A la Sainte Julienne,
bonne soupe età la tienne !
A la Sainte Julienne,
bonne soupe età la tienne !
oici un poème que Victor Hugo a écrit un 15 février :
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LES CONTEMPLATIONS
AUJOURD'HUI - 1843 - 1855
LIVRE QUATRIEME
PAUCA MEAE
- II -
15 FEVRIER 1843
Avec celui qui t'aime, et sois heureuse en lui.
- Adieu ! - Sois son trésor, ô toi qui fus le nôtre !
Va, mon enfant béni, d'une famille à l'autre.
Emporte le bonheur et laisse-nous l'ennui !
Ici l'on te retient, là-bas on te désire.
Fille, épouse, ange, enfant, fais ton double devoir.
Donne-nous un regret, donne-leur un espoir,
Sors avec une larme ! entre avec un sourire !
Victor Hugo - Dans l'église, 15 février 1843
A la Saint Claude,
une bonne pipe !
Voici un poème que Victor Hugo a écrit un 14 février :
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LES RAYONS ET LES OMBRES
- IX -
A MADEMOISELLE FANNY DE P.
O vous que votre âge défend,
Riez ! tout vous caresse encore.
Jouez ! chantez ! soyez l'enfant !
Soyez la fleur ! soyez l'aurore !
Quant au destin, n'y songez pas.
Le ciel est noir, la vie est sombre.
Hélas ! que fait l'homme ici-bas ?
Un peu de bruit dans beaucoup d'ombre.
Le sort est dur, nous le voyons.
Enfant ! souvent l'oeil plein de charmes
Qui jette le plus de rayons
Répand aussi le plus de larmes.
Vous que rien ne vient éprouver,
Vous avez tout ! joie et délire,
L'innocence qui fait rêver,
L'ignorance qui fait sourire.
Vous avez, lys sauvé des vents,
Coeur occupé d'humbles chimères,
Ce calme bonheur des enfants,
Pur reflet du bonheur des mères.
Votre candeur vous embellit.
Je préfère à toute autre flamme
Votre prunelle que remplit
La clarté qui sort de votre âme.
Pour vous ni soucis ni douleurs.
La famille vous idolâtre.
L'été, vous courez dans les fleurs ;
L'hiver, vous jouez près de l'âtre.
La poésie, esprit des cieux,
Près de vous, enfant, s'est posée ;
Votre mère l'a dans ses yeux,
Votre père dans sa pensée.
Profitez de ce temps si doux !
Vivez ! -- La joie est si vite absente ;
Et les plus sombres d'entre nous
Ont eu leur aube éblouissante.
Comme on prie avant de partir,
Laissez-moi vous bénir, jeune âme, --
Ange qui serez un martyr !
Enfant qui serez une femme !
Victor Hugo - 14 février 1840, minuit.
A la Saint Valentin,
baise comme un lamentin !
Voici la suite (2è partie) de ce long poème que Victor Hugo écrivit du 11 au
17 février 1821 ( il avait alors 19 ans ) :
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ODES ET BALLADES
ODE QUATRIEME
QUIBERON
( suite )
...
- II -
Quiberon vit jadis, sur son bord solitaire,
Des français assaillis s'apprêter à mourir,
Puis, devant les deux chefs, l'airain fumant se taire,
Et les rangs désarmés s'ouvrir.
Pour sauver ses soldats l'un d'eux offrit sa tête ;
L'autre accepta cette conquête,
De leur traité gage inhumain :
Et nul guerrier ne crut sa promesse frivole,
Car devant les drapeaux, témoins de leur parole,
Tous deux s'étaient donné la main !
La phalange fidèle alors livra ses armes.
Ils marchaient ; une armée environnait leurs pas,
Et le peuple accourait, en répandant des larmes,
Voir ces preux, sauvés du trépas.
Ils foulaient en vaincus les champs de leurs ancêtres ;
Ce fut un vieux temple, sans prêtres,
Qui reçut ces vengeurs des rois ;
Mais l'humble autel manquait à la pieuse enceinte,
Et, pour se consoler, dans cette prison sainte,
Leurs yeux en vain cherchaient la croix.
Tous prièrent ensemble, et, d'une voix plaintive,
Tous, se frappant le sein, gémirent à genoux.
Un seul ne pleurait pas dans la tribu captive :
C'était lui qui mourait pour tous ;
C'était Sombreuil, leur chef. Jeune et plein d'espérance,
L'heure de son trépas s'avance ;
Il la salue avec ferveur.
