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12 février 2006 7 12 /02 /février /2006 00:00

A la Saint Félix,
nous on fait l'Y

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11 février 2006 6 11 /02 /février /2006 14:59

Voici la fin (3ème partie) de ce très long poème que Victor Hugo écrivit du 7
au 11 février 1837 :
Pour lire la première partie de ce poème :
http://sororimmonde.over-blog.com/article-1807199.html
Pour lire la deuxième partie de ce poème :
http://sororimmonde.over-blog.com/article-1826851.html

+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.

LES VOIX INTERIEURES

V - DIEU EST TOUJOURS LA

( suite et fin )

...

- III -

Oh ! que l'été brille ou s'éteigne,
Pauvres, ne désespérez pas !
Le Dieu qui souffrit et qui règne
A mis ses pieds où sont vos pas !

Pour vous couvrir il se dépouille !
Bon même pour l'homme fatal
Qui, comme l'airain dans la rouille,
Va s'endurcissant dans le mal !

Tendre, même en buvant l'absinthe,
Pour l'impie au regard obscur
Qui l'insulte sans plus de crainte
Q'un passant qui raye un vieux mur !

Ils ont beau traîner sur les claies
Ce Dieu mort dans leur abandon ;
Ils ne font couler de ses plaies
Qu'un intarissable pardon !

Il n'est pas l'aigle altier qui vole,
Ni le grand lion ravisseur ;
Il compose son auréole
D'une lumineuse douceur !

Quand sur nous une chaîne tombe,
Il la brise anneau par anneau.
Pour l'esprit il se fait colombe,
Pour le coeur il se fait agneau.

Vous pour qui la vie est mauvaise,
Espérez ! il veille sur vous !
Il sait bien que cela pèse,
Lui qui tomba sur ses genoux !

Il est le Dieu de l'évangile ;
Il tient votre coeur dans sa main,
Et c'est une chose fragile
Qu'il ne veut pas briser, enfin !

Lorsqu'il est temps que l'été meure
Sous l'hiver sombre et solennel,
Même à travers le ciel qui pleure
On voit son sourire éternel !

Car sur les familles souffrantes,
L'hiver, l'été, la nuit, le jour,
Avec ses urnes différentes
Dieu verse à grands flots son amour !

Et dans ses bontés éternelles
Il penche sur l'humanité
Ces mères aux triples mamelles,
La nature et la charité.

Victor Hugo - 7 - 11 février 1837

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11 février 2006 6 11 /02 /février /2006 11:07

T comme Tortue (pour ma fille Émeline)

La tortue vit dans un camping-car qu’elle ne quitte jamais, même lorsqu’il faut faire la vidange. Pourquoi cet animal est-il si populaire vu que rien n’est comestible chez elle alors que chez le lièvre, le râble l’est, comme disait François ? De toutes les manières, la morale de la fable qui unit ces deux bestioles est d’une désolation consternante. En effet, si « Partir, c’est mourir un peu », alors « Rien de sert de mourir, il faut partir à point ».  Sous la faconde benoîte de La Fontaine se cache à nouveau le masque hideux  du poète besogneux et néanmoins dyslexique dont l’œuvre n’est pas plus consistante qu’un château de fables.
Pour se reproduire, la femelle pond des œufs, dévoilant à nouveau le je-m’en-foutisme de l’espèce animale à l’égard de l’environnement : une coquille plus une carapace constitue un double emballage superflu pour un petit être quasiment inutile. Après le making œuf, les œufs sont faits et rien ne va plus car les prédateurs ne sont pas loin. Un bon nombre de ces petites bestioles termineront leur brève existence dans l’estomac d’un carnivore. Pourquoi l’une et pas l’autre ? Qui décide de ce trépas précoce ? Dans Les Oeufs de l’amour et du hasard, Marivaux décrit fort bien cette sélection naturelle qui permet au prédateur de se nourrir de façon frugale en partant : là aussi, partir, c’est nourrir un peu.
La cistude est une variété de tortue aquatique qui vit dans l’eau douce. Sous nos latitudes, l’étude avec mansuétude des vicissitudes de la cistude en altitude est une mauvaise habitude© (1). Toutefois, les tortues aquatiques les plus impressionnantes se trouvent sur un archipel du Pacifique : l’île la plus grande se nomme Galagos, la plus petite Galapagos. Ces îles sont habitées uniquement par des reptiles ; c’est pour cette raison que toutes les rues sont tortueuses et que les routes serpentent. Quand les tortues s’ennuient sur la plage, elles se mettent  à courir. Et plus elles courent, plus elles s’ennuient ce qui prouve à nouveau que « Tartir, c’est courir un peu ».
Pour beaucoup, la tortue est un symbole de longévité. Ce n’est qu’une illusion : comme elle se déplace très lentement, on a l’impression qu’elle vit plus longtemps. Une nouvelle pièce à verser au dossier de la fourberie animale.

