Pourquoi Gérard Larcher (président du Sénat) est-il appelé Érik lorsqu'il n'est pas sur son lieu de travail ?
La raison est simple : quand il n'est pas sur son lieu de travail, il est hors sénat...
(j'aurais aimé écrire dans l'almanach Vermot !)
M.T.
e me dis "chic, une nouvelle cousine qui cherche à entrer en contact avec moi !"Y'en a marre.
Ça va faire une vingtaine d'années que je tapote sur un clavier plus ou moins tempéré (Minitel, Internet) et rien ne change. Pire, le politiquement correct progresse à grands pas et l'on ne peut plus sortir une vanne, un calembour, une blague sans que l'on vous taxe de grossier, de défenseur du mauvais goût, voire de raciste. Je dirais à ces pisse-vinaigre (vinaigre d'alcool, même pas de vin) que nimporte quelle forme l'humour se fait (à des degrés divers ou celsius, c'est comme en veut) au détriment d'une personne, dune chose, dune idée
Je suis prêt à le démontrer.
Alors, pitié, les moralistes de tous poils, foutez-la paix à ceux qui essaient d'arracher un sourire à leurs congénères, qui comme lui savent que ce bas monde n'est qu'un océan de douleurs, de larmes et de désespérance (comme le beurre) et que de toutes les façons, quoi qu'il en soit, personne n'en sortira vivant.
Daccord, le mauvais goût existe : cest celui des autres. Ça ne vous fait même pas sourire : vous nêtes pas obligés de le manifester. Ça vous choque par la crudité des termes, par l'évocation d'événements que l'on dissimule habituellement, parce que l'on parle de mort, de maladies, de choses honteuses, de sexe, de pipi caca, de catastrophes qui forgent l'actualité ?
Mais que craignez-vous si vous en rigolez ? De terminer en enfer ?
S'il vous reste quelques neurones disponibles, tâchez de comprendre que lorsque ce genre d'humour que vous qualifiez de douteux est pratiqué, ce nest pas pour faire du mal à une personne ou une communauté en particulier. L'humour noir nest pas destiné à se moquer des gens qui sont en deuil ou mourants : il permet aux « pratiquants » et à ceux qui en rient de voir le monde différemment selon un angle qui permet de relativiser les événements qui nous entourent. Et si leur attitude nest pas politiquement correcte selon vos critères traditionalistes, laissez-les quand même vivre !
Traiter de raciste l'auteur dune blague sur les arabes, les blondes, les belges (jen ai connu qui étaient les trois à la fois) est un non sens et finit pas enlever la véritable signification de ce mot, tant il est dévoyé. Dailleurs, sans faire de la psycho à deux balles la brouette, je suis persuadé que ceux qui voient du racisme partout ne sont pas très au net (très honnêtes, treize au Net) avec eux-mêmes vis-à-vis de ce fléau. Et si celui qui raconte ce genre de blague est un raciste avéré, croyez-vous que d'interdire lesdites blagues le ramènera dans le droit chemin ? Foutaises !
Bon, je deviens casse-pieds, jarrête. Mais bon Dieu, quest-ce que jai peur de cet ordre moral imposé par ces culs-bénis (oui oui) ! En fait, même s'ils s'affichent comme ouvertement de gauche, ces bien pensants ont exactement l'attitude des cathos qui eux, au moins, ont le courage d'annoncer la couleur.
Non, tiens, un dernier exemple pour montrer la progression du politiquement correct : imaginez aujourdhui une nouvelle pièce ou film du genre « La Cage aux folles » (qui remonte à environ 25 ans). Je suis certain que ce serait interdit dans les théâtres ou les salles de ciné.
Cest ce quon appelle le progrès, chez les bien-pensants.
À méditer.
Comme Baby, je come back.
Cela fait deux mois que je me suis retiré dans une cellule plus austère que Paul afin de méditer sur la destinée humaine, notre rôle dans le cosmos et l'endroit où j'ai dû paumer mes //!!###**@@@ de lunettes.
La photo ci-dessous vous montre les conditions de vie extrêmes que j'ai adoptées pendant cette période. On remarquera l'exiguïté et la rusticité de la cellule propices au recueillement transcendantal à pénétration oblique.
Cette période de solitude m'a considérablement changé : vous vous en apercevrez à la gravité du ton (parfois en miettes) de mes prochains articles notamment à cause de la révélation que j'ai eue hier en entrant dans ma chambre : mon pieu existe, je l'ai rencontré.
J'ai longuement hésité à publier cette photo, reflet sans concession d'un moment de ma vie à la limite du supportable, compte tenu de la dureté de l' image et des âmes sensibles susceptibles de se connecter à Sororimmonde.
La vérité peut être aussi cruelle que nue et nonobstant mes réticences, je choisis de diffuser l'illustration ci-dessous. Mille pardons pour les réactions de rejet qu'elle pourra susciter.