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22 juillet 2006 6 22 /07 /juillet /2006 08:22
Voici un poème que Victor Hugo a écrit un 22 juillet :

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LES CHANSONS DES RUES ET DES BOIS

LIVRE PREMIER - JEUNESSE

I - FLORÉAL

I - ORDRE DU JOUR DE FLOREAL

Victoire, amis! je dépêche
En hâte et de grand matin
Une strophe toute fraîche
Pour crier le bulletin.

J'embouche sur la montagne
La trompette aux longs éclats;
Sachez que le printemps gagne
La bataille des lilas.

Jeanne met dans sa pantoufle
Son pied qui n'est plus frileux;
Et voici qu'un vaste souffle
Emplit les abîmes bleus.

L'oiseau chante, l'agneau broute;
Mai, poussant des cris railleurs,
Crible l'hiver en déroute
D'une mitraille de fleurs.

II

Orphée, aux bois du Caÿstre,
Écoutait, quand l'astre luit,
Le rire obscur et sinistre
Des inconnus dans la nuit.

Phtas, la sibylle thébaine,
Voyait près de Phygalé
Danser des formes d'ébène
Sur l'horizon étoilé.

Eschyle errait à la brune
En Sicile, et s'enivrait
Des flûtes du clair de lune
Qu'on entend dans la forêt.

Pline, oubliant toutes choses
Pour les nymphes de Milet,
Épiait leurs jambes roses
Quand leur robe s'envolait.

Plaute, rôdant à Viterbe
Dans les vergers radieux,
Ramassait parfois dans l'herbe
Des fruits mordus par les dieux.

Versaille est un lieu sublime
Où le faune, un pied dans l'eau,
Offre à Molière la rime,
Étonnement de Boileau.

Le vieux Dante, à qui les âmes
Montraient leur sombre miroir,
Voyait s'évader des femmes
Entre les branches le soir.

André Chénier sous les saules
Avait l'éblouissement
De ces fuyantes épaules
Dont Virgile fut l'amant.

Shakspeare, aux aguets derrière
Le chêne aux rameaux dormants,
Entendait dans la clairière
De vagues trépignements.

Ô feuillage, tu m'attires;
Un dieu t'habite; et je crois
Que la danse des satyres
Tourne encore au fond des bois.

Victor Hugo - 22 juillet 1859

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21 juillet 2006 5 21 /07 /juillet /2006 09:44

A la Saint Victor,
hue ! go !

 

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21 juillet 2006 5 21 /07 /juillet /2006 08:20
Voici un pème que Victor Hugo a écrit un 21 juillet :

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LES QUATRE VENTS DE L'ESPRIT

EN PLANTANT LE CHÊNE DES ÉTATS-UNIS D'EUROPE
DANS LE JARDIN DE HAUTEVILLE HOUSE LE 14 JUILLET 1870

AUX PROSCRITS

I

Semons ce qui demeure, ô passants que nous sommes !
Le sort est un abîme, et ses flots sont amers,
Au bord du noir destin, frères, semons des hommes,
Et des chênes au bord des mers !

Nous sommes envoyés, bannis, sur ce calvaire,
Pour être vus de loin, d'en bas, par nos vainqueurs,
Et pour faire germer par l'exemple sévère
Des coeurs semblables à nos coeurs.

Et nous avons aussi le devoir, ô nature,
D'allumer des clartés sous ton fauve sourcil,
Et de mettre à ces rocs la grande signature
De l'avenir et de l'exil.

Sachez que nous pouvons faire sortir de terre
Le chêne triomphal que l'univers attend,
Et faire frissonner dans son feuillage austère
L'idée au sourire éclatant.

La matière aime et veut que notre appel l'émeuve ;
Le globe est sous l'esprit, et le grand verbe humain
Enseigne l'être, et l'onde, et la sève, et le fleuve,
Qui lui demandent leur chemin.

L'homme, quand il commande aux flots de le connaître,
Aux mers de l'écouter dans le bruit qu'elles font,
A la terre d'ouvrir son flanc, aux temps de naître,
Est un mage immense et profond.

Ayons foi dans ce germe ! Amis, il nous ressemble.
Il sera grand et fort, puisqu'il est faible et nu.
Nous sommes ses pareils, bannis, nous en qui tremble
Tout un vaste monde inconnu !

Nous fûmes secoués d'un arbre formidable,
Un soir d'hiver, à l'heure où le monde est puni,
Nous fûmes secoués, frères, dans l'insondable,
Dans l'ouragan, dans l'infini.

