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4 novembre 2008 2 04 /11 /novembre /2008 09:50
Un squelette vous manque...

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4 novembre 2008 2 04 /11 /novembre /2008 09:39

Eric avait presque trouvé : il s'agissait du film Tels Pères, telle fille,
deuxième volet de l'adaptation américaine de Trois Hommes et un couffin.
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3 novembre 2008 1 03 /11 /novembre /2008 10:03

Une aide : il s'agit de la voyante Madame Soleil
 et le titre du film est aussi le nom d'un jeu d'enfant.

Bravo, il s'agissait bien de 1,2,3, Soleil !, film de Bertrand Blier
avec Anouk Grimberg.
M.T.
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2 novembre 2008 7 02 /11 /novembre /2008 16:13
Week-end de Toussaint oblige, repos (pas éterrnel,  toutefois), pour deux jours , rdv lundi 3 novembre.
Michel
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31 octobre 2008 5 31 /10 /octobre /2008 11:07

 

    Le nom de Pierre Doris ne dit peut-être pas grand-chose aux plus jeunes. Leurs parents ou grands-parents se rappelleront d’un bonhomme rondouillard, humoriste, racontant des histoires que la majorité bien pensante qualifiait de mauvais goût. De fait, on peut retenir de lui qu’il n’était qu’un petit deuxième voire troisième couteau, à la limite du canif.

    Et pourtant, à l’heure du retour à l’ordre moral et aux multiples procès pour humour de mauvais aloi, Pierre Doris devrait être cité en exemple.

    S’il a débuté en 1938, il s’est surtout exprimé dans les années 50, 60 et un peu 70. Rappelons qu’à ces époques, Le Gorille de Brassens était interdit de diffusion, comme Le Déserteur de Boris Vian et qu’une présentatrice télé, Noelle Noblecourt, s’était fait lourder en 1964 de la télé pour avoir osé montrer ses genoux…

    A partir de 1960, seul un électron libre nommé Hara-Kiri se permettait de franchir la ligne des interdits moraux mais sa diffusion était marginale, et rien que de penser que j’ai balancé ma collection à la poubelle il y a presque quarante ans, j’ai la nausée…

    Le grand mérite de Pierre Doris, c’est d’avoir « popularisé » l’humour noir. Certes, initialement, il oeuvrait en cabaret, lieu où traditionnellement une certaine permissivité était de mise. Mais de temps en temps, une de ses blagues étaient diffusées à la radio ou la télé à une époque où les blagues de Toto, de cocus ou concernant le service militaire représentaient le top de l’humour hexagonal. Ayons une pensée émue pour ce soldat nommé Toto dont la femme est adultère : je suis certain que de nos jours il gagnerait son procès contre l’humoriste qui oserait raconter ce genre de blague !

    L’humour noir, c’est de la philosophie ! C’est une réaction de défiance de l’homme envers ce qui l’obsède toute sa vie : sa propre mort… C’est rigoler, souvent malgré soi, à l’écoute de quelqu’un qui a osé transgresser les limites labiles qui séparent le bon du mauvais goût. Qui n’a pas eu envie une fois de se marrer lors d’un enterrement ? L’humour est souvent une transgression s’exerçant au détriment de quelqu’un, de quelque chose, d’un événement… Bon, j’arrête, j’entends des ronflements venus du fond de mon écran !

    Pour terminer, deux exemples trouvés dans ce livre * :

- On m’a mis en prison parce que j’ai aidé un aveugle à descendre du trottoir…
- Ah oui ? C’était où ?-
- A Venise…

- Maman, maman, j’aurai quoi comme cadeau à Noël ?
- Rien, tu as déjà un cancer, ça suffit comme ça !

Michel Tournon

* Pierre Doris… raconte ! Les histoires les plus drôles de l’humour noir, Mengès Editeur

 

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31 octobre 2008 5 31 /10 /octobre /2008 10:34
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31 octobre 2008 5 31 /10 /octobre /2008 09:17

Pas de proposition ? Il s'agissait du film TheTruman Show, avec Jim Carrey
(La photo représente Harry Truman)
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30 octobre 2008 4 30 /10 /octobre /2008 17:09

Beaucoup prédisent l'assassinat prochain d'Obama. Dans cette triste perspective (dont je ne souhaite, évidemment pas la réalisation), j'ai écrit les paroles d'une chanson à fredonner sur l'air de "Elle va mourir la mamma" de Charles Aznavour.
 

