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30 mai 2006 2 30 /05 /mai /2006 07:08

Voici un poème que Victor Hugo a écrit un 30 mai :

+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+

LES CHANSONS DES RUES ET DES BOIS

VI - L'ETERNEL PETIT ROMAN

V - A ROSITA

Tu ne veux pas aimer, méchante ?
Le printemps est triste, vois ;
Entends-tu ce que l'oiseau chante
Dans la sombre douceur des bois ?

Sans l'amour rien ne reste d'Ève ;
L'amour, c'est la seule beauté ;
Le ciel, bleu quand l'astre s'y lève,
Est tout noir, le soleil ôté.

Tu deviendras laide toi-même
Si tu n'as pas plus de raison.
L'oiseau chante qu'il faut qu'on aime,
Et ne sait pas d'autre chanson.

Victor Hugo - 30 mai 1859, Serk

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30 mai 2006 2 30 /05 /mai /2006 06:38

A la Saint Ferdinand,
avant de le faire dis "non" !

 

-.-.-

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29 mai 2006 1 29 /05 /mai /2006 19:50

A la Saint Aymar,
amer ? Admire à mort amour !


pour le 29 mai voir également ici

+.+.+.+.+.+.+.+

Offrez-vous le recueil des Dictons de Soeur Agnès :
http://www.inlibroveritas.net/lire/oeuvre8336.html

 

-.-.-

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29 mai 2006 1 29 /05 /mai /2006 06:42

Voici un poème que Victor Hugo a écrit un 29 mai (sans mention de l'année) :

.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.

L'ANNEE TERRIBLE

MAI

V - UNE NUIT A BRUXELLES

Aux petits incidents il faut s'habituer.
Hier on est venu chez moi pour me tuer.
Mon tort dans ce pays c'est de croire aux asiles.
On ne sait quel ramas de pauvres imbéciles
S'est rué tout à coup la nuit sur ma maison.
Les arbres de la place en eurent le frisson,
Mais pas un habitant ne bougea. L'escalade
Fut longue, ardente, horrible, et Jeanne était malade.
Je conviens que j'avais pour elle un peu d'effroi.
Mes deux petits-enfants, quatre femmes et moi,
C'était la garnison de cette forteresse.
Rien ne vint secourir la maison en détresse.
La police fut sourde ayant affaire ailleurs.
Un dur caillou tranchant effleura Jeanne en pleurs.
Attaque de chauffeurs en pleine Forêt-Noire.
Ils criaient : Une échelle ! une poutre ! victoire !
Fracas où se perdaient nos appels sans écho.
Deux hommes apportaient du quartier Pachéco
Une poutre enlevée à quelque échafaudage.
Le jour naissant gênait la bande. L'abordage
Cessait, puis reprenait. Ils hurlaient haletants.
La poutre par bonheur n'arriva pas à temps.
" Assassin ! - C'était moi. - Nous voulons que tu meures !
Brigand ! Bandit ! " Ceci dura deux bonnes heures.
George avait calmé Jeanne en lui prenant la main.
Noir tumulte. Les voix n'avaient plus rien d'humain ;
Pensif, je rassurais les femmes en prières,
Et ma fenêtre était trouée à coups de pierres.
Il manquait là des cris de vive l'empereur !
La porte résista battue avec fureur.
Cinquante hommes armés montrèrent ce courage.
Et mon nom revenait dans des clameurs de rage :
A la lanterne ! à mort ! qu'il meure ! il nous le faut !
Par moments, méditant quelque nouvel assaut,
Tout ce tas furieux semblait reprendre haleine ;
Court répit ; un silence obscur et plein de haine
Se faisait au milieu de ce sombre viol ;
Et j'entendais au loin chanter un rossignol.

Victor Hugo - Bruxelles, 29 mai

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28 mai 2006 7 28 /05 /mai /2006 17:44

Voici un poème que Victor Hugo a écrit un 28 mai :

+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+

LES FEUILLES MORTES

XVIII

                                                 Sed satis est jam posse mori. - Lucain.

"Où donc est le bonheur ?", disais-je. - Infortuné !
Le bonheur, ô mon Dieu, vous me l'avez donné.

Naître, et ne pas savoir que l'enfance éphémère,
Ruisseau de lait qui fuit sans une goutte amère,
Est l'âge du bonheur, et le plus beau moment
Que l'homme, ombre qui passe, ait sous le firmament !

Plus tard, aimer, garder dans son coeur de jeune homme
Un nom mystérieux que jamais on ne nomme,
Glisser un mot furtif dans une tendre main,
Aspirer aux douceurs d'un ineffable hymen,
Envier l'eau qui fuit, le nuage qui vole,
Sentir son coeur se fondre au son d'une parole,
Connaître un pas qu'on aime et que jaloux on suit,
Rêver le jour, brûler et se tordre la nuit,
Pleurer surtout cet âge où sommeillent les âmes,
Toujours souffrir ; parmi tous les regards de femmes,
Tous les buissons d'avril, les feux du ciel vermeil,
Ne chercher qu'un regard, qu'une fleur, qu'un soleil !