Chacun de nous contient le chêne République ;
Chacun de nous contient le chêne Vérité ;
L'oreille qui, pieuse, à nos malheurs s'applique,
T'entend sourdre en nous, Liberté !

Tu nous jettes au vent, Dieu qui par nous commences !
C'est bien. Nous disperser, ô Dieu, c'est nous bénir !
Nous sommes la poignée obscure des semences
Du sombre champ de l'avenir.

Et nous y germerons, n'en doutez pas, mes frères,
Comme en ce sable, au bord des flots prompts à s'enfler,
Croîtra, parmi les flux et les reflux contraires,
Ce gland, sur qui Dieu va souffler !

II

O nature, il s'agit de faire un arbre énorme,
Mouvant comme aujourd'hui, puissant comme demain,
Figurant par sa feuille et sa taille et sa forme
La croissance du genre humain !

Il s'agit de construire un chêne aux bras sans nombre,
Un grand chêne qui puise avec son tronc noueux
De la nuit dans la terre et qui force cette ombre
A s'épanouir dans les cieux !

Il s'agit de bâtir cette oeuvre collective
D'un chêne altier, auguste, et par tous conspiré,
L'homme y mettant son souffle et l'océan sa rive,
Et l'astre son rayon sacré !

Nature, que je sens saigner par nos fêlures,
Dont l'âme est le foyer où nous nous réchauffons,
Et dont on voit la nuit les vagues chevelures
Flotter dans les souffles profonds,

Nous confions cet arbre à tes entrailles, mère !
Fais-le si grand, qu'égal aux vieux cèdres d'Hébron,
Il ne distingue pas l'aigle de l'éphémère
Et la foudre du moucheron ;

Et qu'un jour le passant, quand luira l'aube calme
De l'affranchissement des peuples sous les cieux,
Croie, en le voyant, voir la gigantesque palme
De cet effort prodigieux !

Nous te le confions, plage aux voix étouffées.
O sinistre océan, nous te le confions ;
Nous confions le chêne adoré des Orphées
Aux flots qu'aimaient les Amphions !

Nuages, firmaments, pléiades protectrices,
Écumes, durs granits, sables craints des sondeurs,
Nous vous le confions ; et soyez ses nourrices,
Ténèbres, clartés, profondeurs !

III

Vents, vous travaillerez à ce travail sublime ;
O vents sourds, qui jamais ne dites : c'est assez !
Vous mêlerez la pluie amère de l'abîme
A ses noirs cheveux hérissés.

Vous le fortifierez de vos rudes haleines ;
Vous l'accoutumerez aux luttes des géants ;
Vous l'effaroucherez avec vos bouches pleines
De la clameur des océans.

Et vous lui porterez, vents, du fond des campagnes,
Vents, vous lui porterez du fond des vastes eaux,
Le frisson des sapins de toutes les montagnes
Et des mâts de tous les vaisseaux.

Afin qu'il soit robuste, invincible, suprême,
Et qu'il n'ait peur de rien au bord de l'infini!
Afin qu'étant bâti par les destructeurs même,
Des maudits même il soit béni !

Afin qu'il soit sacré pour la mer sa voisine,
Que sa rumeur s'effeuille en ineffables mots,
Et qu'il grandisse, ayant la nuit dans sa racine,
Et l'aurore dans ses rameaux !

IV

Oh ! qu'il croisse ! qu'il monte aux cieux où sont les flammes !
Qu'il ait toujours moins d'ombre et toujours plus d'azur,
Cet arbre, en qui, pieux, penchés, vidant nos âmes,
Nous mettons tout l'homme futur !

Qu'il ait la majesté des étoiles profondes
Au-dessus de sa tête, et sous ses pieds les flots !
Et qu'il soit moins ému du murmure des mondes
Que des chansons des matelots !

Qu'il soit haut comme un phare et beau comme une gerbe !
Qu'il soit mobile et fixe, et jeune, même vieux !
Qu'il montre aux rocs jaloux son ondoiement superbe,
Sa racine aux flots envieux !

Qu'il soit l'arbre univers, l'arbre cité, l'arbre homme !
Et que le penseur croie un jour, sous ses abris,
Entendre en ses rameaux le grand soupir de Rome
Et le grand hymne de Paris !

Que, l'hiver, lutteur nu, tronc fier, vivant squelette,
Montrant ses poings de bronze aux souffles furieux,
Tordant ses coudes noirs, il soit le sombre athlète
D'un pugilat mystérieux !

