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27 juin 2006 2 27 /06 /juin /2006 07:00

A la Saint Fernand,
peut-on dire oui ?

 

-.-.-

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27 juin 2006 2 27 /06 /juin /2006 06:01
Voici un poème que Victor Hugo a écrit un 27 juin :

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LES FEUILLES D'AUTOMNE

- XVI -

Quand le livre où s'endort chaque soir ma pensée,
Quand l'air de la maison, les soucis du foyer,
Quand le bourdonnement de la ville insensée
Où toujours on entend quelque chose crier,

Quand tous ces mille soins de misère ou de fête
Qui remplissent nos jours, cercle aride et borné,
Ont tenu trop longtemps, comme un joug sur ma tête,
Le regard de mon âme à la terre tourné ;

Elle s'échappe enfin, va, marche, et dans la plaine
Prend le même sentier qu'elle prendra demain,
Qui l'égare au hasard et toujours la ramène,
Comme un coursier prudent qui connaît le chemin.

Elle court aux forêts où dans l'ombre indécise
Flottent tant de rayons, de murmures, de voix,
Trouve la rêverie au premier arbre assise,
Et toutes deux s'en vont ensemble dans les bois !

Victor Hugo - 27 juin 1830

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26 juin 2006 1 26 /06 /juin /2006 06:46

Saint Anthelme sous la pluie,
apéro bien à l'abri !

 

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26 juin 2006 1 26 /06 /juin /2006 06:41

Date : Samedi 24. Juin 2006  7:41

   De : Ze Bath Leurre

Objet : prêt-à-rimer – Corneille

 

l'original :

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LES IMPRECATIONS DE CAMILLE

 

Rome, l'unique objet de mon ressentiment !

Rome, à qui vient ton bras d'immoler mon amant !

Rome qui t'a vu naître, et que ton coeur adore !

Rome enfin que je hais parce qu'elle t'honore !

Puissent tous ses voisins ensemble conjurés

Saper ses fondements encor mal assurés !

Et si ce n'est assez de toute l'Italie,

Que l'Orient contre elle à l'Occident s'allie;

Que cent peuples unis des bouts de l'univers

Passent pour la détruire et les monts et les mers !

Qu'elle même sur soi renverse ses murailles,

Et de ses propres mains déchire ses entrailles !

Que le courroux du Ciel allumé par mes voeux

Fasse pleuvoir sur elle un déluge de feux !

Puissé-je de mes voeux y voir tomber ce foudre,

Voir ses maisons en cendre, et tes lauriers en poudre,

Voir le dernier Romain à son dernier soupir,

Moi seule en être cause et mourir de plaisir !

 

(Pierre Corneille, Horace, acte IV, scène 5)

 

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le prêt-à-rimer :

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LES DECOCTIONS DE CAMOMILLE ?

 

Rhum, à qui je confie mes moindres sentiments !

Rhum, toi mon conseiller de jour comm' nuitamment !

Rhum, ô breuvage divin qu'entre tous j'adore !

Rhum, enfin qui me soule et qui me déshonore !

Je promets qu'j'essayerai d'être moins con, juré !

D'être moins exclusif, si ça peut rassurer;

je goûterai aux sobres boissons d'Italie,

même si ça me fait vomir et me salit ;

j'essayerai d'autres goûts, acides et amers,

quitte à me frapper la tête sur la muraille,

même au risque de me tordre à mort les entrailles.

Je te le promets, Rhum ! et je forme le voeu

de ne plus succomber, sans combrattre, à ton feu,

même si entre nous ce fut le coup de foudre

et qu'il suffit d'un rien pour enflammer la poudre.

Mais, Rhum, dis-moi pourtant qu'à mon dernier soupir

tu seras là... ça me fera tell'ment plaisir !

 

Ze Bath Leurre

> Horace ! ô j'ai la poisse !

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26 juin 2006 1 26 /06 /juin /2006 06:04
Voici un poème que Victor Hugo a écrit un 26 juin :

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TOUTE LA LYRE

LES SEPT CORDES - V

XLIX - APRES L'HIVER

N'attendez pas de moi que je vais vous donner
Des raisons contre Dieu que je vois rayonner ;
La nuit meurt, l'hiver fuit ; maintenant la lumière,
Dans les champs, dans les bois, est partout la première.
Je suis par le printemps vaguement attendri.
Avril est un enfant, frêle, charmant, fleuri ;
Je sens devant l'enfance et devant le zéphyre
Je ne sais quel besoin de pleurer et de rire ;
Mai complète ma joie et s'ajoute à mes pleurs.
Jeanne, George, accourez, puisque voilà des fleurs.
Accourez, la forêt chante, l'azur se dore,
Vous n'avez pas le droit d'être absents de l'aurore.
Je suis un vieux songeur et j'ai besoin de vous,
Venez, je veux aimer, être juste, être doux,
Croire, remercier confusément les choses,
Vivre sans reprocher les épines aux roses,
Être enfin un bonhomme acceptant le bon Dieu.
Ô printemps ! bois sacrés ! ciel profondément bleu !
On sent un souffle d'air vivant qui vous pénètre,
Et l'ouverture au loin d'une blanche fenêtre ;
On mêle sa pensée au clair-obscur des eaux ;
On a le doux bonheur d'être avec les oiseaux
Et de voir, sous l'abri des branches printanières,
Ces messieurs faire avec ces dames des manières.

