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8 décembre 2010 3 08 /12 /décembre /2010 17:25

Il y a Grand Corps Malade, il y a eu Grand Corps Busier, Charles-Édouard Jeanneret-Gris dit Le Corbusier. Là, on a affaire à du lourd : beaucoup considèrent qu’il a largement concouru à la dégradation  des conditions de vie d’une partie de ses congénères en faisant rimer  habitat sain et cages à lapins. Dommage que beaucoup de ces lapins  dealent de la drogue et rendent invivables leurs cages : la myxomatose devrait porter plainte vu son manque à gagner.


Foin d’habitat : c’est de mobilier dont je veux vous entretenir. Le Corbusier a aussi mis son groin dans l’ameublement et le fleuron de sa production, en association avec Charlotte Perriand, c’est la fameuse chaise longue de 1928 dénommée LC4. Il fallait bien se mettre à deux pour pondre une telle ineptie. Certes, l’objet a de la gueule. Mais ne nous attardons pas dans le domaine esthétique puisque tous les égouts sont dans l’âne Arthur.


lc4.jpg

Repérons les aspects pratique et confortable qui caractérisent essentiellement un tel objet. La bonne idée, c’est la dissociation du piètement et de l’assise proprement dite, ce qui permet de choisir l’inclinaison voulue, avant d’affaler sa viande sur le cuir. La mauvaise idée, c’est que lorsque vous déplacez la chaise, il faut se rappeler qu’elle est constituée de deux éléments indépendants. Mais bon, on ne va pas chipoter pour si peu : on ne déménage pas tous les jours.

 

La stupidité de cette chaise longue, c’est sa forme anatomique.  Les deux pliures correspondent à l’articulation du bassin et celle de la hanche. Sans évoquer Mimi  Mathy et Joakim Noah, et sans posséder un QI  à 4 chiffres, on peut penser que le confort de notre copine LC4 ne sera pas accessible à tout le monde : c’est comme si on vendait des chaussures ou des gants à pointure unique ! Cette chaise longue date de plus de 80 ans. Elle a donc dû être conçue pour une personne moyenne des Années Folles, ce qui augmente son incongruité actuelle.

 

D’une manière générale, le design a créé les sièges anatomiques devant lesquels certains bavent d’admiration oubliant qu’ils n’ont pas la même forme de cul que leur concierge.  Soyons honnête : je possède cette chaise longue et la pratique quelques fois. Je ne vais pas prétendre qu’elle est totalement inconfortable, mais vue ma taille, elle n’est  pas du tout adaptée à ma morphologie et c’est quand même pas le design qui va m’en faire changer, mon arthrose ne veut pas en entendre parler.

 

En conclusion, ce n’est pas la peine de payer si cher une chaise longue qui n’est même pas confortable. Mais, répliqueront les aficionados du mobilier Bauhaus elle est tellement belllllle… Je suggère alors de l’encadrer et d’accrocher l’ensemble sur le mur du salon. D’accord, ce ne sera pas très pratique pour s’asseoir, mais n’oublions pas qu’il s’agit de design.

Ma note : PC3-copie-2.jpg (de un à 5 presse citron en fonction de la dégradation due au design)

 

Michel Tournon

 

 

 

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8 décembre 2010 3 08 /12 /décembre /2010 09:51

film8-copie-3.jpg

Il me semble avoir déjà proposé un rébus du même genre...
Mais le doute conjugué à la flemme de vérifier ne m'incite pas à faire l'effort de verifier ;-)

Merci JoeY pour le conseil, mais ma flemme est allée jusqu'à ne pas avoir le courage d'utiliser cette fonction de recherche...

Il s'agit en effet du célèbre film de Sir Alfred, Psychose, 1960.

(Psi cause)

Claude, je n'ai pas trouvé à quel film tu fais référence dans ton commentaire.

 

psychose.jpg

 

 

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7 décembre 2010 2 07 /12 /décembre /2010 13:56

 

Si on demande au premier passant venu le nom d’un designer qui lui vient immédiatement à l’esprit, il répondra certainement Philippe Starck. De fait, le personnage est médiatique et son nom est indissociable du design, que ce soit pour les objets courants, le mobilier, la décoration d’intérieur, les immeubles, etc.


