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23 janvier 2002 3 23 /01 /janvier /2002 18:09

2154

- - -

 

De : Le Zappe

Date :  Mercredi 23, Janvier 2002  17:09

Objet :  Re: As-tu déjà vu ?

 

--- Dans CirqueZavatars, Ze Bath Leurre a écrit

> Hier, mon fils est arrivé de l'école avec un "concours de

poésie"... y

> - ce qui me fait peur

> - j'ai vu ce matin

> - ma maman m'a dit

> - mon papa ma dit

> - quand je serai grand

> - quand je serai grande

> - été comme hiver

> - la nuit dans l'école

> - ce soir à la fête

> - as-tu déjà vu

> - au pays des fées

> - avec un peu d'eau

> - qu'a donc fait le loup

> - si j'avais des ailes

> - quand la nuit s'installe

>

> AS-TU DEJA VU

>

> > As-tu déjà vu

> > un âne en tutu

> > qui bouff' un(e) laitue

>

> > As-tu déjà vu

> > un p'tit gars joufflu

> > qui sort son tir'-jus

>

> > As-tu déjà vu

> > un mec chauv' têtu

> > qu'a du poil au-d'ssus

>

> > As-tu déjà vu

> > ma copine lulu

> > et ses pieds qui... r(e)muent

>

> > As-tu déjà vu

> > autant d' rim(e)s en "u"

> > et le tout d' mon cru

>

> Voilà, si vous pensez que l'on peut "mieux" faire, n'hésitez pas...

> j'aimerais tellement que mon fils décroche le premier prix !!

>

> Ze Bath Leurre

> > j'ai mal occu-

> > pé ma jeunesse

>

 

---------

 

Ohé, Ze, en vlà quelques-uns, à tout hasard...

 

1.

 

Ce qui me fait peur

c'est d' voir la vapeur

du percolateur

 

Ce qui me fait peur

c'est ma grande soeur

quand elle bat l' beurre

 

Ce qui me fait peur

c'est l'instituteur

quand y m' coll' deux heures

 

Ce qui me fait peur

c'est les films d'horreur

et quand les bons meurent

 

Ce qui me fait peur

c'est qu'un jour je meure

bien avant mon heure

 

2.

 

J'ai vu ce matin

le petit Martin

traité de crétin

 

J'ai vu ce matin

danser un pantin

au regard éteint

 

J'ai vu ce matin

flotter mon destin

dans l'azur lointain

 

J'ai vu ce matin

le Giscard d'Estaing

grimé en lutin

 

J'ai vu ce matin

zéro en latin

dans mon bulletin

 

3.

 

Ma maman m'a dit :

"Vivement sam'di

qu'on se barr' d'ici !"

 

Ma maman m'a dit :

"C'est demain mardi

et puis mercredi"

 

Ma maman m'a dit :

"T'as déjà englouti

tout ton sucr' candi ?"

 

Ma maman m'a dit :

"Ton copain Freddy

c'est un vrai bandit !"

 

Ma maman m'a dit :

"On s'en va d'ici

j'ai plus un radis !"

 

4.

 

Mon papa m'a dit :

"Y a du foot sam'di !

Ho ! J'invite Eddy ?"

 

Mon papa m'a dit :

"Je te l'avais dit

et même redit !"

 

Mon papa m'a dit :

"Un tour, ça te dit,

cette après-midi ?"

 

Mon papa m'a dit :

"Ta mère est godi-

che, hein ? en bigoudis !"

 

Mon papa m'a dit :

"Houlà ! Sapristi !

Qu'est-ce que tu grandis !"

 

5.

 

Quand je serai grand

je s'rai un géant

garez-vous là-d'vant

 

Quand je serai grand

je s'rai très chiant

ça va êtr' marrant

 

Quand je serai grand

je dirai aux gens :

"Pas touche aux enfants !"

 

Quand je serai grand

j'aurai tout(e)s mes dents

surtout cell(e)s de d'vant

 

Quand je serai grand

j'prendrai tout mon temps

pour vivre cent ans

 

6.

