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7 juillet 2006 5 07 /07 /juillet /2006 05:28
Voici un poème que Victor Hugo a écrit un 7 juillet :

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TOUTE LA LYRE

LES SEPT CORDES - II

- XXX -

Seul au fond d'un désert, avez-vous quelquefois
Entendu des éclats de rire dans les bois ?
Avez-vous fui, baigné d'une sueur glacée ?
Et, plongeant à demi l'oeil de votre pensée
Dans ce monde inconnu d'où sort la vision,
Avez-vous médité sur la création
Pleine, en ces profondeurs étranges et terribles,
D'un noir fourmillement des choses invisibles ?

Victor Hugo - 7 juillet 1846

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6 juillet 2006 4 06 /07 /juillet /2006 08:57

A la Sainte Mariette,
ne te contente pas des miettes.

 

-.-.-

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6 juillet 2006 4 06 /07 /juillet /2006 05:26
Voici un poème que Victor Hugo a écrit un 6 juillet :

+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.

LES QUATRE VENTS DE L'ESPRIT

III - LE LIVRE LYRIQUE - LA DESTINEE

LIV - UNE ROUGEUR AU ZENITH

Quoi ! Ce n'est pas réel parce que c'est lointain !
Ne croyez pas cela, vous qu'un hasard hautain,
Une chance, une erreur, l'invention des prêtres,
Un mensonge quelconque, a faits rois, princes, maîtres ;
Papes, sultans, Césars, czars, qui que vous soyez,
Qui tenez les vivants sous le sceptre ployés,
Et qui mettez Berlin, Stamboul, Pétersbourg, Rome,
Les ténèbres, le dogme et le sabre, sur l'homme,
Vous qui vous croyez grands et nous croyez petits,
Regardez la lueur, et soyez avertis
Que nous ne serons pas toujours le troupeau triste,
Rois, et que l'avenir, ce flamboiement, existe.
On vous rassure. On dit : utopie ! Eh bien non ;
Ayez peur. Vous avez ici bas le canon,
Le trône, l'échafaud, l'obus, le knout, le glaive ;
Mais nous avons là-haut cette clarté, le rêve ;
Nous avons ce rayon, l'idéal ; nous avons
Ce qu'avaient autrefois les pâles esclavons,
Les juifs, les huguenots et les noirs, l'espérance ;
Nous avons l'infini, sublime transparence ;
Nous avons la traînée effrayante de feu
Qui vient vers l'homme avec un message de Dieu,
Et qui fait frissonner l'ombre, blêmir la roche,
Fuir l'orfraie et hurler les loups, à son approche.
Oui, le grand éden libre avec ses songes fous,
Qui, l'énorme avenir de lumière pour tous
Qui vous rougit le ciel, rois, et qui nous le dore,
Qui vous semble fournaise et qui nous semble aurore,
Nous l'aurons. Nous l'avons ! Car c'est déjà l'avoir,
C'est déjà le tenir presque, que de le voir.
Et nous l'apercevons, le superbe prodige !
Vous le voyez aussi. Levez les yeux, vous dis-je !
Ne vous figurez pas que pour être indistinct
Cela ne soit pas vrai. Quoi ! Mais c'est presque éteint !
Non. C'est mêlé de nuit ! Il le faut. Sans pilote !
Qu'en savez-vous ? Quoi donc ! Cette rougeur qui flotte,
C'est quelque chose ? Ô rois, c'est tout. Dans les palais,
Les maîtres à voix basse en parlent aux valets,
Et les valets ont peur, mais font semblant de rire.
Ah ! Vous pouvez frapper, supplicier, proscrire ;
Cela n'en vient pas moins. Cela marche. C'est loin,
Mais sûr. Rois, ce sera l'acteur, c'est le témoin ;
C'est le juge déjà. C'est l'idéal, ô princes !
C'est le réel. Régnez, soit. Prenez des provinces,
Volez-vous entre vous des peuples, triomphez ;
Respirez notre espace à nous les étouffés ;
Mangez, buvez, chez nous les affamés ; souffrance,
C'est patience ; ô sombre et douce délivrance,
Tu viens ! Ô rois, régnez, cela nous est égal ;
Ayez la Sibérie, ayez le Sénégal ;
Jetez-nous au vil bagne, aux noirs exils, qu'importe !
Pendant que des clairons chantent à votre porte
Et que des sabres nus gardent votre festin,
Au zénith, une flamme informe, le destin,
Le progrès, la confuse ébauche de la vie,
La lampe des penseurs d'un jour pâle suivie,
Sur laquelle jadis Torquemada soufflait,
Brille et s'avance, et jette on ne sait quel reflet,
Prêtres, sur votre autel, princes, sur votre table.
La comète est ainsi vaguement formidable.