Car l'orage est semblable au sort qui se déchaîne,
La vie est un guerrier, les vents sont des bourreaux,
Et traitent sous les cieux le héros comme un chêne,
Et le chêne comme un héros.

Qu'il abrite la fleur rampante sur le sable !
Qu'il couvre le brin d'herbe et le myosotis !
Qu'il apparaisse aux vents déchaînés, formidable
De sa bonté pour les petits !

Que rien ne le renverse et que rien ne le ploie !
Qu'il soit, sur ce rivage âpre et des vents battu,
La touffe frémissante et forte de la joie,
De l'audace et de la vertu !

Qu'il réjouisse, auguste, aux rayons pénétrable,
De son fourmillement de feuilles le ciel bleu !
Qu'il vive ! Qu'il soit un et qu'il soit innombrable
Comme le peuple et comme Dieu !

V

En attendant, écume, autan, bruits, noires bouches,
Ménagez l'arbre enfant, éléments irrités !
Tant qu'il sera petit, murmurez, voix farouches,
Et quand il sera grand, chantez !

Les tyrans, entassant les fléaux, blocs funèbres,
Brisant l'homme idéal, broyant l'homme animal,
Sont en train de bâtir un fronton de ténèbres
Au vieil édifice du mal.

Avec l'ombre qui sort des guerres et des pestes,
Avec les tourbillons des grands embrasements,
Et les miasmes lourds et les souffles funestes
Des fosses pleines d'ossements,

Avec les toits brûlants, les villes enflammées,
Le noir temple du deuil par les rois est construit ;
On voit d'ici monter ces énormes fumées,
Colonnes torses de la nuit !

Nous, vaincus, construisons le bonheur ! Je convie
Les siècles à ton ombre, ô gland d'adversité !
Croîs, arbre ; règne, idée ; et que l'arbre ait la vie,
L'idée ayant l'éternité !

Pierre et César sont là, pleins du passé féroce !
C'est l'instant de lutter, nous qu'on osa bannir,
Contre le mal géant, contre l'erreur colosse,
Avec ton atome, avenir !

Semons ! - Semons le gland, et qu'il soit chêne immense !
Semons le droit ; qu'il soit bonheur, gloire et clarté !
Semons l'homme et qu'il soit peuple ! semons la France,
Et qu'elle soit Humanité !

C'est le champ de l'exil ; semons-y l'espérance.
Semons la nuit lugubre, et qu'elle soit le jour !
Germe en Dieu, grain obscur ! semons notre souffrance,
Proscrits, et qu'elle soit l'amour !

Oh ! que le genre humain monte sur la montagne !
Terre, souris enfin à l'homme audacieux,
Et sois l'éden, après avoir été le bagne,
O globe emporté dans les cieux !

Victor Hugo - 21 juillet 1870

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20 juillet 2006 4 20 /07 /juillet /2006 09:42

A la Sainte Marine,
ça baigne !

 

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20 juillet 2006 4 20 /07 /juillet /2006 08:13
Voici un poème que Victor Hugo a écrit un 20 juillet (sans mention de
l'année) :

+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.

LES ANNEES FUNESTES

XXI - LE MAL DU PAYS

On rôde ; on a la mer immense pour prison ;
On n'a plus l'avenir, mais on a l'horizon ;
On médite ; on attend que l'océan s'en aille.
La mémoire, bourreau, vous tient dans sa tenaille.
Je cherche ce Paris perdu, que je défends ;
Où donc est le jardin où jouaient mes enfants
Lorsqu'ils étaient petits et lorsque j'étais jeune ?
J'entends leurs fraîches voix crier : Père, on déjeune !
Où donc es-tu foyer où je me réchauffais ?
Les arbres étrangers, hélas ! ne sont pas faits
Comme ceux du pays natal ; l'ombre où l'on erre
Est noire et par degrés vous fait visionnaire ;
Comme on avait raison de tâcher de mourir !
L'azur indifférent vous regarde souffrir ;
C'est sur vous que cette eau goutte à goutte distille
Son fiel, et c'est à vous que l'écume est hostile ;
Les flots autour de vous sont comme des archers ;
On se sent vaguement haï par les rochers ;
L'herbe est froide, l'épine est mêlée à la mousse ;
Quoi ! j'ai cru la nature hospitalière et douce !
J'ai cru les bois calmants ! Comme je m'aveuglais !
On se dit par moments : la foudre parle anglais.
Oh ! comment s'évader de l'âpre nostalgie !
On jette à ce chaos quelque strophe rugie
Dans l'orage, et, pensif, on dit aux quatre vents
De la porter à Dieu par dessus les vivants.
Et l'on s'arrête, et puis on attend. Toujours l'onde.
Que la terre de France était riante et blonde !
Où donc est-elle ? On rêve ; et l'on a la rougeur
De la honte d'autrui. Ciel ! ô ciel ! un vengeur !
Où donc est Juvénal ? Gouffre ! où donc est Tacite ?
On se rappelle tout, l'infâme réussite,
L'aube noire du jour monstrueux, et Paris
Pris à la gorge et mis à la chaîne, et les cris,
Et les convulsions du peuple qu'on opprime,
Et tous ces affreux chefs, capitaines du crime.
" Vous allez voir comment on meurt pour vingt-cinq francs ! "
Disait Baudin ; les mots de la tombe sont grands.
Cela n'empêche pas un tas de misérables
De prier aux proscrits, aux vaincus mémorables
Par le devoir au fond de l'abîme liés :
-- C'est bien fait. Vous étiez comme nous. Vous vouliez
Être sénateurs, ducs, ambassadeurs, ministres... --