 

Quand je serai grande

je s'rai un(e) bell' plante

d'un mètre soixante

 

Quand je serai grande

je vivrai d'mes rentes

dans un(e) maison grande

 

Quand je serai grande

je serai l'amante

du comte de Nantes

 

Quand je serai grande

ça m'foutra les glandes

si j'ai pas d' servante

 

Quand je serai grande

j' quitt'rai cett' soupente

j'aurai plus de lentes

 

7.

 

Eté comme hiver

il avait des vers

et le teint tout vert

 

Eté comme hiver

il faisait des vers

c'était pas Prévert

 

Eté comme hiver

ses grands yeux de verre

louchaient à l'envers

 

Eté comme hiver

il allait couvert

d'un vieux manteau vert

 

Eté comme hiver

c'était un pervers

aux vices divers

 

8.

 

La nuit dans l'école

les rats caracolent

entre les pots d'colle

 

La nuit dans l'école

le vieux chat rigole

tell'ment que c'est drôle

 

La nuit dans l'école

y a pas de contrôle

personn' ne s'y colle

 

La nuit dans l'école

l'orvet se gondole

à l'ais' dans l' formol

 

La nuit dans l'école

le gardien picole

avec l'Anatole

 

9.

 

Ce soir à la fête

je fais l'intermède

il faut que j' m'apprête

 

Ce soir à la fête

je m' déguise en bête

des pieds à la tête

 

Ce soir à la fête

je s'rai la plus laide

tu vas voir leur tête

 

Ce soir à la fête

ils vont tomber raides

j'entre par la f'nêtre

 

Ce soir à la fête

si quelqu'un m'embête

j'y fais la gross' tête

 

10.

 

As-tu déjà vu

un hurluberlu

plus con que Lulu ?

 

As-tu déjà vu

comment ce goulu

gobe ses oeufs crus ?

 

As-tu déjà vu

comment l'urubu

déchir' le zébu ?

 

As-tu déjà vu

le cucu le cu-

ré rentrer bitu ?

 

As-tu déjà vu

un fil décousu

sans tirer dessus ?

 

11.

 

Au pays des fées

c'est fort de café

tout ce qui s'y fait

 

Au pays des fées

faut être gonflé

pour pas s'étonner

 

Au pays des fées

il ne pleut jamais

c'est toujours l'été

 

Au pays des fées

faut pas s' fourvoyer

pour y arriver

 

Au pays des fées

le temps s'est figé

y a pas d'horloger

 

12.

 

Avec un peu d'eau

on lave son dos

avant d' fair' dodo

 

Avec un peu d'eau

on coup' l'apéro

mais l'en faut pas trop

 

Avec un peu d'eau

on nag(e) sur le dos

on fait du bateau

 

Avec un peu d'eau

on se perc(e) les os

ça n'a rien d' jojo

 

Avec un peau d'eau

faut d'jà êtr' costaud

pour finir poivrot

 

13.

 

Qu'a donc fait le loup ?

l' a pas fait coucou

il a fait hou ! hou !

 

Qu'a donc fait le loup ?

l' a cherché des poux

l' a r'çu des cailloux

 

Qu'a donc fait le loup ?

avec sa faim d' loup

l' a donc bouffé tout

 

Qu'a donc fait le loup ?

Il a bu un coup

mais sans être soul

 

Qu'a donc fait le loup ?

puis l' a mis les bouts

hé ! à pas de loup

 

14.

 

Si j'avais des ailes

je ferais du zèle

flap flap feraient-elles

 

Si j'avais des ailes

je s'rais demoiselle

ou bien hirondelle

 

Si j'avais des ailes

j'irais aux Seychelles

mais pas à Bruxelles

 

Si j'avais des ailes

je serais pétrel

ou bien crécerelle

 

Si j'avais des ailes

bye bye la d'moiselle

de la maternelle

 

15.

 

Quand la nuit s'installe

moi aussi j' m'installe

au bord du canal

 

Quand la nuit s'installe

j'attaque mes guindals

j' me rince la dalle

 

Quand la nuit s'installe

c'est le bacchanal

cadence infernale

 

Quand la nuit s'installe

qu'on n'y voit que dalle

moi je d'viens Chagall

 

Quand la nuit s'installe

les badauds détalent

j' suis l'amant d'Omphale

 

---

 

Bon, sur ce, à pluche.

