21 mai 2006
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Voici un poème que Victor Hugo a écrit un 21 mai :
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LES CHANTS DU CREPUSCULE
- XXXI -
Puisque mai tout en fleurs dans les prés nous réclame,
Viens ! ne te lasse pas de mêler à ton âme
La campagne, les bois, les ombrages charmants,
Les larges clairs de lune au bord des flots dormants,
Le sentier qui finitoù le chemin commence,
Et l'air et le printemps et l'horizon immense,
L'horizon que ce monde attache humble et joyeux
Comme une lèvre au bas de la reine des cieux !
Viens ! et que les regards des pudiques étoiles
Qui tombe sur la terre à travers tant de voiles,
Que l'arbre pénétré de parfums et de chants,
Que le souffle embrasé de midi dans les champs,
Et l'ombre et le soleil et l'onde et la verdure,
Et le rayonnement de toute la nature
Fassent épanouir, comme une double fleur,
La beauté sur ton front et l'amour dans ton coeur.
Victor Hugo - 21 mai 1835
Published by Modératotor
20 mai 2006
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Voici un poème que Victor Hugo a écrit un 20 mai (sans mention de l'année) :
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LES QUATRE VENTS DE L'ESPRIT
I - LE LIVRE SATIRIQUE - LE SIECLE
XI - A * * * * * * *
Je me disais : -- Cet homme est-il un saltimbanque ?
Ne faut-il pas le plaindre ? Est-ce un sens qui lui manque ?
Il ne comprend donc pas ? Est-ce un aveugle-né ?
Un bègue ? un sourd ? D'où vient que ce triste obstiné
Méconnaît tout génie et toute gloire, et rampe,
Tâchant d'éteindre l'astre et de souffler la lampe,
Et déchire, dénigre, insulte, blesse, nuit,
Et sur toute clarté va bavant de la nuit ? --
Maintenant je t'ai vu de près, ô misérable ;
J'ai vu ton oeil, ton dos, ton échine, ton râble,
Ton crâne plat, ton ventre odieux ; et du doigt
Asmodée a levé le plafond de ton toit ;
Je t'ai vu te traîner, ivre et triste ; et, farouche,
Arracher en jouant les ailes d'une mouche.
J'ai vu ton rire, hélas ! je n'ai pas vu tes pleurs.
Je t'ai vu haïr l'aube, et marcher sur les fleurs,
Et sans cesse écraser la vie à ton passage ;
Et battre les enfants, et cracher au visage
De cette fille à qui tu donnes quinze sous ;
J'ai vu tes vêtements dans l'ordure dissous ;
J'ai vu ton coeur sans Dieu, ta chambre sans cuvette ;
Je t'ai vu t'irriter au chant d'une fauvette,
Toujours plisser le front, toujours crisper le poing ;
Et j'ai compris pourquoi tu ne comprenais point.
Victor Hugo - 20 mai
Published by Modératotor
20 mai 2006
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A la Saint Bernardin,
évite les boudins.
-.-.-
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20 mai 2006
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07:46
Une petite crêpe au Grand-Marnier est-elle meilleure qu’une grande crêpe au Petit-Marnier ? Lucien des Baskerville avait-il la rage ? Qui a tué Léon de Hurlevent ? Le critique est-il un artiste raté ? Merci d’avoir posé cette dernière question, je vais tenter d’y répondre.
« La critique est facile, l’art est difficile » affirme ce dicton stupide qui explicitement critique la critique et choisit la facilité en faisant entrer la récursivité dans l’aphorisme : il dénonce la pratique qu’il utilise pour dénoncer, comble du cynisme. Cela étant, cynique, c’est qu’il a ses raisons.
Certains considèrent la critique comme un cri de lamentation proche du brame. Je répondrai à ces esthètes de l’art que sans la liberté de bramer, il n’est pas d’éloge flatteur.
Et pour prouver que le critique n’est pas forcément un artiste raté, je publie ci-dessous une de mes œuvres, inconnue du petit, moyen et grand public. Merci de me faire part de vos critiques sous forme de commentaires (cliquer sur le lien commentaire en bas, à droite).
Huile sur toile 95 cm x 65 cm

Michel Tournon
Published by Michel Tournon
-
dans
L'offense de l'art
19 mai 2006
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13:52
Voici un poème que Victor Hugo a écrit un 19 mai :
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LES VOIX INTERIEURES
- XI -
Puisqu'ici-bas toute âme
Donne à quelqu'un
Sa musique, sa flamme,
Ou son parfum ;
Puisqu'ici toute chose
Donne toujours
Son épine ou sa rose
A ses amours ;
Puisqu'avril donne aux chênes
Un bruit charmant ;
Que la nuit donne aux peines
L'oubli dormant ;
Puisque l'air à la branche
Donne l'oiseau ;
Que l'aube à la pervenche
Donne un peu d'eau ;
Puisque, lorsqu'elle arrive
S'y reposer,
L'onde amère à la rive
Donne un baiser ;
Je te donne à cette heure,
Penché sur toi,
La chose la meilleure
Que j'aie en moi !