(1)    Tous droits de reproduction réservés. Gratuit pour un usage scolaire (poésie, journal d’école, etc.)

Michel Tournon

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11 février 2006 6 11 /02 /février /2006 00:00

A la Sainte Notre Dame de Lourdes,
si tu vois, c'est que t'étais sourde.

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10 février 2006 5 10 /02 /février /2006 00:00

Victor Hugo datait souvent ses poèmes. Il en a écrit tellement qu'on en trouve à toutes les dates de l'année :

LA LEGENDE DES SIECLES

XXXVI - LE GROUPE DES IDYLLES

XVIII - VOLTAIRE


Dans la religion voir une bucolique,
Etre asseZ huguenot pour être catholique,
Aimer Clorinde assez pour caresser Suzon,
Suivre un peu la sagesse et beaucoup la raison,
Planter là ses amis, mais ne pas les proscrire,
Croire aux dogmes tout juste assez pour en sourire,
Etre homme comme un diable, abbé comme Chaulieu,
Ne rien exagérer, pas même le bon Dieu,
Baiser le saint chausson qu'offre à la gent dévote
Le pape, et préférer le pied nu de Javotte,
Tels sont les vrais instincts d'un sage en bon état.
Force tentations, et jamais d'attentat ;
Avoir on ne sait quoi d'aimable dans la faute ;
Ressembler à ce bon petit chevreau qui saute
Joyeux, libre, et qui broute, et boit aux étangs verts,
Si content qu'il en met l'oreille de travers ;
Donner son coeur au ciel si Goton vous le laisse,
Commettre des péchés pour aller à confesse,
Car les péchés sont gais, et font avec douceur
Aux frais du confessé vivre le confesseur ;
Pas trop de passion, pas trop d'apostasie,
C'est le bon sens. Suivez cette route choisie
Et sûre. C'est ainsi qu'on vieillit sans effroi ;
Et c'est ainsi qu'on a de l'esprit, fût-on roi,
Et qu'on est Henri quatre, et qu'on a ses entrées
A la grand' messe, et chez Gabrielle d'Estrées.


Victor Hugo - 10 février 1877

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10 février 2006 5 10 /02 /février /2006 00:00

A la saint Arnaud,
initie-toi à l'art no !

 

-.-.-

pour découvrir un autre dicton :

- par date : cliquer ici

- par nom : cliquer là

-.-.-

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9 février 2006 4 09 /02 /février /2006 09:48

Victor Hugo datait souvent ses poèmes. Il en a écrit tellement qu'on en trouve à toutes les dates de l'année :

Voici la suite (2ème partie) de ce très long poème que Victor Hugo écrivit du
7 au 11 février 1837 :
Pour lire la première partie de ce poème : http://sororimmonde.over-blog.com/article-1807199.html

LES VOIX INTERIEURES

V - DIEU EST TOUJOURS LA


( suite )

...

- II -

Mais, hélas ! juillet fait sa gerbe ;
L'été, lentement effacé,
Tombe feuille à feuille dans l'herbe
Et jour à jour dans le passé.