 

Le Zappe.

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23 janvier 2002 3 23 /01 /janvier /2002 09:45

2149

- - -

 

De : Le Zappe

Date :  Mercredi 23, Janvier 2002  8:45

Objet :  TROIS LIMERICKS POUR UNE HISTOIRE

 

Y a une épidémie chez les Zavatars ?

 

LOUIS

 

1. CONCERT EROTIQUE

 

Chaque fois qu'il descend sur la ville, Louis

prend ses repas dans le même discret boui-boui.

Ce n'est pas la bouffe mais l'accorte caissière

qui l'attire, surtout : elle a l'art et la manière,

bien qu'elle pète chaque fois qu'elle jouit.

 

2. LE PLANTEUR ET SA RECOLTE

 

"Cette caissière, au fond, n'est qu'une mijaurée,

et elle reçoit d'autres mecs en sa carrée !"

fulmine Louis en contemplant son malheur :

Depuis qu'elle lui a mis la tige en chou-fleur,

impossible d'encor balancer sa purée !

 

3. CUISANT SOUVENIR

 

Tes précieux bijoux, mon Louis, ce n'est plus que du toc.

Finie, et pour longtemps, encore, la voltige au paddock.

Il va falloir fissa que tu la mettes en veilleuse,

puis te farcir sans trop tarder un traitement de choc;

enfin, ne plus la courir, seul'ment la boire, la gueus(z)e !

 

----

 

That's all for today, folks.

 

JMF.

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22 janvier 2002 2 22 /01 /janvier /2002 22:56

2147

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De : Le Zappe

Date :  Mardi 22, Janvier 2002  21:56

Objet :  Un limerick

 

LE FACTIONNAIRE

 

Y avait pas à dire, il avait des arpions

mahousses, ce blafard planté près de l'école.

Je le zieutai de près. "Holà, vous, Tartempion !"

m'hurla-t-il, "dans les rangs, ou bien, moi, je vous colle !"

Je d'mandai à un gniard : "C'est qui, c' quidam ?" "Le pion."

 

-----

 

Y a pas foule, ce soir, sous le chapiteau... C'est relâche ?

 

El Zappe.

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22 janvier 2002 2 22 /01 /janvier /2002 10:21

2143

- - -

 

De : Le Zappe

Date :  Mardi 22, Janvier 2002  9:21

Objet :  Deux limericks

 

Pour commencer la journée, deux machins pondus ce matin à 5 heures.

 

POKER

 

Face à Wild Bill Hickok, le type était subtil.

Pas un trait ne bougeait, et même pas quand il

faisait voir, victorieux, une à une ses cartes.

Bill sortit le grand jeu, se tenant sur ses gardes.

L'autre le sut, et lâcha : "Tu bluff(e)s, alors, Bill ?"

 

- - -

 

BABY-SITTING

 

Elle aimait somnoler, en pinçait pour le vin.

Elle tâta du baby-sitting, mais en vain.

Retrouvant leurs mômes en furie, les parents

la lourdèrent d'autor, lui filant quelques francs :

"Et c'est bien payé, pour trois somm(e)s et un coup d' vin !"

 

----

 

Bon, hé bé, le prix Nobel, c'est pas encore pour cette année...

 

A pluche,

 

JMF.

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16 janvier 2002 3 16 /01 /janvier /2002 17:00

De :  Ze Bath Leurre

Date :  Mercredi 16, Janvier 2002  17:00

Objet :  {1000è Création} projo sur le Zappe

 

Dans l'effervescence (ré)créative du CirqueZavatars, il est passé inaperçu ; 

pourtant, Zavatar Pionnier, puisqu'il était déjà là à la naissance du Cirque, 

il nous a offert, discrètement avant de s'envoler pour la Chine, la 1000è 

création du CirqueZavatars !

 

LA 1000è CREATION !!!!!

 

Oui, notre ZAPPE international, à déposé juste avant d'annoncer son départ 

pour une semaine, dimanche dernier, cette 1000è création du Cirque sous la 

forme d'un .... LIMERICK.... intitulé " L'EAU ? NON ALORS !!"