Oh ! que la mer est sombre au pied des rocs sinistres !

Victor Hugo - 20 juillet

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19 juillet 2006 3 19 /07 /juillet /2006 13:48
Voici un poème que Victor Hugo a écrit un 19 juillet :

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TOUTE LA LYRE

LES SEPT CORDES - VI

- VI -

Sais-tu ce que Dieu dit à l'enfant qui va naître ?
Quand cet humble regard s'entr'ouvre à notre jour,
Il lui dit : Va souffrir, va peser, va connaître ;
Âme, perds l'innocence et rapporte l'amour ! --

Oui, c'est là le secret. Oui, c'est là le mystère.
Quoi qu'on fasse, il n'est rien qu'on ne puisse blâmer,
On tombe à chaque pas qu'on fait sur cette terre,
Tout est rempli d'erreur, mais il suffit d'aimer.

Colombe, c'est l'amour qu'il faut que tu rapportes !
Après ce dur voyage, obscur, long, hasardeux,
Le ciel d'où nous venons peut nous rouvrir ses portes.
On en est sorti seul, il faut y entrer deux.

Victor Hugo - 19 juillet 1850

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19 juillet 2006 3 19 /07 /juillet /2006 12:44

A la Saint Arsène,
offre un bouquet de lupins.

 

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18 juillet 2006 2 18 /07 /juillet /2006 13:42
Voici un poème que Victor Hugo a écrit un 18 juillet :

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LES QUATRE VENTS DE L'ESPRIT

III - LE LIVRE LYRIQUE

XXXVII - EXIL

Si je pouvais voir, ô patrie,
Tes amandiers et tes lilas,
Et fouler ton herbe fleurie,
Hélas !

Si je pouvais, -- mais ô mon père,
Ô ma mère, je ne peux pas, --
Prendre pour chevet votre pierre,
Hélas !

Dans le froid cercueil qui vous gêne,
Si je pouvais vous parler bas,
Mon frère Abel, mon frère Eugène,
Hélas !

Si je pouvais, ô ma colombe,
Et toi, mère, qui t'envolas,
M'agenouiller sur votre tombe,
Hélas !

Oh ! vers l'étoile solitaire,
Comme je lèverais les bras !
Comme je baiserais la terre,
Hélas !

Loin de vous, ô morts que je pleure,
Des flots noirs j'écoute le glas ;
Je voudrais fuir mais je demeure,
Hélas !

Pourtant le sort, caché dans l'ombre,
Se trompe si, comptant mes pas,
Il croit que le vieux marcheur sombre
Est las.

Victor Hugo - 18 juillet 1870

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18 juillet 2006 2 18 /07 /juillet /2006 12:48

A la Saint Frédéric,
évite les téléphériques.

 

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17 juillet 2006 1 17 /07 /juillet /2006 12:53
Voici un poème que Victor Hugo a écrit un 17 juillet ( sans mention de
l'année ) :

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DERNIERE GERBE

- XXXIV -


La mort est sous un toit comme sur un navire.
Tel qui dompte la mer sur la terre chavire,
Tel se perd dans les flots encore plein d'avenir,
Les uns -- ô nautoniers, vos destins sont les nôtres ! --
Reviennent pour ne plus repartir, et les autres
S'en vont pour ne plus revenir !

Victor Hugo - 17 juillet

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