Puis octobre perd sa dorure ;
Et les bois dans les lointains bleus
Couvrent de leur rousse fourrure
L'épaule des coteaux frileux.

L'hiver des nuages sans nombre
Sort, et chasse l'été du ciel,
Pareil au temps ce faucheur sombre
Qui suit le semeur éternel !

Le pauvre alors s'effraye et prie.
L'hiver, hélas, c'est Dieu qui dort ;
C'est la faim livide et maigrie
Qui tremble auprès du foyer mort !

Il croit voir une main de marbre
Qui, mutilant le jour obscur,
Retire tous les fruits de l'arbre
Et tous les rayons de l'azur.

Il pleure, la nature est morte !
O rude hiver ! ô dure loi !
Soudain un ange ouvre sa porte
Et dit en souriant : C'est moi !

Cet ange qui donne et qui tremble,
C'est l'aumône aux yeux de douceur,
Au front crédule et qui ressemble,
A la foi, dont elle est la soeur !

<< Je suis la Charité, l'amie
Qui se réveille avant le jour,
Quand la nature est rendormie,
Et que Dieu m'a dit : A ton tour !

>> Je viens visiter ta chaumière
Veuve de l'été si charmant.
Je suis fille de la prière.
J'ai des mains qu'on ouvre aisément.

>> J'accours ! car la saison est dure.
J'accours, car l'indigent a froid.
J'accours, car la tiède verdure
Ne fait plus d'ombre sur le toit !

>> Je prie, et jamais je n'ordonne.
Chère à tout homme quel qu'il soit,
Je laisse la joie à qui donne,
Et je l'apporte à qui reçoit. >>

O figure auguste et modeste,
Où le seigneur mêla pour nous
Ce que l'ange a de plus céleste,
Et que la femme a de plus doux !

Au lit du vieillard solitaire
Elle penche un front gracieux,
Et rien n'est plus beau sur la terre,
Et rien n'est plus grand sous les cieux

Lorsque, réchauffant leurs poitrines
Entre ses genoux triomphants,
Elle tient dans ses mains divines
Les pieds nus des petits enfants !

Elle va dans chaque masure,
Laissant au pauvre réjoui
Le vin, le pain frais, l'huile pure,
Et le courage épanoui !

Et le feu ! le beau feu folâtre,
A la pourpre ardente pareil,
Qui fait qu'amené devant l'âtre
L'aveugle croit rire au soleil !

Puis elle cherche au coin des bornes,
Transi par la froide vapeur,
Ces enfants qu'on voit nus et mornes
Et mourant avec stupeur.

Oh ! voilà surtout ceux qu'elle aime !
Faibles fronts dans l'ombre engloutis,
Parés d'un triple diadème,
Innocents, pauvres et petits !

Ils sont meilleurs que nous ne sommes !
Elle leur donne, en même temps,
Avec le pain qu'il faut aux hommes,
Le baiser qu'il faut aux enfants !

Tandis que leur faim secourue
Mange ce pain de pleurs noyé,
Elle étend sur eux dans la rue
Son bras des passants coudoyé.

Et si, le front dans la lumière,
Un riche passe en ce moment,
Par le bord de sa robe altière
Elle le tire doucement !

Puis pour eux elle prie encore
La grande foule au coeur étroit,
La foule qui, dès qu'on l'implore,
S'en va comme l'eau qui décroît.

<< Oh ! malheureux celui qui chante
Un chant joyeux, peut-être impur,
Pendant que la bise méchante
Mord un pauvre enfant sous son mur !

>> Oh ! la chose triste et fatale,
Lorque chez le riche hautain
Un grand feu tremble dans la salle,
Reflété par un grand festin,

>> De voir, quand l'orgie enrouée
Dans la pourpre s'égaye et rit,
A peine une toile trouée
Sur les membres de Jésus-Christ !

>> Oh ! donnez-moi pour que je donne !
J'ai des oiseaux nus dans mon nid.
Donnez, méchants, Dieu vous pardonne !
Donnez, ô bons, Dieu vous bénit !