 

... eh oui, tout ça ne s'invente pas !!!

 

Je sais qu'il ne l'a pas fait exprès, car JMF n'est surtout pas un homme de 

chiffres (à part quelques uns comme 25... 33... 1664... voire 51 !), et les 

seuls calculs qu'il fait volontiers, et de façon naturel sont ceux qui se 

comptent en pieds !

 

Alors je propose pour le Zappe, dès son retour, une standignovècheune !

 

PROJO SUR LE ZAPPE

 

le Zappe, sur le Cirque c'est... depuis le 3 mars 2001 et parmi les 1000 

créations dont auxquelles on cause ... :

 

306 créations à lui tout seul !!! dont :

 

195 limericks

21 sonnets

20 poèmes divers

11 prêt-à-rimer

11 monorimes

7 abécédaires

6 béabasques

6 traductions (de limerick)

5 quatrains

5 cadapoèxquis (cadavres exquis rimés)

3 alphabétises

3 détournements

2 poèmes "alternatifs"

2 boules de neige

2 sizains

1 poème allitératif

1 épicryptogramme

1 haïku (en marchant sur la queue de son chien !)

1 hybride

1 logorallye

1 "sujet de disserte"

et

1 vovotement

 

et bien sûr des milliers de mots d'esprits et de traits d'humour !!

 

VIVE NOTRE ZAPPE !

 

et longue vie au CirqueZavatars !

 

Ze Bath Leurre

> impressionné !

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13 janvier 2002 7 13 /01 /janvier /2002 07:31

2015

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De : JMF

Date :  Dimanche 13, Janvier 2002  6:31

Objet :  Limericks, vous avez dit ?

 

Allez, sacquants chtits avant la route...

 

FLIC STORY

 

Lorsqu'il la vit, le flic fit valoir ses atouts.

Elle, furibarde, s'empara d'un fait-tout

qu'elle avait sorti du four de la cuisinière

et lui en martela méchamment le derrière.

Depuis, brûlé, l'agent d'elle parle debout.

 

- - -

 

AH ! S'ENVOYER EN L'AIR...

 

Il se foutait de tout, du quart comme du tiers,

l'homme d'Ulan Bator. Son coeur était de pierre;

mais elle l'aima dès qu'elle l'aperçut

et, dès lors, entreprit tout, tout ce qu'elle put

pour ramasser un ballon du Mongol fier.

 

- - -

 

ABATTAGE

 

Il lui faut de l'homme, la nymphomane Annick.

Seule avec cent mâles, onc elle ne panique.

Surtout pas le gros bout, qu'elle aime les chandelles !

Jamais elle ne jubile tant que quand elle

s'envoie sur le tas des rangées de mecs, Annick.

 

- - -

 

L'EAU ? NON, ALORS !!!

 

Elle était alcoolo à coup sûr, notre Annick.

Chaque soir, l'était saoule au rade du vieux Nick.

Elle ne mourut pourtant pas d'une cirrhose,

mais d'avoir avalé vraiment très peu de chose :

c'est un glaçon qui tua la petite Annick.

 

- - -

 

CHOIX

 

On lui disait tous : T'es une belle plante, Annick,

prends donc ton courage à deux mains, bois un coup de schnick

et fonce, nom de Dieu, essaie de faire carrière !

Mais la belle n'aime guère exhiber son derrière

et, depuis, chez Lobb, elle vend de la botte, Annick.

 

---

Allez, à plus tard.

 

JMF.

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12 janvier 2002 6 12 /01 /janvier /2002 09:20

De : JMF

Date :  Samedi 12, Janvier 2002  9:20

Objet :  Monorime en -mé

 

Et revoilà les aventures d'Anatole.

 

EDMEE

 

Mon pote Anatole est un allumé :

il sait imiter le plouc rétamé

constatant soudain qu'il s'est fait plumer.

L'ennui, c'est qu'il ne le fait plus jamais.

 

Dans d'élégants tourbillons de fumée,

nous parcourons les routes bitumées,

sauf si nous avons un peu trop humé

les mousses en nos troquets enfumés.