Ils sont venus, ils sont tous là
Dès qu`ils ont entendu ce cri
Il va mourir Obama a a …


Ils sont venus, ils sont tous là,
Même ceux de Little Italie,
Les meilleurs vendeurs de pizzas,
Y’a mêm' Scorsese le fils chéri
Avec des spaghettis pleins les bras as as…

Le Ku Klux Klan l’a dessoudé,
Sur un grand lit, il est blessé,
Il va mourir Obama a a...

C’est drôle, on ne se sent pas triste
Auprès du lit de l’abjection
Y’a même Clinton et sa flûtiste
Qui jouent en faisant attention
A Obama a a…

Sa femm’ Michèle, elle est en vrac
Z’ ont aussi cassé la  Barack
Il va mourir Obama a a…

Et toi MacCain, réfléchis bien,
Cet homme blessé que tu vois
N’est certes pas un Vietnamien
S’il te plaît, ne l’achève pas

Ce brav’ Barack Obama a a…
Ronald MacDo, que fais-tu là ?
Tes cheese burgers, il n’en veut pas,
Il va mourir Obama a a…

Madame Palin pleine de glace,
Vu que tu viens de l’Alaska,
Tu ne pendras jamais sa place
llico, Sarah, casse-toi !
Fous la paix au pauvre Obama a a…

On le réchauffe au Jack Daniels
Pour éviter qu’il coule une bielle,
Il va mourir Obama a a…

Et tous les hommes ont eu si chaud
Qu’ils en ont du mal aux orteils
Pour faire passer tous ces bobos
Ils sifflent du Coca en bouteille
Trinquant à ce cher Obama a a…

Et Monica, se souvenant,
Veut le guérir, suavement,
Il va mourir Obama a a…

Ave Obama
Il y a tant d’amour, de souvenirs
Autour de toi, toi Obama,
Entre les planches tu vas pourrir
Pour toujours tu te repos’ras
Et jamais, jamais, jamais,
L’Oncle Sam ne t’oubliera….

Michel Tournon

 

 

 

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30 octobre 2008 4 30 /10 /octobre /2008 09:18


Bravo ! Il s'agit bien de Le Salaire de la peur de G. Clouzot.
 (Le scalaire de la peur).
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29 octobre 2008 3 29 /10 /octobre /2008 13:27
Je n'ai pas encore vu le film Entre les Murs. Toutefois, sur une liste de diffusion à laquelle j'appartiens, un des membres a envoyé en pièce jointe l'article ci-dessous, issu du Libération du 22 octobre 2008. La critique de cet article va au-delà du film en question et présente un des problèmes essentiels de l'école actuelle. Je voulais le mettre en lien, mais apparemment, les articles remontant à une semaine ou plus ne semblent pas accessibles gratuitement sur le site de Libération.

L'école du bavardage
PAR THOMAS CLERC, maître de conférences à Paris-X Nanterre, ex-professeur du secondaire.

Il est difficile pour un professeur du secondaire de juger le film de Laurent Cantet Entre les murs,  comme s'il était trop concerné. Opérer une distinction entre le film et son sujet, l'école, est ardu: les acteurs jouent leur propre rôle et le film adopte une esthétique pseudo-documentaire qui n'est pas la réalité (à cause du choix des séquences et du montage) mais qui s'en rapproche de façon sensible. J'ai retrouvé l'ambiance de mes années passées au collège ou au lycée, en pire. Le mérite d'Entre les murs est de montrer aux Français la difficulté du métier de professeur en termes plus éloquents qu'un livre : le naturalisme du «roman» de Bégaudeau trouve ici sa meilleure incarnation. Indépendamment de ses qualités filmiques, Entre les murs décrit bien la crise terrible de l'enseignement qu'on pourrait lire à travers le prisme du bavardage.

Le bruit règne au collège Françoise-Dolto : le silence, sans lequel l'acquisition du savoir est à cet âge impossible, n'existe pas. L'indistinction entre la cour et la salle de cours est la réalité de l'espace scolaire. Les «enfants» sont niés dans leur étymologie même (in- fans, qui n'a pas la parole), puisque le collège est en proie à une maladie endémique du langage, le bavardage. Le professeur Bégaudeau ne transmet rien à ses élèves : il parle avec eux sans cesse, dans un univers saturé de ce qu'en rhétorique aussi on appelle le bruit, qui perturbe toute communication normale. la parole, ravalée au rang de pur phénomène acoustique, véhicule peu de contenu et ne relève d'aucune réflexivité. Les deux fonctions essentielles du langage, référentielle (information) et poétique (possibilités créatrices des mots), reculent devant la fonction phatique, celle de simple contact, la plus pauvre, la plus brute. Ainsi, quand le professeur donne le vocabulaire, il ne le rattache à aucune histoire lexicale, se contentant du sens, que les élèves ne peuvent qu'oublier aussitôt.