Victor Hugo - 6 juillet 1875

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5 juillet 2006 3 05 /07 /juillet /2006 08:54

A la Saint Antoine,
ne sois pas doux.

 

-.-.-

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5 juillet 2006 3 05 /07 /juillet /2006 05:24
Voici un poème que Victor Hugo a écrit un 5 juillet :

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L'ART D'ÊTRE GRAND-PERE

I - A GUERNESEY

III - JEANNE FAIT SON ENTREE

Jeanne parle ; elle dit des choses qu'elle ignore ;
Elle envoie à la mer qui gronde, au bois sonore,
A la nuée, aux fleurs, aux nids, au firmament,
A l'immense nature un doux gazouillement,
Tout un discours, profond peut-être, qu'elle achève
Par un sourire où flotte une âme, où tremble un rêve,
Murmure indistinct, vague, obscur, confus, brouillé.
Dieu, le bon vieux grand-père, écoute émerveillé.

Victor Hugo - Hauteville-House, 5 juillet 1870

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4 juillet 2006 2 04 /07 /juillet /2006 08:49

A la Saint Florent,
rentre dans le rang.

 

-.-.-

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4 juillet 2006 2 04 /07 /juillet /2006 05:22
Voici un ( long ) poème que Victor Hugo a écrit un 4 juillet :

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LES CHANSONS DES RUES ET DES BOIS

III - LIBERTE, EGALITE, FRATERNITE

II - LE VRAI DANS LE VIN

Jean Sévère était fort ivre.
Ô barrière ! ô lieu divin
Où Surène nous délivre
Avec l'azur de son vin !

Un faune habitant d'un antre,
Sous les pampres de l'été,
Aurait approuvé son ventre
Et vénéré sa gaîté.

Il était beau de l'entendre.
On voit, quand cet homme rit,
Chacun des convives tendre
Comme un verre son esprit.

A travers les mille choses
Qu'on dit parmi les chansons,
Tandis qu'errent sous les roses
Les filles et les garçons,

On parla d'une bataille ;
Deux peuples, russe et prussien,
Sont hachés par la mitraille ;
Les deux rois se portent bien.

Chacun de ces deux bons princes
( De là tous leurs différends )
Trouve ses états trop minces
Et ceux du voisin trop grands.

Les peuples, eux, sont candides ;
Tout se termine à leur gré
Par un dôme d'Invalides
Plein d'infirmes et doré.

Les rois font pour la victoire
Un hospice, où le guerrier
Ira boiter dans la gloire,
Borgne, et coiffé d'un laurier.

Nous admirions ; mais, farouche,
En nous voyant tous béats,
Jean Sévère ouvrit la bouche
Et dit ces alinéas :

<< -- Le pauvre genre humain pleure,
Nos pas sont tremblant et courts,
Je suis très ivre, et c'est l'heure
De faire un sage discours.

>> Le penseur joint sous la treille
La logique à la boisson :
Le sage, après la bouteille,
Doit déboucher la raison.

>> Faire, au lieu des deux armées
Battre les deux généraux,
Diminuerait les fumées
Et grandirait les héros.

>> Que me sert le dithyrambe
Qu'on va chantant devant eux,
Et que Dieu m'ait fait ingambe
Si les rois me font boiteux ?

>> Ils ne me connaissent guère
S'ils pensent qu'il me suffit
D'avoir les coups de la guerre
Quand ils en ont le profit.