 

Nul besoin dans ce cas d'exhumer

nos souvenirs : il suffit de frimer

le ruban d'en face où je vois Edmée,

 

la gagneuse, qui en pince pour mé-

zig, relever sa jupe de lamé

et m'exhiber son beau chat parfumé.

 

-----

 

Gladys et Edmée sont deux prénoms imaginaires (enfin, un peu), mais 

la personne, elle, a bel et bien existé...

 

El Zappe.

 
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12 janvier 2002 6 12 /01 /janvier /2002 09:14

De : JMF

Date :  Samedi 12, Janvier 2002  9:14

Objet :  Monorime en -vent, -vant et -van.

 

Attention, y a du vent... En passant, merci à Audrey d'avoir inventé 

son personnage d'Anatole, il va souvent servir.

 

VENT

 

Mon pote Anatole est un gars crevant :

il imite très bien l'engoulevent

égaré le soir, quand il fait grand vent.

L'ennui, c'est qu'il ne le fait pas souvent.

 

En tandem, moi derrière et lui devant,

on parcourt les routes en soulevant

la poussière, sauf les jours où, pleuvant,

on attend au troquet, assis devant

 

nos chopes sans cesse remplies, rêvant

ou échangeant des propos fort savants

sur les gagneuses qu'on voit sous l'auvent

 

d'en face. Gladys, qui vient du Morvan,

ne met jamais de culotte et le vent

fait frémir d'aise son chat émouvant.

 

-----

 

A plus.

 

El Zappe.

 
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12 janvier 2002 6 12 /01 /janvier /2002 09:07

De : JMF

Date :  Samedi 12, Janvier 2002  9:07

Objet :  Reprise de rimes (2)

 

Un autre, avec les rimes de "La Maline", d'Arthur, encore :

 

LA COCOTTE

 

Ca, on peut le dire, qu'elle se parfumait !

Et pas au Chanel Cinq ! J'en étais mal à l'aise :

"Et je t'en colle ici, et puis, là, je m'en mets ?"

Chez moi, le lendemain, on savait quelle chaise

 

avait porté son cul. Mais je me tenais coi.

Je fumais mon londrès en tirant des bouffées

à asphyxier un mort et je savais pourquoi.

Un jour, elle arriva, pas à demi coiffée,

 

mais déjà aspergée. Elle dit en tremblant :

"Pourrais-tu me céder quelques chèques en blanc ?"

"Rien que ça ?" lui dis-je, affichant une moue

 

macabre. "Allez, mon chou, cela pourrait m'aiser !"

"Holà ! Stop !", me fais-je, "elle va te baiser !

Réveillons-la !" Et vlan ! Deux baffes sur la joue.

 

-----

 

Je sens que je vais finir par avoir des ennuis avec "SOS, femmes 

battues", si ça continue...

 

El Zappe.

 
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12 janvier 2002 6 12 /01 /janvier /2002 08:59

De : JMF

Date :  Samedi 12, Janvier 2002  8:59

Objet :  Reprise de rimes

 

Se lèvent tôt, les Zavatars, ce samedi...

 

Avec les rimes de "Au Cabaret vert", d'Arthur :

 

LE MARCHAND AMBULANT

 

Depuis un demi-siècle, il vendait des bottines

de marché en marché, autour de Charleroi.

Dès l'aube, il emportait chaque fois ses tartines,

un flacon de pékèt (*) pour quand il avait froid,

 

mettait sur sa charrette une chaise, une table

et s'en allait poussant. On le disait naïf :

il avait le fond bon, voire même adorable,

bien que d'aucuns dissent qu'il pouvait être vif.

 

Pousser sa charrette, c'était la pire épreuve

qu'il eût à affronter, mais il faisait son beurre,

notant dans un cahier qu'il avait colorié

 

ses moindres dépenses, un oeuf cuit, une gousse

d'ail, un pain, un cigare, un pékèt (*), une mousse.

Ses voisins de marché l'appelaient "l'arriéré".

 

(*) Genièvre, en Wallonie.

 

-----

 

Et c'est pas fini.

 

El Zappe.

 
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