévouement 

N'ait rien de morose, 

Si toujours ce noble sein 

Bat pour un digne dessein, 

J'en veux faire le coussin 

Où ton front se pose ! 

 

S'il est un rêve d'amour 

Parfumé de rose, 

Où l'on trouve chaque jour 

Quelque douce chose, 

Un rêve que Dieu bénit, 

Où l'âme à l'âme s'unit, 

Oh ! j'en veux faire le nid 

Où ton coeur se pose ! 

 

18 février 1834 

 

+.+.+.+.+.+.+.+.+. 

 

Le modéra_totor 

 

+.+.+.+.+.+.+.+.+. 

 

Ze Bath Leurre 

> Hugolien critique 

 
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26 janvier 2002 6 26 /01 /janvier /2002 09:31

2191

- - -

 

De : Le Zappe

Date :  Samedi 26, Janvier 2002  8:31

Objet :  Re: un ptit béabasque

 

--- Dans CirqueZavatars Epicurienne a écrit

>

> Dans le couvent soeur sarah

> le regard toujours malheureux

> se voyait déjà dans une ferrari

> aulieu de prendre le métro

> mais quel reve incongru!!

>

> Audrey ( tiens si j'entrais au couvent!!)

>

---------------

 

Chez les carmélites, alors ?

 

Tiens, avec tes rimes verlainiennes, j'ai goupillé ceci. C'est pas

tout à fait dans le même style...

 

CONFE DEFAIT

 

L'avachie bignole lit son roman d'amour

tout en tenant à l'oeil le gnière dans son parc.

En fait de Cupidon, son homme soude à l'arc

dans l'équipe de nuit et il pionce le jour.

 

Puis, la bête à deux dos, ça le laisse de marbre.

Quoi ? A trente balais ? Oh ! putain, que c'est triste !

La bignole se dit : "Que n'était-il artiste

tel l'autre à la télé qui ne parlait qu'aux arbres !"

 

L'Amour, elle le met sur un grand piédestal

mais son soudeur et elle, à l'allure où ils vont,

c'est plutôt s'enterrer, qu'ils font, et bien profond,

c'est l'échec à coup sûr, imparable et fatal.

 

Un seul truc l'intéresse : "Est-ce qu'il a touché

sa paie ce vendredi ? Il l'avait l'air frivole...

Sûr qu'il me rend pas tout, c'est certain qu'il me vole !

Puis, c'est quoi, ces sous-bocks dont sa turne est jonchée ?"

 

---

 

(ça yoyotte un peu sec sur la fin)

 

Et, dans la série "Quand gn'en a pus, gn'en a 'core", un petit

limerick...

 

A LA SOUPE !

 

L'heure de la graille. Faut voir l'animation !

Anatole et Lulu, deux cons de dimension,

sont toujours les premiers qui arrivent

pour remplir leur gamelle de briffe.

C'est toujours ainsi, quand deux cons sentent rations.

 

-------

 

Bon, sur ce, j'm'en va au turbin.

 

JMF.

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26 janvier 2002 6 26 /01 /janvier /2002 00:52

2185

- - -

 

De : Luc Rose

Date :  Vendredi 25, Janvier 2002  23:52

Objet :  Re: prêt-à-rimer

 

> Voilà un prêt-à-rimer, j'ai choisi un poème de Verlaine, poète que

j'aime

> beaucoup détourner.. alors voilà "L'Amour par terre" en prêt-à-

rimer,

 

Audrey

 

ma version (celle de Luc, moi, lui dans mon miroir)

 

La gloire d'être père

 

Tu es mon éternel et fantastique amour

Depuis ta naissance au fond de ce douillet parc

Je te défendrais à la force de mon arc

Même s'il faut que j'y laisse ma vie un jour

 

Ton sourire qui ne peut me laisser de marbre

Fait paraître celui des autres comme triste

Sculpture envoûtante digne d'un grand artiste

Une fleur éclatante au sommet d'un grand arbre

 

Moi, ton père je veux dresser un piédestal

Pour toi, même si certains rient et s'en vont

Ils ne croient pas en un sentiment si profond

Qui à te voir ne pouvait être que fatal

 

L'âme de ton père tu as vraiment touché

À ce point que je bannis mon ère frivole

Pour me consacrer à toi, peur que l'on me vole

Cette existence future d'amour jonchée

 

Luc

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25 janvier 2002 5 25 /01 /janvier /2002 20:29

2179

- - -

 

De : Epicurienne

Date :  Vendredi 25, Janvier 2002  19:29

Objet :  prêt-à-rimer

 

Voilà un prêt-à-rimer, j'ai choisi un poème de Verlaine, poète que j'aime

beaucoup détourner.. alors voilà "L'Amour par terre" en prêt-à-rimer, lisez

ci dessous d’abord la version originale:

 

Le vent de l'autre nuit a jeté bas l'Amour

Qui, dans le coin le plus mystérieux du parc,

Souriait en bandant rnalignement son arc,

Et dont l'aspect nous fit tant songer tout un jour!

