On ne dit pas : " secouer les nouilles "
mais : " cette meuf elle est con "
On ne dit pas : " secouer les nouilles "
mais : " cette meuf elle est con "
A la Saint Gildas,
n'ommets gilet ni godasse.
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Victor Hugo datait souvent ses poèmes. Il en a écrit tellement qu'on en trouve à toutes les dates de l'année :
Voici la première partie d'un long poème que Victor Hugo écrivit du 29
janvier au 2 février (1818) ; il avait alors 16 ans :
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OCEAN
VERS DE JEUNESSE
LA MORT DE LOUIS XVII
[Le monde apprit sa fin, la tombe sait le reste (Delille)]
Quel est-il donc, celui qui foule aux pieds la foudre ?
En niant son pouvoir, espères-tu t'absoudre,
Coupable humanité ?
Tremble : c'est par ses coups que le crime s'expie ;
Sa main, en traits de feu, dans l'âme de l'impie,
Grava l'Eternité.
Sans nous jamais son coeur n'eût connu la colère ;
Trop souvent toutefois sa bonté tutélaire
Pardonne à nos forfaits :
Trop souvent son courroux fait place à sa clémence,
Et quand l'homme l'outrage, il punit sa démence
Par des nouveaux bienfaits.
Le monde encor touchait aux jours de sa naissance,
Et les mortels déjà de la chaste Innocence
Avaient rompu les lois ;
Déjà fuyait loin d'eux la Pudeur sans asile,
Et l'homme abandonnait sa chaumière tranquille
Pour errer dans les bois.
A l'empire des sens il asservit son âme ;
Aux lueurs de l'Instinct tu vis pâlir ta flamme,
Sage et douce Raison ;
La Discorde accourut, et le Crime et le Vice
Dans ces coeurs déjà sourds aux cris de la Justice,
Soufflèrent leur poison.
.........................................................................
(à suivre)
De : Ze Bath Leurre
Date : 28 Jan 2006 20:24
Objet : prêt-à-rimer - DESNOS, "Le Pélican"
l'original :
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"Le Pélican" de Robert Desnos
(qu'on peut lire ici :
http://sororimmonde.over-blog.com/article-1705524.html )
le prêt-à-rimer :
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Il se prénomme Jonathan,
vient juste d'avoir dix-huit ans,
grabataire sur un lit d'camp
quelque part en Extrême-Orient.
Il est presque mort, Jonathan.
Il souffre en silence, plus blanc
que les plumes d'un pélican,
encor lucide, étonnamment.
Son tortionnaire, Pê-Li-Khan,
ce n'est pas d'une balle à blanc
qu'il l'a plombé, très calmement.
Jamais il n'a souffert autant
Jo, et ça peut durer encor longtemps
si personne ne vient l'abattre avant.
Ze Bath Leurre
R comme Rat
Autre signe de cette infâme duplicité : le rat dit noir alors que le rat bout gris, preuve s’il en fallait de l’ignominie sans borne des êtres scélérats que sont les rats.
On voit par là que le bon sens n’est pas unique.
A la Saint Thomas d'Aquin,
l'hiver prend son air taquin.
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Victor Hugo datait souvent ses poèmes. Il en a écrit tellement qu'on en trouve à toutes les dates de l'année :
LES CHÂTIMENTS
RELIQUAT
IV - EBAUCHES ET FRAGMENTS
O Veuillot, face immonde encor plus que sinistre !
Laid à faire avorter une ogresse vraiment,
Lorsque de toi l'on parle et qu'on t'appelle cuistre
Istre est un ornement
Victor Hugo - 28 janvier 1853
A la Sainte Angèle,
qu'à la fin ça nous les brise !
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Victor Hugo datait souvent ses poèmes. Il en a écrit tellement qu'on en trouve à toutes les dates de l'année :
LA LEGENDE DES SIECLES
XIV - LE POËTE AU VER DE TERRE
Non, tu n'as pas tout, monstre ! et tu ne prends point l'âme.
Cette fleur n'a jamais subi ta bave infâme.
Tu peux détruire un monde et non souiller Caton.
Tu fais dire à Pyrrhon farouche : Que sait-on ?
Et c'est tout. Au-dessus de ton hideux carnage
Le prodigieux coeur du prophète surnage ;
Son char est fait d'éclairs, tu n'en mords pas l'essieu.
Tu te vantes. Tu n'es que l'envieux de Dieu.
Tu n'es que la fureur de l'impuissance noire.
L'envie est dans le fruit, le ver est dans la gloire.
Soit. Vivons et pensons, nous qui sommes l'Esprit.
Toi, rampe. Sois l'atome effrayant qui flétrit
Et qui ronge et qui fait que tout ment sur la terre,
Mets cette tromperie au fond du grand mystère,
Le néant, sois le nain qui croit être le roi,
Serpente dans la vie auguste, glisse-toi,
Pour la faire avorter, dans la promesse immense ;
Ton lâche effort finit où le réel commence,
Et le juste, le vrai, la vertu, la raison,
L'esprit pur, le coeur droit, bravent la trahison.
Tu n'es que le mangeur de l'abjecte matière.
La vie incorruptible est hors de la frontière ;
Les âmes vont s'aimer au-dessus de la mort ;
Tu n'y peux rien. Tu n'es que la haine qui mord.
Rien tâchant d'être Tout, c'est toi. Ta sombre sphère
C'est la négation, et tu n'es bon qu'à faire
Frissonner les penseurs qui sondent le ciel bleu
Indignés, puisqu'un ver s'ose égaler à Dieu,
Puisque l'ombre atteint l'astre, et puisqu'une loi vile
Sur l'Homère éternel met l'éternel Zoïle.
Victor Hugo - 27 janvier 1877