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4 mai 2006 4 04 /05 /mai /2006 10:26
À la Saint Sylvain, fais-le à la main,
À la Sainte Sylvette, fais-le en levrette.
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3 mai 2006 3 03 /05 /mai /2006 17:38
N'ayant pas trouvé de poème de Victor Hugo écrit un 3 mai, je vous propose
celui-ci écrit en mai 1830 ( sans mention du jour ) :

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LES CONTEMPLATIONS

LIVRE PREMIER - AURORE

XV - LA COCCINELLE


Elle me dit : Quelque chose
Me tourmente. Et j'aperçus
Son cou de neige, et, dessus
Un petit insecte rose.

J'aurais dû -- mais, sage ou fou,
A seize ans on est farouche, --
Voir le baiser sur sa bouche
Plus que l'insecte à son cou.

Ont eût dit un coquillage ;
Dos rose et taché de noir.
Les fauvettes pour nous voir
Se penchaient dans le feuillage.

Sa bouche fraîche était là :
Je me courbai sur la belle,
Et je pris la coccinelle ;
Mais le baiser s'envola.

-- Fils, apprends comme on me nomme,
Dit l'insecte du ciel bleu,
Les bêtes sont au bon Dieu,
Mais la bêtise est à l'homme.

Victor Hugo - Paris, mai 1830

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3 mai 2006 3 03 /05 /mai /2006 17:24

A la Saint Jacques, décompose-t-elle ?
A la Saint Philippe, elle fera la lippe !

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2 mai 2006 2 02 /05 /mai /2006 17:34
Voici un poème que Victor Hugo a écrit un 2 mai ( sans mention de l'année ) :

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L'ART D'ÊTRE GRAND-PERE

XV - LAUS PUERO

VI - AUX CHAMPS


Je me penche attendri sur les bois et les eaux,
Rêveur, grand-père aussi des fleurs et des oiseaux ;
J'ai la pitié sacrée et profonde des choses ;
J'empêche les enfants de maltraiter les roses ;
Je dis : N'effarez point la plante et l'animal ;
Riez sans faire peur, jouez sans faire mal.
Jeanne et Georges, fronts purs, prunelles éblouies,
Rayonnent au milieu des fleurs épanouies ;
J'erre, sans le troubler, dans tout ce paradis ;
Je les entends chanter, je songe, et je me dis
Qu'ils sont inattentifs, dans leurs charmants tapages,
Au bruit sombre que font en se tournant les pages
Du mystérieux livre où le sort est écrit,
Et qu'ils sont loin du prêtre et près de Jésus-Christ.

Victor Hugo - 2 mai

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2 mai 2006 2 02 /05 /mai /2006 17:21

S'il pleut à la Saint Boris,
en la nasse nulle écrevisse !

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2 mai 2006 2 02 /05 /mai /2006 14:15
À la Saint Boris,
C'est la fête aux clitoris.
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1 mai 2006 1 01 /05 /mai /2006 09:26

A la Fête du Travail,
les cossards te disent bâille bâille !

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1 mai 2006 1 01 /05 /mai /2006 07:18
À la Saint Jérémie,
Le couvert j'ai remis.
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1 mai 2006 1 01 /05 /mai /2006 07:12
Voilà un poème que Victor Hugo a écrit un 1er mai :

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LES ORIENTALES

XXX - ROMANCE MAURESQUE

Don Rodrigue est à la chasse.
Sans épée et sans cuirasse,
Un jour d'été, vers midi,
Sous la feuillée et sur l'herbe
Il s'assied, l'homme superbe,
Don Rodrigue le hardi.

La haine en feu le dévore.
Sombre, il pense au bâtard maure,
A son neveu Mudarra,
Dont ses complots sanguinaires
Jadis ont tué les frères,
Les sept infants de Lara.

Pour le trouver en campagne,
Ils traverseraient l'Espagne
De Figuère à Setuval.
L'un des deux mourrait sans doute.
En ce moment sur la route
Il passe un homme à cheval.

-- Chevalier, chrétien ou maure,
Qui dors sous le sycomore,
Dieu te guide par la main !
-- Que Dieu répande ses grâces
Sur toi, l'écuyer qui passes,
Qui passes par le chemin !

-- Chevalier, chrétien ou maure,
Qui dors sous le sycomore,
Parmi l'herbe du vallon,
Dis ton nom, afin qu'on sache
Si tu portes le panache
D'un vaillant ou d'un félon.

-- Si c'est là ce qui t'intrigue,
On m'appelle don Rodrigue,
Don Rodrigue de Lara ;
Dona Sanche est ma soeur même,
Du moins, c'est à mon baptême
Ce qu'un prêtre déclara.

J'attends sous ce sycomore ;
J'ai cherché d'Albe à Zamore
Ce Mudarra le bâtard,
Le fils de la renégate
Qui commande une frégate
Du roi maure Aliatar.

Certe, à moins qu'il ne m'évite,
Je le reconnaîtrais vite ;
Toujours il porte avec lui
Notre dague de famille ;
Une agate au pommeau brille,
Et la lame est sans étui.

Oui, par mon âme chrétienne,
D'une autre main que la mienne
Ce mécréant ne mourra.
C'est le bonheur que je brigue...
-- On t'appelles don Rodrigue,
Don Rodrigue de Lara ?

Eh bien ! seigneur, le jeune homme
Qui te parle et qui te nomme,
C'est Mudarra lo bâtard.
C'est le vengeur et le juge.
Cherche à présent un refuge ! --
L'autre dit : -- Tu viens bien tard !

-- Moi, fils de la renégate,
Qui commande une frégate
Du roi maure Aliatar,
Moi, ma dague et ma vengeance,
Tous les trois d'intelligence,
Nous voici ! -- Tu viens bien tard !

-- Trop tôt pour toi, don Rodrigue,
A moins qu'il ne te fatigue
De vivre... Ah ! la peur t'émeut,
Ton front pâlit ; rends, infâme,
A moi ta vie, et ton âme
A ton ange, s'il en veut !

Si mon poignard de Tolède
Et mon Dieu me sont en aide,
Regarde mes yeux ardents,
Je suis ton seigneur, ton maître,
Et je t'arracherai, traître,
Le souffle d'entre les dents !

Le neveu de dona Sanche
Dans ton sang enfin étanche
La soif qui le dévora.
Mon oncle, il faut que tu meures.
Pour toi plus de jours ni d'heures ! ...
-- Mon bon neveu Mudarra,

Un moment ! attends que j'aille
chercher mon fer de bataille.
-- Tu n'auras d'autres délais
Que celui qu'ont eu mes frères ;
Dans les caveaux funéraires
Où tu les as mis, suis-les !

Si, jusqu'à l'heure venue,
J'ai gardé ma lame nue,
C'est que je voulais, bourreau,
Que, vengeant la renégate,
Ma dague au pommeau d'agate
Eût ta gorge pour fourreau.

Victor Hugo - 1er mai 1828

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30 avril 2006 7 30 /04 /avril /2006 08:56

A la Saint Robert,
les deux font la paire.

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