Puis effeuiller en hâte et d'une main jalouse
Les boutons d'orangers sur le front de l'épouse ;
Tout sentir, être heureux, et pourtant, insensé !
Se tourner presque en pleurs vers le malheur passé ;
Voir aux feux de midi, sans espoir qu'il renaisse,
Se faner son printemps, son matin, sa jeunesse,
Perdre l'illusion, l'espérance, et sentir
Qu'on vieillit au fardeau croissant du repentir ;
Effacer de son front des taches et des rides ;
S'éprendre d'art, de vers, de voyages arides,
De cieux lointains, de mers où s'égarent nos pas ;
Redemander cet âge où l'on ne dormait pas ;
Se dire qu'on était bien malheureux, bien triste,
Bien fou, que maintenant on respire, on existe,
Et, plus vieux de dix ans, s'enfermer tout un jour
Pour relire avec pleurs quelques lettres d'amour !

Vieillir enfin, vieillir ! comme des fleurs fanées
Voir blanchir nos cheveux et tomber nos années,
Rappeler notre enfance et nos beaux jours flétris,
Boire le reste amer de ces parfums aigris,
Être sage, et railler l'amant et le poète,
Et, lorsque nous touchons à la tombe muette,
Suivre en les rappelant d'un oeil mouillé de pleurs
Nos enfants qui déjà sont tournés vers les leurs !

Ainsi l'homme, ô mon Dieu ! marche toujours plus sombre
Du berceau qui rayonne au sépulcre plein d'ombre.

C'est donc avoir vécu ! c'est donc avoir été !
Dans la joie et l'amour et la félicité
C'est avoir eu sa part ! et se plaindre est folie.
Voilà de quel nectar la coupe était remplie !

Hélas ! naître pour vivre en désirant la mort !
Grandir en regrettant l'enfance où le coeur dort,
Vieillir en regrettant la jeunesse ravie,
Mourir en regrettant la vieillesse et la vie !

"Où donc est le bonheur ?", disais-je. - Infortuné !
Le bonheur, ô mon Dieu, vous me l'avez donné !

Victor Hugo - 28 mai 1830

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28 mai 2006 7 28 /05 /mai /2006 13:54

Pour la Fête des Mères,
ne commets pas d'impair.

 

-.-.-

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27 mai 2006 6 27 /05 /mai /2006 06:35

A la Saint Augustin,
cesse ton baratin.

 

-.-.-

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27 mai 2006 6 27 /05 /mai /2006 06:27
N'ayant pas trouvé de poème de Victor Hugo écrit un 27 mai, je vous propose
celui-ci écrit en mai 1831 ( sans mention du jour ) :

+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.

LES CONTEMPLATIONS

LIVRE PREMIER - AURORE

XII - VERE NOVO

Comme le matin rit sur les roses en pleurs !
Oh ! les charmants petits amoureux qu'ont les fleurs !
Ce n'est dans les jasmins, ce n'est dans les pervenches
Qu'un éblouissement de folles ailes blanches
Qui vont, viennent, s'en vont, reviennent, se fermant,
Se rouvrant, dans un vaste et doux frémissement.
Ô printemps ! quand on songe à toutes les missives
Qui des amants rêveurs vont aux belles pensives,
A ces coeurs confiés au papier, à ce tas
De lettres que le feutre écrit au taffetas,
Aux messages d'amour, d'ivresse et de délire
Qu'on reçoit en avril et qu'en mai l'on déchire,
On croit voir s'envoler, au gré du vent joyeux,
Dans les prés, dans les bois, sur les eaux, dans les cieux,
Et rôder en tous lieux, cherchant une âme,
Et courir à la fleur en sortant de la femme,
Les petits morceaux blancs, chassés en tourbillons,
De tous les billets doux, devenus papillons.

Victor Hugo - Mai 1831

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27 mai 2006 6 27 /05 /mai /2006 06:24

Voici un poème que Victor Hugo a écrit un 26 mai :

+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.

LES VOIX INTERIEURES

XII - A OL.

Ô poëte ! je vais, dans ton âme blessée,
Remuer jusqu'au fond ta profonde pensée.

Tu ne l'avais pas vue encor, ce fut un soir,
A l'heure où dans le ciel les astres se font voir,
Qu'elle apparut soudain à tes yeux, fraîche et belle,
Dans un lieu radieux qui rayonnait moins qu'elle.
Ses cheveux pétillaient de mille diamants.
Un orchestre tremblait à tous ses mouvements
Tandis qu'elle enivrait la foule haletante,
Blanche avec des yeux noirs, jeune, grande, éclatante.
Tout en elle était feu qui brille, ardeur qui rit.
La parole parfois tombait de son esprit
Comme un épi doré du sac de la glaneuse,
Ou sortait de sa bouche en vapeur lumineuse.
Chacun se récriait, admirant tour à tour
Son front plein de pensée éclose avant l'amour,
Et son ardente épaule, et, plus ardents encore,
Comme les soupiraux d'un centre étincelant,
Ses yeux où l'on voyait luire son coeur brûlant.
Elle allait et passait comme un oiseau de flamme,
Mettant sans le savoir le feu dans plus d'une âme,
Et dans les yeux fixés sur tous ses pas charmants
Jetant de toutes parts des éblouissements !

Toi, tu la contemplais n'osant approcher d'elle,
Car le baril de poudre a peur de l'étincelle.

Victor Hugo - 26 mai 1837

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26 mai 2006 5 26 /05 /mai /2006 06:22

A la Saint Béranger,
ne te laisse déranger.

 

-.-.-

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