Le supplice, entouré des apprêts funéraires,
Est beau pour un chrétien qui, seul, va pour ses frères
Expirer, semblable au Sauveur.
" Oh ! cessez, disait-il, ces larmes, ces reproches,
Guerriers ; votre salut prévient tant de douleurs !
Combien à votre mort vos amis et vos proches,
Hélas ! auraient versé de pleurs !
Je romps avec vos fers mes chaînes éphémères ;
A vos épouses, à vos mères,
Conservez vos jours précieux.
On vous rendra la paix, la liberté, la vie ;
Tout ce bonheur n'a rien que mon coeur vous envie ;
Vous, ne m'enviez pas les cieux. "
Le sinistre tambour sonna l'heure dernière,
Les bourreaux étaient prêts ; on vit Sombreuil partir.
La soeur ne fut point là pour leur ravir le frère, -
Et le héros devint martyr.
L'exhortant de la voix et de son saint exemple,
Un évèque, exilé du temple,
Le suivit au funeste lieu ;
Afin que le vainqueur vît, dans son camp rebelle,
Mourir, près d'un soldat à son prince fidèle,
Un prêtre fidèle à son Dieu !
( à suivre )
A la Sainte Béatrice,
si tu restes béat, j' me trisse !
-.-.-
pour découvrir un autre dicton :
- par date : cliquer ici
- par nom : cliquer là
-.-.-
Avec un infini sérieux, elle tirait de ses dessins d'un "papillon avec des trous", d'un poisson, de "deux ours qui saignent parce qu'ils se sont battus" ou d'une "tête de Martien, avec un drôle de nez", des conclusions définitives selon lesquelles l'enfant présentait des signes de "victime d'abus sexuels". Le micro resté ouvert de la présidente a renvoyé l'écho d'un premier fou rire. Mais c'est le très officiel "test du dessin qui n'est pas beau" qui a emporté les ultimes résistances de la salle. Louche, forcément louche pour "le contenu intropsychique de l'enfant" était cette "musaraigne à grosse queue, relevée vers le haut et proéminente". Pendant quelques secondes, l'affaire d'Outreau fut cette houle convulsive, secouant la salle d'audience et s'abattant sur une petite femme pointue, stupéfaite."
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Eh oui, le sort des inculpés dépendait aussi de psys et de leur pseudo science... L'obscurantisme a encore de beaux jours devant lui si on ne met pas un terme à la dictature des psys (école, travail, justice...) dont le prétendu savoir n'a pas plus de base scientifique que l'horoscope !
Michel Tournon
Prochainement : Bruno Bettelheim, l'imposteur.
Voici la première partie d'un long poème que Victor Hugo écrivit du 11 au 17
février 1821 :
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ODES ET BALLADES
ODE QUATRIEME
QUIBERON
- I -
Par ses propres fureurs le Maudit se dévoile ;
Dans le démon vainqueur on voit l'ange proscrit ;
L'anathème éternel qui poursuit son étoiLe,
Dans ses succès même est écrit.
Il est, lorsque des cieux nous oublions la voie
Des jours, que Dieu sans doute envoie
Pour nous rappeler les enfers ;
Jours sanglants qui, voués au triomphe du crime,
Comme d'affreux rayons échappés de l'abîme,
Apparaissent sur l'univers.
Poëtes qui toujours, loin du siècle où nous sommes,
Chantres des pleurs sans fin et des maux mérités,
Cherchez des attentats tels que la voix des hommes
N'en ait point encor racontés,
Si quelqu'un vient à vous vantant la jeune France,
Nos exploits, notre tolérance,
Et nos temps féconds en bienfaits,
Soyez contents ; lisez nos récentes histoires,
Evoquez nos vertus, interrogez nos gloires :
Vous pourrez choisir des forfaits ;
Moi, je n'ai point reçu de la Muse funèbre
Votre lyre de bronze, ô chantres des remords !
Mais je voudrais flétrir les bourreaux qu'on célèbre,
Et venger la cause des morts.
Je voudrais, un moment, troublant l'impur Génie,
Arrêter sa gloire impunie
Qu'on pousse à l'immortalité ;
Comme autrefois un grec, malgré les vents rapides,
Seul, retint de ses bras, de ses dents intrépides,
L'esquif sur les mers emporté !
( à suivre )