2 juillet 2006
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08:18
A la Saint Martinien,
mange une tartine ou rien.
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2 juillet 2006
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07:19
Voici un poème que Victor Hugo a écrit un 2 juillet ( sans mention de
l'année ) :
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TOUTE LA LYRE
LES SEPT CORDES
VI - [L'AMOUR]
- XV -
Vous ne la fuyez pas, oiseaux, petits farouches,
Car elle est votre soeur dans ce monde âpre et vain,
Elle a pour ce qui sort des âmes et des bouches
Votre dégoût divin.
Elle semble un rayon qui ploierait sous de l'ombre.
On se dit en voyant ce nimbe, ce parfum,
Cette grâce au milieu de nos laideurs sans nombre :
Peut-elle aimer quelqu'un ?
Oh ! comme parmi vous elle marche, l'altière !
Elle dédaigne, esprit ailé, le ver qui fuit,
Et, lyre, la rumeur, et, souffle, la matière,
Et, lumière, la nuit.
Quand, seuls, au fond des bois nous nous perdons ensemble,
Je lui dis : j'aime ! avec mon regard le plus doux,
Elle répond : je hais ! Et, voyant que je tremble,
Elle ajoute : pas vous.
Victor Hugo - 2 juillet
Published by Modératotor
1 juillet 2006
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19:46
Voici un poème que Victor Hugo a écrit un 1er juillet :
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LES ANNEES FUNESTES
XXVI - A UN ENNEMI INCONSCIENT
Désespérer de toi, valet du vestiaire ?
Pourquoi ? Le ciel est grand, Dieu n'a pas de frontière,
Qui sait ? Peut-être, un jour, te sera-t-il donné
D'être Saint-Paul, vers l'aube éternelle entraîné ;
Car aujourd'hui, féroce, ignorant et stupide,
Tu gardes les manteaux pendant qu'on nous lapide.
Victor Hugo - 1er juillet 1875
Published by Modératotor
1 juillet 2006
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19:39
A la Saint Thierry,
tous les rentiers rient.
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30 juin 2006
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A la Saint Martial,
va jouer dans la cour.
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30 juin 2006
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Voici un poème que Victor Hugo a écrit un 30 juin :
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LES FEUILLES D'AUTOMNE
- IV -
Que t'importe, mon coeur, ces naissances de rois,
Ces victoires qui font éclater à la fois
Cloches et canons en volées,
Et louer le Seigneur en pompeux appareil,
Et la nuit, dans le ciel des villes en éveil,
Monter des gerbes étoilées ?
Porte ailleurs ton regard sur Dieu seul arrêté.
Rien ici-bas qui n'ait en soi sa vanité ;
La gloire fuit à tire-d'aile ;
Couronnes, mitres d'or, brillent, mais durent peu.
Elles ne valent pas le brin d'herbe que Dieu
Fait pour le nid de l'hirondelle !
Hélas ! plus de grandeur contient plus de néant.
La bombe atteint plutôt l'obélisque géant
Que la tourelle des colombes.
C'est toujours par la mort que Dieu s'unit aux rois.
Leur couronne dorée a pour faîte sa croix,
Son temple est pavé de leurs tombes.
Quoi ! hauteur de nos tours, splendeur de nos palais,
Napoléon, César, Mahomet, Périclès,
Rien qui ne tombe et ne s'efface !
Mystérieux abîme où l'esprit se confond !
A quelques pieds sous terre un silence profond,
Et tant de bruit à la surface !
Victor Hugo - 30 juin 1830
Published by Modératotor
29 juin 2006
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11:48
Aux Saints Pierre et Paul,
déshabillons l'un pour habiller l'autre.
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29 juin 2006
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11:38
N'ayant pas trouvé de poème de Victor Hugo écrit un 29 juin, je vous propose
celui-ci qu'il a écrit en juin 1831 :
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LES CONTEMPLATIONS
LIVRE PREMIER - AURORE
XIX - VIEILLE CHANSON DU JEUNE TEMPS
Je ne songeais pas à Rose ;
Rose au bois vint avec moi ;
Nous parlions de quelque chose,
Mais je ne sais plus de quoi.
J'étais froid comme les marbres ;
Je marchais à pas distraits ;
Je parlais des fleurs, des arbres
Son oeil semblait dire: " Après ? "
La rosée offrait ses perles,
Le taillis ses parasols ;
J'allais ; j'écoutais les merles,
Et Rose les rossignols.
Moi, seize ans, et l'air morose ;
Elle, vingt ; ses yeux brillaient.
Les rossignols chantaient Rose
Et les merles me sifflaient.
Rose, droite sur ses hanches,
Leva son beau bras tremblant
Pour prendre une mûre aux branches
Je ne vis pas son bras blanc.
Une eau courait, fraîche et creuse,
Sur les mousses de velours ;
Et la nature amoureuse
Dormait dans les grands bois sourds.
Rose défit sa chaussure,
Et mit, d'un air ingénu,
Son petit pied dans l'eau pure
Je ne vis pas son pied nu.
Je ne savais que lui dire ;
Je la suivais dans le bois,
La voyant parfois sourire
Et soupirer quelquefois.
Je ne vis qu'elle était belle
Qu'en sortant des grands bois sourds.
" Soit ; n'y pensons plus ! " dit-elle.
Depuis, j'y pense toujours.
Victor Hugo - Paris, juin 1831
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28 juin 2006
3
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10:38
A la Saint Irénée,
un kir et tu renais.
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28 juin 2006
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10:25
Voici un poème que Victor Hugo a écrit un 28 juin :
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L'ART D'ÊTRE GRAND-PERE
I - A GUERNESEY
IV - VICTOR, SED VICTUS
Je suis, dans notre temps de chocs et de fureurs,
Belluaire, et j'ai fait la guerre aux empereurs ;
J'ai combattu la foule immonde des Sodomes,
Des millions de flots et des millions d'hommes
Ont rugi contre moi sans me faire céder ;
Tout le gouffre est venu m'attaquer et gronder,
Et j'ai livré bataille aux vagues écumantes,
Et sous l'énorme assaut de l'ombre et des tourmentes
Je n'ai pas plus courbé la tête qu'un écueil ;
Je ne suis pas de ceux qu'effraie un ciel en deuil,
Et qui, n'osant sonder les styx et les avernes,
Tremblent devant la bouche obscure des cavernes ;
Quand les tyrans lançaient sur nous, du haut des airs,
Leur noir tonnerre ayant des crimes pour éclairs,
J'ai jeté mon vers sombre à ces passants sinistres ;
J'ai traîné tous les rois avec tous leurs ministres,
Tous les faux dieux avec tous les principes faux,
Tous les trônes liés à tous les échafauds,
L'erreur, le glaive infâme et le sceptre sublime,
J'ai traîné tout cela pêle-mêle à l'abîme ;
J'ai devant les césars, les princes, les géants
De la force debout sur l'amas des néants,
Devant tous ceux que l'homme adore, exècre, encense,
Devant les Jupiters de la toute-puissance,
Été quarante ans fier, indompté, triomphant ;
Et me voilà vaincu par un petit enfant.
Victor Hugo - 28 juin 1874
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