>> Foin des beaux portraits de marbre
De la Flèche et de Saint-Cyr !
Lorsqu'avril fait pousser l'arbre,
Je n'éprouve aucun plaisir,

>> En voyant la branche, où flambe
L'aurore qui m'éveilla,
A dire : C'est une jambe
Peut-être qui me vient là !

>> L'invalide altier se traîne,
Du poids d'un bras déchargé ;
Mais moi je n'ai nulle haine
Pour tous les membres que j'ai.

>> Recevoir des coups de sabre,
Choir sous les pieds furieux
D'un escadron qui se cabre,
C'est charmant ; boire vaut mieux.

>> Plutôt gambader sur l'herbe
Que d'être criblé de plomb !
Le nez coupé, c'est superbe ;
J'aime autant mon nez trop long.

>> Décoré par mon monarque,
Je m'en reviens, ébloui,
Mais bancal, et je remarque
Qu'il a ses deux pattes, lui.

>> Manchot, fier, l'hymen m'attire ;
Je vois celle qui me plaît
En lorgner d'autres et dire :
-- Je t'aimerais mieux complet.

>> Fils, c'est vrai, je ne savoure
Qu'en douteur voltairien
Cet effet de ma bravoure
De n'être plus bon à rien.

>> La jambe de bois est noire ;
La guerre est un dur sentier ;
Quant à ce qu'on nomme gloire,
La gloire, c'est d'être entier.

>> L'infirme adosse son râble,
En trébuchant, aux piliers ;
C'est une chose admirable,
Fils, que d'user deux souliers;

>> Fils, j'aimerais que mon prince,
En qui je mets mon orgueil,
Pût gagner une province
Sans me faire perdre un oeil.

>> Un discours de cette espèce
Sortant de mon hiatus,
Prouve que la langue épaisse
Ne fais pas l'esprit obtus.>> --

Ainsi parla Jean Sévère,
Ayant dans son coeur sans fiel
La justice, et dans son verre
Un vin bleu comme le ciel.

L'ivresse mit dans sa tête
Ce bon sens qu'il nous versa.
Quelquefois Silène prête
Son âne à Sancho Pança.

Victor Hugo - Fermain Bay, 4 juillet 1859

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3 juillet 2006 1 03 /07 /juillet /2006 07:10

Sirène à la Saint Thomas,
marin, monte au mât.

 

-.-.-

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3 juillet 2006 1 03 /07 /juillet /2006 05:19
Voici un poème que Victor Hugo a écrit un 3 juillet :

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LES CHANSONS DES RUES ET DES BOIS

II - OISEAUX ET ENFANTS

II - UNE ALCÔVE AU SOLEIL LEVANT

L'humble chambre a l'air de sourire ;
Un bouquet orne un vieux bahut ;
Cet intérieur ferait dire
Aux prêtres : Paix ! aux femmes : Chut !

Au fond une alcôve se creuse.
Personne. On n'entre ni ne sort.
Surveillance mystérieuse !
L'aube regarde : un enfant dort.

Une petite en ce coin sombre
Etait là dans un berceau blanc,
Ayant je ne sais quoi dans l'ombre
De confiant et de tremblant.

Elle étreignait dans sa main calme
Un grelot d'argent qui penchait ;
L'innocence au ciel tient la palme
Et sur la terre le hochet.

Comme elle sommeille ! Elle ignore
Le bien, le mal, le coeur, les sens.
Son rêve est un sentier d'aurore
Dont les anges sont les passants.

Son bras, par instants, sans secousse,
Se déplace, charmant et pur ;
Sa respiration est douce
Comme une mouche dans l'azur.

Le regard de l'aube la couvre ;
Rien n'est auguste et triomphant
Comme cet oeil de Dieu qui s'ouvre
Sur les yeux fermés de l'enfant.

Victor Hugo - 3 juillet 1859

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2 juillet 2006 7 02 /07 /juillet /2006 09:59

départ :
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67000 - STRASBOURG

ça y est c'est le grand jour :
c'est reparti pour un Tour


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arrivée :
---------

67000 - STRASBOURG

Sous un soleil si lourd,
ils se sont tapé la bourre !

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à demain...

Tour de France - 1ère étape - Stasbourg - Strasbourg
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