Reçois donc ma pensée,
Triste d'ailleurs,
Qui, comme une rosée,
T'arrive en pleurs !
Reçois mes voeux sans nombre,
Ô mes amours !
Reçois la flamme ou l'ombre
De tous mes jours !
Mes transports pleins d'ivresses,
Purs de soupçons !
Et toutes les caresses
De mes chansons !
Mon esprit qui sans voile
Vogue au hasard,
Et qui n'a pour étoile
Que ton regard !
Ma muse, que les heures
Bercent rêvant,
Qui, pleurant quand tu pleures,
Pleure souvent !
Reçois, mon bien céleste,
Ô ma beauté,
Mon coeur, dont rien ne reste,
L'amour ôté !
Victor Hugo - 19 mai 1836
Published by Modératotor
19 mai 2006
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13:43
A la Saint Yves,
un p'tit air et t'es ivre !
-.-.-
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18 mai 2006
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17:33
A la Saint Eric,
dépense ton fric !
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18 mai 2006
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Voici un poème que Victor Hugo a écrit un 18 mai :
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LES VOIX INTERIEURES
- XIII -
Jeune homme, ce méchant fait une lâche guerre.
Ton indignation ne l'épouvante guère.
Crois-moi donc, laisse en paix, jeune homme au noble coeur,
Ce Zoïle à l'oeil faux, ce malheureux moqueur.
Ton mépris ? mais c'est l'air qui respire ! Ta haine ?
La haine est son odeur, sa sueur, son haleine !
Il sait qu'il peut souiller sans peur les noms fameux,
Et que pour qu'on le touche il est trop venimeux.
Il ne craint rien ; pareil au champignon difforme
Poussé dans une nuit au pied d'un chêne énorme,
Qui laisse les chevreaux autour de lui paissant,
Essayer leur dent folle à l'arbuste innocent ;
Sachant qu'il porte en lui des vengeances trop sûres,
Tout gonflé de poison il attend les morsures.
Victor Hugo - 18 mai 1837
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17 mai 2006
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17:09
Voici un poème que Victor Hugo a écrit un 17 mai (sans mention de l'année) :
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LA LEGENDE DES SIECLES
XXXVI - LE GROUPE DES IDYLLES
XXI - BEAUMARCHAIS
Allez-vous-en au bois, les belles paysannes !
Par-dessus les moulins, dont nous sommes les ânes,
Jetez tous vos bonnets et mêlez à nos coeurs
Vos caprices, joyeux, charmants, tendres, moqueurs,
C'est dimanche. On entend jaser la cornemuse ;
Le vent à chiffonner les fougères s'amuse ;
Fête aux champs. Il s'agit de ne pas s'ennuyer.
Les oiseaux, qui n'ont point à payer de loyer,
Changent d'alcôve autant de fois que bon leur semble ;
Tout frémit ; ce n'est pas pour rien que le bois tremble ;
Les fourches des rameaux sur les faunes cornus
Tressaillent ; copions les oiseaux ingénus ;
Oh ! les petits pillards, et comme ils font leurs orges !
Regardons s'entr'ouvrir les mouchoirs sur les gorges ;
Errons, comme Daphnis et Chloé frémissants ;
Nous n'aurons pas toujours le temps d'être innocents ;
Soyons-le ; jouissons du hêtre, du cytise,
Des mousses, du gazon ; faisons cette bêtise,
L'amour, et livrons-nous naïvement à Dieu.
Puisque les prés sont verts, puisque le ciel est bleu,
Aimons. Par les grands mots l'idylle est engourdie ;
N'ayons pas l'air de gens jouant la tragédie ;
Disons tout ce qui peut nous passer par l'esprit ;
Allons sous la charmille où l'églantier fleurit,
Dans l'ombre où sont les grands chuchotements des chênes.
Des douces libertés avec les douces chaînes,
Et beaucoup de réel dans un peu d'idéal,
Voilà ce que conseille en riant floréal.
L'enfant amour conduit ce vieux monde aux lisières ;
Adorons les rosiers et mêmes les rosières.
Oublions les sermons du pédant inhumain ;
Que tout soit gaîté, joie, éclat de rire, hymen ;
Et toi, viens avec moi, ma fraîche bien-aimée ;
Qu'on entende chanter les nids sous la ramée,
L'alouette dans l'air, les coqs au poulailler,
Et que ton fichu seul ait le droit de bâiller.
Victor Hugo - 17 mai
Published by Modératotor
17 mai 2006
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17:03
A la Saint Pascal,
passe ou cale !
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