L'échange verbal se fait ensuite de façon totalement anarchique: les élèves interrompent le cours en permanence par des questions extrascolaires qui empêchent toute autonomie disciplinaire. Ce n'est pas un cours de français, c'est une suite de coups de langue où domine la tchatche. L'expression libre est ici responsable du désordre et de l'affligeante médiocrité des propos : demander à des adolescents de faire leur autoportrait est improductif puisque c'est un exercice pour des sujets ayant opéré le détachement entre soi et l'image de soi, via la culture. Comme ils n'ont rien à dire et que ce qu'ils pourraient apprendre ne fait pas partie de leurs intérêts immédiats, les élèves, donc, «s'expriment». Du coup la violence, que l'art rhétorique sert à sublimer, triomphe parce que les règles élémentaires du cours sont abolies : absence de hiérarchie, tutoiement, asyntaxisme, inculture organisée, spontanéisme. La valeur attachée à la parole écrite et orale est sacrifiée: le démocratisme devient le culte de la réplique, du stéréotype, de l'agressivité. Trop en empathie avec ces vampires que sont les adolescents, le professeur commet une erreur fondamentale en leur répondant sur le même registre.

Bégaudeau et Cantet sont de gauche mais leur film donne des arguments massue aux penseurs de droite qui, de Renaud Camus à Finkielkraut, ont pointé ces dérives depuis plus de vingt ans que le libéralisme participe à la destruction de l'école républicaine. La «désacralisation» du savoir (maître mot des auteurs, pour qui la sacralisation et l'autorité sont en soi réactionnaires) a paradoxalement abouti à creuser les inégalités entre les élèves, qui sentent le mauvais tour qu'on leur joue en prétendant être à égalité avec eux. L'école du bavardage se modèle sur le monde réel où l'omniprésence de la parole promotionnelle a remplacé le discours critique.
Dans ce viol linguistique constant, les professeurs ne sont pas en reste: leur truc à eux, c'est le «dialogue», la réunionite et le droit de vote, dont les penseurs anarchistes disaient qu'on ne l'ôterait jamais de la surface du globe. Le spectacle de ces professeurs, délégitimés d'avance par une société qui remplace le savoir par le bavardage, est instructif. Leur seule façon de récupérer une autorité, sans laquelle il n'y a pas de sujets, est de mimer un incessant théâtre de décisions. Privé de toute réelle possibilité de transmission, le corps enseignant se réfugie dans le bavardage légal, occupation dont cette corporation a le secret: les conseils de classe, les conseils de discipline, les réunions de crise sont les dérisoires issues d'une parole qui, dépourvue de performativité (celle de l'autorité compétente), n'a plus que la procédure démocratique pour exutoire tardif; or c'est le défaut d'autorité des adultes au conseil de classe qui entraînera après coup l'exclusion de Souleymane pendant le cours. L'institution scolaire devient coercitive puisque l'autorité a cédé la place au pouvoir.

Moi aussi j'ai traversé cet enfer et, comme Bégaudeau, je l'ai quitté, ne pouvant supporter de voir dévalué l'usage de la parole et de la littérature dans un métier qui la tient a priori pour une fin en soi. Les professeurs que les élèves respectent sont ceux qui ont du charisme, comme par hasard. Les autres sont des masochistes ou des idéalistes (c'est la même chose): qui, en voyant ce film vrai, voudrait devenir professeur? Si les élèves sont violents, c'est aussi parce qu'ils souffrent du mal qu'on cause au savoir et à leurs représentants, tournés en dérision par une société qui ne croit plus à 1'auctoritas du verbe, sinon sous ses formes faibles, marketing, langue de bois, verbiage ou insulte. Le vacarme (titre d'une revue qui continue, quarante ans après 68, à fustiger l'autorité) est nuisible à toute forme d'élévation.

La dévaluation qualitative du langage est le thème profond du film- lorsqu'une élève vient à la fin de l'année dire qu'elle n'a rien appris, tout est dit. Comme l'écrivait Pasolini, «le bavardage est anhistorique, seul le discours est historique.» Le film de Cantet, quoique parlant, est muet dans ses intentions : c'est un film sans point de vue, qui recourt à la neutralité pour prévenir toute récupération et capter un large public. On peut y déceler un point de vue de gauche prônant plus de moyens pour l'école; on peut au contraire y voir la faillite des politiques démagogiques en matière d'éducation. Cette neutralité est le paradoxe d'un film débordé par son sujet, et par là même directement traitable par les pouvoirs publics.

In Libération du 22 octobre 2008
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