Notre Philou a commencé il y a bien longtemps à « revisiter » certains objets de la vie courante : couteau, brosse à dents, chaise…  L’objet emblématique relooké par ses soins est presse-citron-juicy-salice1-300x300--1--copie-2.jpgcertainement le fameux presse citron  Juicy Salif vendu environ 60 euros*. Quelle innovation, quelle ligne, quelle hardiesse ! Cette « création » est audacieuse et les agrumes n’ont qu’à bien se tenir : il jette du jus, ce presse citron.

 

Dring dring, allô, j’écoute. Quoi, vous en êtes sûr ? Ce n’est pas possible ? Dans le Larousse Ménager édition de 1925, à la page 368 ? Je vais scanner l’illustration…


Manifestement, Philou, qui porte bien son nom, ne s’est pas fatigué. Il s’agit presque d’un

pclarousse.jpgCopier/Coller. Toutefois, effectuons une comparaison pour établir précisément les différences :


Le presse citron de 1925 comporte un réceptacle, destiné à retenir les pépins et la pulpe, un socle pour  supporter le verre qui se remplit du jus.  Question esthétique, on aime ou on n’aime pas ; question pratique, on sent que l’objet remplit sa fonction, avec peut-être un problème de stabilité due à la hauteur de l’objet.

 

La copie de Starck est épurée façon Vico ; imaginez presser un demi citron sur cet engin : le jus mélangé aux pépins et à la pulpe dégouline dans un hypothétique récipient que vous n’aurez pas forcément sous la main, comte tenu de sa forme imposée. De surcroît, la stabilité de l’objet est plus que discutable. Au final, mieux vaut acheter une bouteille de Pulco.


Cet exemple est édifiant car il définit les effets du design : on copie un objet courant en supprimant sa praticité. C’est du progrès à rebours, voire de l’obscurantisme.


Je possède le presse citron Philippe Starck : je le connais donc bien et vous assure qu’il est quasiment impossible à utiliser. Mais, après tout, ne serait-ce pas le but ultime du design ?


Dans chaque article à paraître concernant l’Inintelligent Design, j’évoquerai un objet particulier ayant subi la dégradation du design. Selon le niveau de dégradation, j’attribuerai une évaluation allant de un à cinq presse citrons.

PC5.jpg

Objets inanimés, avez-vous donc une âme ? Si oui, entrez en résistance contre ces barbares que sont les designers, qui, sous couvert de modernité vous émasculent  plus rapidement que les parents d'Héloïse.

 

Michel Tournon

 

*Vente en ligne ici, par exemple.

 

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7 décembre 2010 2 07 /12 /décembre /2010 08:10

 

 

film7-copie-1.jpg

 

Bonne réponse de JoeY : il fallait trouver
L'Opération corned beef, de Jean-Marie Poiré, 1991.

 

operation_beef.jpg

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6 décembre 2010 1 06 /12 /décembre /2010 12:22

film6-copie-2.jpg

 

Bonne réponse de JoeY : il s'agit bien du film de Éric Rohmer,
Les Nuits de la pleine lune, 1984.

(L'Inuit de la pleine lune)

 

nuits_lune.jpg

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5 décembre 2010 7 05 /12 /décembre /2010 15:02

Cela fait plusieurs années que je me retiens de publier mon avis éclairé sur le design, avatar de la modernité appliqué aux choses et objets qui nous entourent.


The Little Bob nous informe que le design  c’est l’esthétique industrielle appliquée à la recherche de formes nouvelles et adaptées à leur fonction (pour les objets utilitaires, les meubles, l'habitat en général).


Qui pourrait penser que cette noble intention, qui consiste à associer benoîtement le meilleur du « beau » au meilleur du « pratique », déboucherait rapidement sur une entreprise perverse qui, in fine, ne changerait les choses que pour les rendre moins pratiques. Pourquoi ? Ben, coco, il faut faire du nouveau !


