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16 mai 2006 2 16 /05 /mai /2006 06:48
Voici un poème que Victor Hugo a écrit un 16 mai :

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LES RAYONS ET LES OMBRES

XXVIII - A UNE JEUNE FILLE

Voyez-vous, un parfum éveille la pensée.
Repliez, belle enfant par l'aube caressée,
Cet éventail ailé, pourpre, or et vermillon,
Qui tremble dans vos mains comme un grand papillon,
Et puis, écoutez-moi. -- Dieu fait l'odeur des roses
Comme il fait un abîme, avec autant de choses.
Celle-ci, qui se meurt sur votre sein charmant,
N'aurait pas ce parfum qui monte doucement
Comme un encens divin vers votre beauté pure,
Si sa tige, parmi l'eau, l'air et la verdure,
Dans la création prenant sa part de tout,
N'avait profondément plongé par quelque bout,
Pauvre et fragile fleur pour tous les vents béante,
Au sein mystérieux de la terre géante.
Là, par un lent travail que Dieu lui seul connaît,
Fraîcheur du flot qui court, blancheur du jour qui naît,
Souffle de ce qui coule, ou végète, ou se traîne,
L'esprit de ce qui vit dans la nuit souterraine,
Fumée, onde, vapeur, de loin comme de près,
-- Non sans faire avec tout des échanges secrets, --
Elle a dérobé tout, son calme à l'antre sombre,
Au diamant sa flamme, à la forêt son ombre,
Et peut-être, qui sait ? sur l'aile du matin,
Quelque ineffable haleine à l'océan lointain.
Et, vivant alambic que Dieu lui-même forme,
Où filtre et se répand la terre, vase énorme,
Avec les bois, les champs, les nuages, les eaux,
Et l'air tout pénétré des chansons des oiseaux,
La racine, humble, obscure, au travail résignée,
Pour la superbe fleur par le soleil baignée,
A, sans en rien garder, fait ce parfum si doux
Qui vient si mollement de la nature à vous,
Qui vous charme, et se mêle à votre esprit, madame,
Car l'âme d'une fleur parle au coeur d'une femme.

Encore un mot, et puis je vous laisse rêver.
Pour qu'atteignant au but où tout doit s'élever,
Chaque chose ici-bas prenne un attrait suprême,
Pour que la fleur embaume et pour que la vierge aime,
Pour que, puisant la vie au grand centre commun,
La corolle ait une âme et la femme un parfum,
Sous le soleil qui luit, sous l'amour qui fascine,
Il faut, fleur ou beauté, tenir par la racine
L'une au monde idéal, l'autre au monde réel,
Les roses à la terre et les femmes au ciel !

Victor Hugo - 16 mai 1837

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16 mai 2006 2 16 /05 /mai /2006 06:46

A la Saint Honoré,
bon vin fuit tonneau doré.

 

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15 mai 2006 1 15 /05 /mai /2006 11:50

A la Sainte Denise,
au panier les belles cerises !

 

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15 mai 2006 1 15 /05 /mai /2006 06:43

Voici un poème que Victor Hugo écrivit un 15 mai :

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LES FEUILLES D'AUTOMNE

XXVIII - A MES AMIS S.-B. et L. B.


Amis, mes deux amis, mon peintre, mon poëte !
Vous me manquez toujours, et mon âme inquiète
Vous redemande ici.
Des deux amis, si chers à ma lyre engourdie,
Pas un ne m'est resté. Je t'en veux, Normandie,
De me les prendre ainsi !

Ils emportent en eux toutes ma poésie ;
L'un avec son doux luth de miel et d'ambroisie,
L'autre avec ses pinceaux.
Peinture et poésie où s'abreuvait ma muse,
Adieu votre onde ! Adieu l'Alphée et l'Aréthuse
Dont je mêlais les eaux !

Adieu surtout ces coeurs et ces âmes si hautes,
Dont toujours j'ai trouvé pour mes maux et mes fautes
Si tendre ta pitié !
Adieu toute la joie à leur commerce unie !
Car tous deux, ô douceur ! si divers de génie,
Ont la même amitié !