>> Heureux ceux que mon zèle enflamme !
Qui donne aux pauvres prête à Dieu !
Le bien qu'on fait parfume l'âme ;
On s'en souvient toujours un peu !

>> Le soir, au seuil de sa demeure,
Heureux celui qui sait encor
Ramasser un enfant qui pleure,
Comme un avare un sequin d'or !

>> Le vrai trésor rempli de charmes,
C'est un groupe pour vous priant
D'enfants qu'on a trouvé en larmes
Et qu'on a laissés souriant !

>> Les biens que je donne à qui m'aime,
Jamais Dieu ne les retira.
L'or que sur le pauvre je sème
Pour le riche au ciel germera ! >>

( à suivre )

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9 février 2006 4 09 /02 /février /2006 00:00

A la Sainte Appoline,
grimpe là-haut sur la colline.

 

-.-.-

pour découvrir un autre dicton :

- par date : cliquer ici

- par nom : cliquer là

-.-.-

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8 février 2006 3 08 /02 /février /2006 14:12
Plus de Charlie Hebdo dans les kiosques...
Ci-dessous, une sélection de dessins de ce numéro pour patienter, en attendant la nouvelle édition du jeudi 9 février...






































































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8 février 2006 3 08 /02 /février /2006 12:56

Dans quelques jours c'est la Saint Valentin ! la fête des amoureux ! Alors bien sûr, pour montrer son amour à sa belle ou à son beau, on offre un petit cadeau, un bijou, des fleurs, une soirée inoubliable... que sais-je encore !
Mais il n'y a rien de plus craquant que de lui réciter un petit poème, ou de lui lire un joli texte. C'est pourquoi le CirqueZavatars est fier de vous offrir sa sélection de textes créés spécialement pour l'occasion par les Zavatars eux-mêmes ces cinq dernières années.
Dans les tableaux ci-dessous, il vous suffit alors de cliquer sur les titres de votre choix :

Saint-Valentin


2002

n° d'archive

date

auteur

titre

genre

2506

14-févr-02

Monique

La Saint Valentin

béabasque

2509

14-févr-02

Llee Mmaatt

Dans le TGV du destin

cadastrophe

2511

14-févr-02

Audrey

C'est alors…

cadastrophe

2512

14-févr-02

Luc rose

Moi j'étais plus malin…

cadastrophe

2513

14-févr-02

Llee Mmaatt

Gagner au poker…

cadastrophe

2514

14-févr-02

Llee Mmaatt

L'instrumentant

cadastrophe

2515

14-févr-02

luc rose

Malgré son air…

cadastrophe

2516

14-févr-02

Llee Mmaatt

Il souhaitait…

cadastrophe

2517

14-févr-02

Luc rose

muni d'un…

cadastrophe

2003

n° d'archive

date

auteur

titre

genre

7362

14-févr-03

Audrey

Saint Valentin

monorime

7368

14-févr-03

Monique

Je souhaite…

monorime

7369

14-févr-03

Serge

Pensée du jour

épigramme

7369

14-févr-03

Serge

Bonjour…

poème

7370

14-févr-03

Audrey

Il a déposé sur mon cœur…

poème

7371

14-févr-03

Zappe

La St-Valentin du tueur

dystique

2004

n° d'archive

date

auteur

titre

genre

10548

14-févr-04

Pat 

Triste St Valentin

poème

10550

14-févr-04

Phil

Ma femme étant un morceau

béabasque

2005

n° d'archive

date

auteur

titre

genre

13048

14-févr-05

Pat 

Tendre Saint Valentin

poème

13055

14-févr-05

Ze Bath Leurre

Dans tes bras...

béabasque

13058 14-févr-05 Samovar Comment survivre à la St Valentin?
- 1° partie -
texte
13059 14-févr-05 Samovar Comment survivre à la St Valentin ?
- 2° partie -
texte

 .+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.
Ze Bath Leurre

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