 

Le vent de l'autre nuit l'a jeté bas! Le marbre

Au souffle du matin tournoie épars. C'est triste

De voir le piédestal, où le nom de l'artiste

Se lit péniblement parmi l'ombre d'un arbre,

 

Oh! c'est triste de voir debout le piédestal

Tout seul! Et des pensers mélancoliques vont

Et viennent dans mon rêve où le chagrin profond

Évoque un avenir solitaire et fatal. Oh ! C'est triste !

 

- Et toi-même, est-ce pas ! es touchée

D'un si dolent tableau, bien que ton oeil frivole

S'amuse au papillon de pourpre et d'or qui vole

Au-dessus des débris dont l'allée est jonchée.

 

 

------------------------------------------

 

Anatole ne pouvait vivre sans Amour

Dans un lit dans, une église ou dans un parc,

mais il avait plus d'une flèche à son arc,

et il rentrait bien accompagné tous les jours!

 

l'autre soir il finit sur la table en marbre

avec une partenaire à l'air triste

et le lendemain il se fit une artiste

qu'il emmena pique-niquer au pied d'un arbre,

 

toutes les femmes le mettent sur un piédestal

elles comblent le dieu puis moroses elles s'en vont

et elles sombrent dans un désespoir profond

avec Anatole le verdict est fatal.

 

Mais elles restent le regardant, très touchées

l'aimant par dessus tout leur homme frivole

elles profitent des moments qu'elles volent

et dans leur âme ce grand amour est jonché.

 

Audrey

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19 janvier 2002 6 19 /01 /janvier /2002 17:37

 

De :  LLEE MMAATT
Date :  Samedi 19, Janvier 2002  17:37
Objet :  Re: [CirqueZavatars] god mit raille

 

Ils ont inventé la mitraille
Qui vous sort du coeur tout le bleu
Je m'en moque bien et je raille
Tout ce qui peut mettre le feu.

 

Même si le monde me broie
M'asphyxie de ses pets fumants
Je garde malgré tout ma joie
Qui les ignore saintement.

 

Toute âme vive est damassée
Finement de lumière d'or.
Dans cette toile, qui s'endort 

 

Voit ses misères ramassées
Comprimés et jetés au noir
Plus sûrement qu'en un mouchoir.

 

LLEE MMAATT
mitraillez les kleenex
c'est tout ce qu'ils héritent.
 

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19 janvier 2002 6 19 /01 /janvier /2002 15:42

De : Luc_rose
Date :  Samedi 19, Janvier 2002  15:42
Objet :  Prêt à rimer : REGRETS sur LE MAL de Rimbaud

 

REGRETS
 

Dans mes poches, un peu de mitraille
Et aussi deux beaux billets bleus,
Solde de la vie qui me raille
En me damnant à petit feu

 

Avant que mes rêves elle ne broie
J'ergotais chantant et fumant
Sur tous mes désirs et la joie
D'être adoré si saintement

 

J'aimais les armes damassées
Aux gardes de rubis et d'or
Mais quand votre destin s'endort

 

Sur vos souvenirs ramassés
Il ne vous reste dans le noir
Qu'à les pleurer dans un mouchoir

 

Luc Rose
 

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19 janvier 2002 6 19 /01 /janvier /2002 04:42

2097

- - -

 

De : La Grive

Date :  Samedi 19, Janvier 2002  3:42

Objet :  Re: [CirqueZavatars] Pret-a-Desdi

 

----- Original Messages -----

From : moi

then

From: Epicurienne

 

...et re-moi !

 

Le veuf, le ténébreux et le prince aujourd'hui

Va-t-il nous abolir la tour d'Aquitaine ivre,

L'étoile morte, un luth qui chante sous le givre

L'âpre mélancolie du soleil qui a fui !

 

Un gisant d'autrefois se souvient d'Italie,

Pausilippe, mais qui du tombeau se délivre

Pour à nouveau sentir la floraison et vivre

Quand la rose et le pampre égaieront son ennui.

 

Tout son coeur chérira dans sa lente agonie,

Par la Reine apposé, ce baiser qu'il ne nie,

Et son rêve en la grotte où Sirène l'a pris.

 

Fantôme à qui le Styx double victoire assigne,

Il emprunte sa lyre à Orphée sans mépris

Qui mêle soupirs saints, cris de fée, chant du cygne.

 

---

...bon, je vous promets quelque chose de moins classique et plus drôle (si

je savais...) dès que le Desdi aura fini de me démanger ! mais aussi,

ZeBath, "fallait pas m'inviter" !

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18 janvier 2002 5 18 /01 /janvier /2002 17:23

 

 

De : Epicurienne

Date :  Vendredi 18, Janvier 2002  16:23

Objet :  Re: [CirqueZavatars] Pret-a-Desdi

 

Dans un e-mail daté du 18/01/2002 11:24:18 Paris, Madrid,

claire a écrit :

 

> Le Desdichado me démange toujours... Le revoici sous forme de prêt-à-rimer !

> Les rimes sont celles du Cygne de Mallarmé.