Dans un objet utilitaire, on peut considérer deux aspects : l’aspect pratique et l’aspect esthétique. Un couteau doit être le plus coupant possible et être adapté au produit qu’il doit couper, son manche doit être aussi adapté, etc. Une chaise doit posséder un minimum de confort et doit convenir à toutes les tailles de séants, être stable, hormis des cas particuliers. Une télécommande doit pouvoir s’utiliser d’une main et d’un seul doigt, si possible, à moins que l’on prenne un plaisir aussi malsain que suspect à tripoter ses touches.


Je résumerai l’intérêt de l’aspect esthétique par le dicton « des goûts et des couleurs ». Ce côté « esthétique » est éminemment subjectif, dépend du goût de chacun, des modes et de prétendues nouveautés imposées par des jobards que l’on baptise abusivement « créateurs ».


Cependant, ces deux aspects ne constituent pas des compartiments étanches. Le choix d’un angle droit ou d’un arrondi, d'une forme ou d'une autre, etc.,  dépend autant du pratique que de l’esthétique. Les alternatives « esthétiques » et « pratiques » sont intimement liées et quand on en touche une on fait bouger l’autre.


En fait, je suis trop gentil en les traitant de « créateurs » dans la mesure où l’objet qu’ils vont parfois s’acharner à dénaturer existe déjà. Le néologisme relookeur me semble plus adapté puisque les objets qu’ils vous présentent, sous couvert de nouveauté, existent pour la plupart depuis des millénaires.


Cette pérennité rend malade le designer : comment ces objets ont-ils pu exister avant lui et pourquoi vont-ils lui survivre ? Nous assistons à un combat personnel entre l’Homme et l’Objet. Ce dernier veut rester simple, modeste, offrir au genre humain sa praticité que tant d’anonymes non designers ont améliorée au fil des décennies voire des siècles.


Certes, le designer ne devrait exercer ses talents qu’en matière esthétique. Mais cela le chagrine profondément car il tourne rapidement en rond, et les goûts les couleurs, il en a vite fait le tour… Alors, il fourre son énorme groin dans les aspects pratiques de l’objet. Et comme les objets les plus répandus sont des produits quasiment « finis » au plan pratique, il ne peut qu’apporter destruction et désolation en dégradant systématiquement la praticité.


Insidieusement, les objets qui nous entourent deviennent de moins en moins pratiques à utiliser, à prendre dans sa main, à porter, à stabiliser. Cela fait des années que cette lente mais inexorable dégradation a commencé, recouverte de cette chape d’ignominie appelée design, d’autant plus perverse qu’il est convenu de l’accepter béatement et d’en statufier les représentants les plus médiatiques.


De manière aussi antidémocratique qu’unilatérale, j’ai décidé de créer une rubrique Inintelligent Design, en référence à l’Intelligent Design, dernier déguisement du créationnisme. L’univers n’a pas eu besoin de Dieu pour naître ; les objets n’on pas besoin de designer pour exister.


Michel Tournon


Bientôt sur vos écrans, le deuxième épisode dans lequel on apprendra que Philippe Stark est un faussaire.

 

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5 décembre 2010 7 05 /12 /décembre /2010 11:45

film5-copie-1.jpg

 

JoeY fait la course en tête... Il s'agit en effet du film Mulholland Drive de David Lynch, 2001.

 

(Il s'agit de la carte de L.A., la flèche indique la route Mulholland Drive.)

 

mulholland.jpg

 


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4 décembre 2010 6 04 /12 /décembre /2010 12:26

 

H. G. Wells a certainement écrit
L'Homme invisible avec de l'encre sympathique.

 

M.T.

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4 décembre 2010 6 04 /12 /décembre /2010 11:40

 

 

Côte d'Ivoire (suite) : on devrait l'arraisonner, le Gbagbo !

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3 décembre 2010 5 03 /12 /décembre /2010 13:58

 

 

Côte d'Ivoire : ce Gbagbo, c'est le Titanic !

 

M.T.

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