Je crois d'ici les voir, le poëte et le peintre.
Ils s'en vont, raisonnant de l'ogive et du cintre
Devant un vieux portail ;
Ou, soudain, à loisir changeant de fantaisie,
Poursuivent un oeil noir dessous la jalousie,
A travers l'éventail.

Oh ! de la jeune fille et du vieux monastère,
Toi, peins-nous la beauté, toi, dis-nous le mystère.
Charmez-nous tour à tour.
A travers le blanc voile et la muraille grise
Votre oeil, ô mes amis, sait voir Dieu dans l'église,
Dans la femme l'amour !

Marchez, frères jumeaux, l'artiste avec l'apôtre !
L'un nous peint l'univers que nous explique l'autre ;
Car, pour notre bonheur,
Chacun de vous sur terre a sa part qu'il réclame.
A toi, peintre, le monde ! à toi, poëte, l'âme !
A tous deux le seigneur !


Victor Hugo - 15 mai 1830

- - -
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14 mai 2006 7 14 /05 /mai /2006 11:47

A la Saint Matthias,
printemps ôte crasse.

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14 mai 2006 7 14 /05 /mai /2006 11:42

Pour la Fête de Jeanne d'Arc,
entends-tu les voix du Parc ?

 

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14 mai 2006 7 14 /05 /mai /2006 06:30

Voici un poème que Victor Hugo a écrit un 14 mai (sans mention de l'année) :

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L'ART D'ÊTRE GRAND-PERE

RELIQUAT

POUR LE LIVRE DU GRAND-PERE


Voici le printemps, Jeanne ; et mai, le mois des roses,
Rayonne, et l'herbe est verte, et le parc est charmant ;
Nous regardons tous deux, songeant aux mêmes choses,
Vous la mouche au plafond, moi l'astre au firmament.

Tout palpite d'amour, même un fauve de marbre
Dont on voit, à travers l'ombre luire les yeux ;
Et le vif tutoiement des fauvettes dans l'arbre
S'ajoute, fraîche idylle, à la splendeur des cieux ;

Un tumulte de nids et de branches encombre
Le hallier ténébreux, lumineux et vivant ;
Les éblouissements emplissent le bois sombre ;
On entend la chanson indistincte du vent ;

La fleur qui naît succède à la fleur qui se fâne ;
Un vague oiseau bleu vole, on voudrait le saisir ;
Et puis, figurez-vous, douce petite Jeanne,
Que je suis ici-bas pour vous faire plaisir.


Victor Hugo - 14 mai

- - -
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13 mai 2006 6 13 /05 /mai /2006 07:53
À l'occasion de la sortie du film Le DaVinci Code nous vous proposons deux interprétations différentes de cette énigme, parues sur ce blog il y a environ un an.

La thèse de l'historien Claude Brunet, ex-interné des hôpitaux de Paris :

La thèse du professeur Michel Tournon, ex-hibitionniste des jardins publics de Paris :

Comme on peut le constater, les avis divergent, pour ne pas dire douzevergent.

Michel Tournon
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13 mai 2006 6 13 /05 /mai /2006 06:37
Voici un poème que Victor Hugo a écrit un 13 mai :

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LA LEGENDE DES SIECLES

XLIX - LE TEMPS PRESENT

- II -


Tout était vision sous les ténébreux dômes ;
J'aperçus dans l'espace étoilé trois fantômes ;
Les deux premiers très loin et le dernier plus près.
Le premier spectre dit : -- Mané Thécel Pharès.
Son doigt levé montrait l'obscurité maudite ;
Il ressemblait au sphinx monstrueux qui médite
Dans Assur, accroupi parmi les dieux camards.
Le second murmura ce mot : -- Ides de Mars.
Et le troisième esprit cria : -- Quatre-vingt-treize.
Devant mes yeux erraient des lueurs de fournaise ;
Et, par je ne sais quel étrange changement,
Chacun de ces trois mots, au fond du firmament,
Etait une des trois syllabes redoutables
D'un mot autre, écrit par Aaron sur les tables,
Et que, longtemps avant que Jésus triomphât,
Les gouffres répétaient aux gouffres : -- Josaphat.

Victor Hugo - Vendredi 13 mai 1859

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13 mai 2006 6 13 /05 /mai /2006 06:30

A la Sainte Rolande :
royal, la Hollande !

 

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