>

> A+

> Claire

>

> ----------------------------------------------------------------

> Le Desdicygne

>

 

j'ai encore revu Anatole aujourd'hui

il était dans un bar complètement ivre,

dehors les voitures étaient pleines de givre.

Dans ses yeux on voyait que le bonheur a fui !

 

je suis restée un très long moment près de lui

il me disait que ma présence le délivre

que sans moi à présent il ne peut plus vivre

que ces journées sont faites d'alcool et d'ennui !

 

il perd la tête et sombre dans l'agonie,

tout ça est de sa faute mais il le nie,

il m'a quitté, je n'en veux plus, il a compris.

 

de promesses et tendresse il m'assigne,

à l'aimer a nouveau, oublier ce mépris

il attend de moi juste un mot, un signe.

 

Audrey

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18 janvier 2002 5 18 /01 /janvier /2002 10:30

2087

- - -

 

De : La Grive

Date :  Vendredi 18, Janvier 2002  9:30

Objet :  Pret-a-Desdi

 

Le Desdichado me démange toujours... Le revoici sous forme de prêt-à-rimer !

Les rimes sont celles du Cygne de Mallarmé.

 

A+

Claire

 

----------------------------------------------------------------

Le Desdicygne

 

Moi, veuf, inconsolé, ténébreux aujourd'hui

Sans ma tour abolie, prince d'Aquitaine ivre,

Je pleure l'astre mort au luth taché de givre.

Mélancolie, soleil noir, mon bonheur a fui !

 

Dans la nuit du tombeau, par toi l'espoir a lui :

Rends-moi mer d'Italie, Pausilippe, et délivre

mon coeur si désolé, par la fleur qui fait vivre :

Que le pampre et la rose égayent mon ennui !

 

Lusignan ou Biron, Phébus à l'agonie,

Amour, baiser royal qu'un front rougi ne nie,

En ta grotte, sirène, à rêver tu me pris.

 

Deux fois sur l'Achéron la victoire on m'assigne,

Où la lyre d'Orphée module sans mépris

Soupirs de sainte, ou cris de fée, ou chant du Cygne.

 

Gérane de Nervarmé

 

----------------------------------

Les originaux

 

"Le vierge, le vivace..."

 

Le vierge, le vivace et le bel aujourd'hui

Va-t-il nous déchirer avec un coup d'aile ivre

Ce lac dur oublié que hante sous le givre

Le transparent glacier des vols qui n'ont pas fui!

 

Un cygne d'autrefois se souvient que c'est lui

Magnifique mais qui sans espoir se délivre

Pour n'avoir pas chanté la région où vivre

Quand du stérile hiver a resplendi l'ennui.

 

Tout son col secouera cette blanche agonie

Par l'espace infligée à l'oiseau qui le nie,

Mais non l'horreur du sol où le plumage est pris.

 

Fantôme qu'à ce lieu son pur éclat assigne,

Il s'immobilise au songe froid de mépris

Que vêt parmi l'exil inutile le Cygne.

 

Stéphane Mallarmé

-----------------------------

 

EL DESDICHADO

 

Je suis le Ténébreux, - le Veuf, - l'Inconsolé,

Le Prince d'Aquitaine à la Tour abolie :

Ma seule Etoile est morte, - et mon luth constellé

Porte le Soleil noir de la Mélancolie.

 

Dans la nuit du Tombeau, Toi qui m'as consolé,

Rends-moi le Pausilippe et la mer d'Italie,

La fleur qui plaisait tant à mon coeur désolé,

Et la treille où le Pampre à la Rose s'allie.

 

Suis-je Amour ou Phébus ?... Lusignan ou Biron ?

Mon front est rouge encor du baiser de la Reine ;

J'ai rêvé dans la Grotte où nage la sirène...

 

Et j'ai deux fois vainqueur traversé l'Achéron :

Modulant tour à tour sur la lyre d'Orphée

Les soupirs de la Sainte et les cris de la Fée.

 

Gérard de Nerval

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18 janvier 2002 5 18 /01 /janvier /2002 01:58

2086

- - -

 

De : La Grive

Date :  Vendredi 18, Janvier 2002  0:58

Objet :  Re: [CirqueZavatars] présentation... limerick... prêt-à-rallye

 

Mes errata ou mes ratures !

 

> ---------------------------------------------------

>

> Vois, quand le prisonnier tombe sous la mitraille

> L'éclair d'agitation luire dans ses yeux bleus !

> Instant malencontreux ! La fortune le raille,

> Il voit sa destinée à l'épreuve du feu :

>

> Il revoit les batailles et la force qui broie,

> Et sur la pénéplaine les vestiges fumants ;

> La victoire qui fait fructifier la joie

> Et rendre, incognito, des grâces, saintement ;

>

> Puis la course aux jupons, aux robes damassées

> Aux jolis postérieurs et aux longs cheveux d'or ;

> Bonheur catégorique ! Un homme neuf s'endort.

>

> Par l'amante éplorée ses restes ramassés

> Au trou du géomètre iront - si noir !

> Ravale ta salive et mouille ton mouchoir !

>

> --

> Claire

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