Victor Hugo - 26 juin 1878.

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25 juin 2006 7 25 /06 /juin /2006 10:03
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25 juin 2006 7 25 /06 /juin /2006 08:51
Voici un poème que Victor Hugo a écrit un 25 juin :

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TOUTE LA LYRE

LES SEPT CORDES - VI

- XLVIII -


Oh ! dis, te souviens-tu de cet heureux dimanche ?
-- Neuf juin ! -- Sur les rideaux de mousseline blanche
Le soleil dessinait l'ombre des vitres d'or.

Il te nommait son bien, sa beauté, son trésor.
Tu songeais dans ses bras. Heures trop tôt passées !
Oh ! comme vous méliez vos âmes, vos pensées !
Dehors tout rayonnait, tout rayonnait en vous,
Et vos ravissements faisaient le ciel jamoux.
Tes yeux rêveurs brillaient, pleins d'un vgue sourire.
Aux instants où les coeurs se parlent sans rien dire,
Il voyait s'éclairer de pudeur et d'amour,
Comme une eau qui reflète un ciel d'ombre et de jour;
Ton visage pensif, tour à tour pâle et rose ;
Et souvent il sentait, ô la divine chose !
Dans ce doux abandon, des anges seul connu,
Se poser sur son pied ton pied charmant et nu.

Victor Hugo - 25 juin 1844

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25 juin 2006 7 25 /06 /juin /2006 08:49

A la Saint Prosper,
reste pro, pépère !

 

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24 juin 2006 6 24 /06 /juin /2006 07:01

A la Saint Jean-Baptiste,
libère en toi l'artiste.

 

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24 juin 2006 6 24 /06 /juin /2006 05:19
Voici un poème que Victor Hugo a écrit un 24 juin :

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TOUTE LA LYRE

LA CORDE D'AIRAIN

XVII - VICTOIRES ET CONQUÊTES DE LA RELIGION

Garaste a triomphé de l'encyclopédie.
Tartuffe est grand -- L'église avait la maladie ;
Elle est en traitement chez le docteur Véron.
Sbrigani joint les mains ; Crispin rentre au giron ;
Pasquin est parfumé de myrrhe et de cinname.
Robert Macaire vieux s'est senti dans son âme
Pris de l'ambition d'une honorable fin ;
Au paradis Veuillot il s'est fait séraphin.
Il s'y rend fort utile ; il ouvre la boutique ;
Il sait l'art d'ajuster le libelle au cantique ;
Et tout bas il murmure, à travers son Credo :
Quand je serai curé, Bertrand sera bedeau.
Ayant en qualité de regardeur oblique,
Un peu l'inspection de la chose publique,
Il surveille aujourd'hui l'esprit de nouveauté ;
Pour lui la presse libre est une obscénité,
Et la philosophie un tapage nocturne ;
Dans l'église le cloître et dans l'art le cothurne,
Dans l'état le sergent de ville ; tout est là.
Rien avant Hildebrand, rien après Loyola.
Scapin l'aide. Il déclame : Enfer ! crimes ! hérésies !
Tremblez, âmes déjà plus qu'à moitié roussies !
Honnêtes gens, c'est moi qui vous passe au tamis.
Ayez foi seulement dans le bon Dieu permis.
Songez que je suis là ! -- Mascarille dit : Gare !
La conscience humaine étant une bagarre,
Il s'en fait conducteur ; il sait le droit chemin ;
Il veut qu'après l'émeute et les grands coups de main,
Le peuple se repente, ait l'âme d'ennui pleine,
Pleure, et de la Bastille aille à la Madeleine.
Toute la vérité tient dans le Syllabus.
La pensée en dehord d'Ignace est un abus,
Et tout ce qui survient n'est qu'erreurs et tumultes ;
Debout au marchepied de l'omnibus des cultes,
Barrant la porte, il crie à tout venant : Complet !
Falstaff, dont le menton si gaîment se triplait,
Ets dévot. Que sert-il ? la messe. Il s'associe
Au dogme, et ses hoquets sentent l'orthodoxie ;
Il coud un psaume au bout de son ancien couplet ;
Une âme libre ouvrant ses ailes lui déplaît ;
Montant la garde autour du missel, ce gros homme
Prêche, et son ventre prend fait et cause pour Rome ;
Il dit qu'il ne faut pas laisser sans examen
L'homme communiquer avec l'esprit humain,
Qu'il est bon de tout craindre, et, de peur d'avanture,
De garder l'Eternel derrière une clôture ;
Il croit ; son estomac s'accouple au sacré-coeur ;
Au seuil noir du mystère il s'installe vainqueur,
Prêt à barricader me gouffre avec sa table ;
Il consacre au seul culte auguste et véritable
Ce qui reste à ses pieds des bons vins qu'in a bus ;
Il emploie à servir les Jéhovahs fourbus
Et les religions mortes ou corrompues,
Tout l'arsenal cassé de ses franches repues ;
Il n'entend pas qu'on aille à travers le ciel bleu,
L'ombre immense, en dehors du pape, chercher Dieu ;
Il refuse aux penseurs l'air, l'horizon, l'espace,
Plantant, pour empêcher que l'esprit humain passe
Au delà de la bulle In Coena Domini,

Tous ses culs de bouteille au mur de l'infini.

Victor Hugo - 24 juin 1870

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