Il pleut à la Saint Renaud :
l'automne s'annonce penaud.
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Il pleut à la Saint Renaud :
l'automne s'annonce penaud.
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Langue ourdie
La parole est d’argent, le silence est d’or. Si je comprends bien, quand on va demander les intérêts acquis par son silence au guichet de sa banque, on perd du fric ? Et la minute de silence, quelle est sa cote à la bourse ? En plus, ça m’étonnerait que les muets soient plus riches que les autres ! En réalité, je suis persuadé que le dicton initial était : La parole est d’argent, le silence endort, pensée aussi profonde que vide de sens.
Michel Tournon
A la Sainte Edith,
on te souhaite un bon tirage.
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Voici un poèmeque victor hugo écrivit un 16 septembre :
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LES CHANTS DU CREPUSCULE
XXXIX - DATE LILIA
Oh ! si vous rencontrez quelque part sous les cieux
Une femme au front pur, au pas grave, aux doux yeux,
Que suivent quatre enfants dont le dernier chancelle,
Les surveillant bien tous, et, s'il passe auprès d'elle
Quelque aveugle indigent que l'âge appesantit,
Mettant une humble aumône aux mains du plus petit ;
Si, quand la diatribe autour d'un nom s'élance,
Vous voyez une femme écouter en silence,
Et douter, puis vous dire : - Attendons pour juger.
Quel est celui de nous qu'on ne pourrait charger?
On est prompt à ternir les choses les plus belles.
La louange est sans pieds et le blâme a des ailes. -
Si, lorsqu'un souvenir, ou peut-être un remords,
Ou le hasard vous mène à la cité des morts,
Vous voyez, au détour d'une secrète allée,
Prier sur un tombeau dont la route est foulée,
Seul avec des enfants, un être gracieux
Qui pleure en souriant comme l'on pleure aux cieux ;
Si de ce sein brisé la douleur et l'extase
S'épanchent comme l'eau des fêlures d'un vase ;
Si rien d'humain ne reste à cet ange éploré ;
Si, terni par le deuil, son oeil chaste et sacré,
Bien plus levé là-haut que baissé vers la tombe,
Avec tant de regret sur la terre retombe
Qu'on dirait que son coeur n'a pas encor choisi
Entre sa mère au ciel et ses enfants ici ;
Quand, vers Pâque ou Noël, l'église, aux nuits tombantes,
S'emplit de pas confus et de cires flambantes,
Quand la fumée en flots déborde aux encensoirs
Comme la blanche écume aux lèvres des pressoirs,
Quand au milieu des chants d'hommes, d'enfants, de femmes,
Une âme selon Dieu sort de toutes ces âmes,
Si, loin des feux, des voix, des bruits et des splendeurs,
Dans un repli perdu parmi les profondeurs,
Sur quatre jeunes fronts groupés près du mur sombre,
Vous voyez se pencher un regard voilé d'ombre
Où se mêle, plus doux encor que solennel,
Le rayon virginal au rayon maternel ;
Oh ! qui que vous soyez, bénissez-la. C'est elle !
La soeur, visible aux yeux, de mon âme immortelle !
Mon orgueil, mon espoir, mon abri, mon recours !
Toit de mes jeunes ans qu'espèrent mes vieux jours !
C'est elle ! la vertu sur ma tête penchée ;
La figure d'albâtre en ma maison cachée ;
L'arbre qui, sur la route où je marche à pas lourds,
Verse des fruits souvent et de l'ombre toujours ;
La femme dont ma joie est le bonheur suprême ;
Qui, si nous chancelons, ses enfants ou moi-même,
Sans parole sévère et sans regard moqueur,
Les soutient de la main et me soutient du coeur ;
Celle qui, lorsqu'au mal, pensif, je m'abandonne,
Seule peut me punir et seule me pardonne ;
Qui de mes propres torts me console et m'absout ;
A qui j'ai dit : toujours ! et qui m'a dit : partout !
Elle ! tout dans un mot ! c'est dans ma froide brume
Une fleur de beauté que la bonté parfume !
D'une double nature hymen mystérieux !
La fleur est de la terre et le parfum des cieux !
Victor Hugo - 16 septembre 1834
Voici un poème que Victor Hugo a écrit un 15 septembre :
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TOUTE LA LYRE
LES SEPT CORDES - II
X
Le soir calme et profond se répand sur la plaine.
Ma fille, asseyons-nous. Le couchant jette à peine
Une vague lueur sous l'arche du vieux pont.
Une forge lointaine à l'angélus répond.
Le Seigneur sur la cloche et l'homme sur l'enclume
Forgent la même chose, et l'étoile s'allume
Là-haut en même temps qu'ici-bas le foyer.
Notre destin, vois-tu, mon ange, est tout entier
Dans ces deux bruits qui sont deux voix, deux voix austères ;
Tous deux conseillent l'homme au milieu des mystères,
Et lui montrent le but, le port, le gouvernail.
La cloche dit : prière ! et l'enclume : travail !
15 septembre 1849
A la Saint Roland,
embouche ton olifant
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Voici un poème que Victor Hugo a écrit un 14 septembre :
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ODES ET BALLADES
BALLADES
BALLADE NEUVIEME
ECOUTE-MOI, MADELEINE
Écoute moi, Madeleine!
L'hiver a quitté la plaine
Qu' hier il glaçait encore
Viens dans ces bois d'ou ma suite
Se retire au loin conduite
Par les sons errants du cor!
Viens! on dirait, Madeleine,
Que le printemps, dont l'haleine
Donne aux roses leurs couleurs,
A cette nuit pour te plaire,
Secoué sur la bruyère
Sa robe pleine de fleurs!
Si j'étois, ô Madeleine,
L'agneau dont la blanche laine
Se démêle sous tes doigts!..
Si j'étois l'oiseau qui passe,
Et que poursuit dans l'espace
Un doux appel de ta voix!..
Si tu voulais, Madeleine,
Au lieu de la marjolaine
qui pare ton chaperon,
Tu porterais la couronne
De comtesse ou de baronne,
Dont la perle est le fleuron!..
Si tu voulais, Madeleine,
Je te ferais Châtelaine;
Je suis le comte Roger;
Quitte pour moi ces chaumières,
A moins que tu ne préfères
Que je me fasse berger!
Victor Hugo - 14 septembre 1825
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une autre date ?
A la Sainte Croix Glorieuse,
tu n'en crois pas tes valseuses.
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A la Saint Aimé,
trinque au Saint-Amour
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A la Saint Aimé,
c'est c' qu'il y a d' plus beau !
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