A la Sainte Ida,
fais gaffe au sida !
A la Sainte Ida,
fais gaffe au sida !
Voici un poème que Victor Hugo a écrit un 12 avril :
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TOUTE LA LYRE
LES SEPT CORDES - V
- XLIV -
Ah ! vous faites du froid devoir votre bonheur !
Ah ! vous ne buvez pas l'oubli de votre honneur.
Et l'impudeur, l'orgie, et la honte, à plein verre !
Ah ! vous êtes prudent, économe, sévère,
Pour marcher le front haut, et c'est votre souci !
Vous ne voulez pas être un jour à la merci
Des gens qui font métier de tarifer une âme,
Et d'acheter tantôt l'homme, et tantôt la femme !
Ah ! vous avez présent à l'esprit l'affreux sort
De ceux que la faim sombre a, sous peine de mort,
Forcés d'être valets et de se vendre au maître,
Et vous ne jetez pas l'argent par la fenêtre,
Eh bien ! vous êtes pingre, avare, grigou, rat,
Pire qu'un misérable et presque un scélérat !
Ladre ! dit la catin. Pleutre ! ajoute le prêtre.
La vertu vous est vice, et ne voulant pas être
En ce temps de coeurs plats parlant un vil jargon,
Arétin ou Dangeau, vous êtes Harpagon !
Victor Hugo - 12 avril 1874
A la Saint Jules,
quand j'avance, tu recules...
Voici un court poème que Victor Hugo a écrit un 11 avril :
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DERNIERE GERBE
- LVI -
Quand le soleil d'avril rit à travers les feuilles,
Quand, d'un regard charmant, joyeuse, tu m'accueilles,
Je sens un feu divin dans mon coeur s'allumer ;
Sans l'amour, sans la foi, notre âme serait noire.
Dieu ne l'a pas voulu. La nature fait croire,
La femme fait aimer.
Victor Hugo - 11 avril 1843
A la Saint Stanislas,
même l'âne, il s' lasse !
-.-.-
pour découvrir un autre dicton :
- par date : cliquer ici
- par nom : cliquer là
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Voici un poème que Victor Hugo a écrit un 10 avril :
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LES RAYONS ET LES OMBRES
VI - SUR UN HOMME POPULAIRE
Ô peuple ! sous ce crâne où rien n'a pénétré,
Sous l'auguste sourcil morose et vénéré
Du tribun et du cénobite,
Sous ce front dont un jour les révolutions
Feront en l'entr'ouvrant sortir les visions,
Une pensée affreuse habite.
Dans l'Inde ainsi parfois le passant curieux
Contemple avec respect un mont mystérieux,
Cime des nuages touchée,
Rêve et croit respirer, sans approcher trop près,
Dans ces rocs, dans ces eaux, dans ces mornes forêts,
Une divinité cachée.
L'intérieur du mont en pagode est sculpté.
Puis vient enfin le jour de la solennité.
On brise la morte murée.
Le peuple accourt poussant des cris tumultueux ; --
L'idole alors, foetus aveugle et monstrueux,
Sort de la montagne éventrée.
Victor Hugo - 10 avril 1839
A la Saint Fulbert,
mets ton p'tit pull vert !
Voici un poème que Victor Hugo écrivit un 9 avril :
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TOUTE LA LYRE
LES SEPT CORDES - VI
- XLII -
J'étais un lycéen honnête ;
Denise avait l'oeil hasardeux ;
Elle était belle et j'étais bête ;
Nous faisions un conte à nous deux.
Ainsi que la belle Fosseuse,
Elle riait des imprudents ;
L'huître en perle est connaisseuse,
C'est pourquoi j'admirais ses dents.
Un jour elle me dit : farouche !
Et m'offrit un baiser moqueur.
Je pris le baiser sur ma bouche
Et sentis la morsure au coeur.
Victor Hugo - 9 avril 1855
Le jour des Rameaux,
change rien, vieille branche !
Voici un poème que Victor Hugo a écrit un 8 avril ( sans mention de l'année,
mais vraissemblablment dans les années 1870-1875. ) :
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L'ART D'ÊTRE GRAND-PERE
VI - GRAND ÂGE ET BAS ÂGE MÊLES
- IX -
Et Jeanne à Mariette a dit : -- Je savais bien
Qu'en répondant : c'est moi, papa ne dirait rien. (*)
Je n'ai pa peur de lui puisqu'il est mon grand-père.
Vois-tu, papa n'a pas le temps d'être en colère,
Il n'est jamais beaucoup fâché, parce qu'il faut
Qu'il regarde les fleurs, et quand il fait bien chaud
Il nous dit : N'allez pas au grand soleil nu-tête,
Et ne vous laissez pas piquer par une bête ;
Courez, ne tirez pas le chien par son collier,
Prenez garde aux faux pas dans le grand escalier,
Et ne vous cognez pas contre les coins des marbres.
Jouez. Et puis après il s'en va dans les arbres.
Victor Hugo - 8 avril.
(*) ces vers font réponse à un autre poème que Victor Hugo avait écrit un 4
avril (sûrement de la même année) -- poème qui n'avait pas été retenu le 4
avril dernier, et dont je vous livre ci-après les derniers vers.
Ce poème intitulé "le pot cassé", raconte comment Jeanne a endossé la
responsabilité du bris d'un pot causé par Mariette :
"...
Donc je tenais beaucoup à ce vase. Il est mort.
J'arrivai furieux, terrible, et tout d'abord :
-- Qui a donc fait cela ? criai-je. Sombre entrée !
Jeanne alors, remarquant Mariette effarée,
Et voyant ma colère et voyant son effroi,
M'a regardé d'un air d'ange, et m'a dit : -- C'est moi. "
( V. Hugo, L'art d'être grand-père, VI, 8 )