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3 avril 2006 1 03 /04 /avril /2006 09:23

Participez activement au Sidaction, allez voir le film :

Capote

Michel

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3 avril 2006 1 03 /04 /avril /2006 07:06

A la Saint Richard,
si t'es riche, arrête ton char !

 

-.-.-

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-.-.-

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2 avril 2006 7 02 /04 /avril /2006 23:00

Voici un poème que Victor Hugo a écrit un 3 avril ( sans mention de l'année ):

+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.

TOUTE LA LYRE

LES SEPT CORDES - VI

- LVIII -


Nous étions, elle et moi, dans cet avril charmant
De l'amour qui commence en éblouissement.
Ô souvenirs ! ô temps ! heures évanouies !
Nous allions, le coeur plein d'extases inouïes,
Ensemble dans les bois, et la main dans la main.
Pour prendre le sentier nous quittions le chemin,
Nous quittions le sentier pour marcher dans les herbes.
Le ciel resplendissait dans ses regards superbes ;
Elle disait : Je t'aime ! et je me sentais dieu.
Parfois, près d'une source, on s'asseyait un peu.
Que de fois j'ai montré sa gorge aux branches d'arbre !
Rougissante et pareille aux naïades de marbre,
Tu baignais tes pieds nus et blancs comme le lait.
Puis nous nous en allions rêveurs. Il me semblait,
En regardant autour de nous les pâquerettes,
Les boutons d'or joyeux, les pervenches secrètes,
Et les frais liserons d'une eau pure arrosés,
Que ces petites fleurs étaient tous les baisers
Tombés dans le trajet de ma bouche à ta bouche
Pendant que nous marchions ; et la grotte farouche,
Et la ronce sauvage et le roc chauve et noir,
Envieux, murmuraient : Que va dire ce soir
Diane aux chastes yeux, la déesse étoilée,
En voyant toute l'herbe au fond du bois foulée ?


Victor Hugo - 3 avril. Jersey

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1 avril 2006 6 01 /04 /avril /2006 23:00

Voici deux minuscules poèmes (il s'agit de quatrains) que Victor Hugo écrivit un 2 avril ; le second quatrain présenté ici est encadré de commentaires de l'auteur lui-même [que j'ajoute entre crochets carrés] :

+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.

( premier quatrain )

LES ANNEES FUNESTES

- LXI -


On me dit: Courez donc sur Pierre Bonaparte.
Non. J'ai ma piste ; et c'est -- l'Autre -- et je ne m'écarte
Jamais du but que rien ne me fait oublier.
Forêts ! je chasse au tigre et non au sanglier.


Victor Hugo - 2 avril 1870

+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.

( deuxième quatrain )

OCEAN

VERS FAITS EN DORMANT


[ Cette nuit, je me suis réveillé ayant dans l'oreille ces vers qui venaient
de m'être dits dans les ténèbres : ]


Que d'hommes dans un homme unique !
Ô géant, que d'êtres en toi !
D'un seul morceau de ta tunique
On ferait vingt manteaux de roi.

[ Il était environ trois heures du matin. ]


Victor Hugo - 2 avril 1866

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1 avril 2006 6 01 /04 /avril /2006 23:00

A la Sainte Sandrine,
braise out !

-.-.-

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-.-.-

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1 avril 2006 6 01 /04 /avril /2006 19:49

 

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1 avril 2006 6 01 /04 /avril /2006 19:44

Voici un poème que Victor Hugo a écrit un 1er avril :

+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.

LES VOIX INTERIEURES

XVI - PASSE


C'était un grand château du temps de Louis treize.
Le couchant rougissait ce palais oublié.
Chaque fenêtre au loin, transformée en fournaise,
Avait perdu sa forme et n'était plus que braise.
Le toit disparaissait dans les rayons noyé.

Sous nos yeux s'étendait, gloire antique abattue,
Un de ces parcs dont l'herbe inonde le chemin,
Où dans un coin, de lierre à demi revêtue,
Sur un piédestal gris, l'hiver, morne statue,
Se chauffe avec un feu de marbre sous la main.

Ô deuil ! le grand bassin dormait, lac solitaire.
Un Neptune verdâtre y moisissait dans l'eau.
Les roseaux cachaient l'onde et l'eau rongeait la terre.
Et les arbres mêlaient leur vieux branchage austère,
D'où tombaient autrefois des rimes pour Boileau.

On voyait par moments errer dans la futaie
De beaux cerfs qui semblaient regretter les chasseurs ;
Et, pauvres marbres blancs qu'un vieux tronc d'arbre étaie,
Seules, sous la charmille, hélas ! changée en haie,
Soupirer Gabrielle et Vénus, ces deux soeurs !

Les manteaux, relevés par la longue rapière,
Hélas ! ne passaient plus dans ce jardin sans voix.
Les tritons avaient l'air de fermer la paupière,
Et, dans l'ombre, entr'ouvrant ses mâchoires de pierre,
Un vieux antre ennuyé bâillait au fond du bois.

Et je vous dis alors : -- Ce château dans son ombre
A contenu l'amour, frais comme en votre coeur,
Et la gloire, et le rire, et les fêtes sans nombre,
Et toute cette joie aujourd'hui le rend sombre,
Comme un vase noircit rouillé par sa liqueur.

Dans cet antre, où la mousse a recouvert la dalle,
Venait, les yeux baissés et le sein palpitant,
Ou la belle Caussade ou la jeune Candale,
Qui, d'un royal amant conquête féodale,
En entrant disait Sire, et Louis en sortant.

Alors comme aujourd'hui, pour Candale et Caussade,
La nuée au ciel bleu mêlait son blond duvet,
Un doux rayon dorait le toit grave et maussade,
Les vitres flamboyaient sur toute la façade,
Le soleil souriait, la nature rêvait !

Alors comme aujourd'hui, deux coeurs unis, deux âmes
Erraient sous ce feuillage où tant d'amour a lui.
Il nommait sa duchesse un ange entre les femmes,
Et l'oeil plein de rayons et l'oeil rempli de flammes
S'éblouissaient l'un l'autre, alors comme aujourd'hui !

Au loin dans le bois vague on entendait des rires.
C'étaient d'autres amants, dans leur bonheur plongés.
Par moments un silence arrêtait leurs délires.
Tendre, il lui demandait : D'où vient que tu soupires ?
Douce, elle répondait : D'où vient que vous songez ?

Tous deux, l'ange et le roi, les mains entrelacées,
Ils marchaient, fiers, joyeux, foulant le vert gazon,
Ils mêlaient leurs regards, leur souffle, leurs pensées...
Ô temps évanouis ! ô splendeurs éclipsées !
Ô soleils descendus derrière l'horizon !


Victor Hugo - 1er avril 1835

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1 avril 2006 6 01 /04 /avril /2006 18:43

A la Saint Hugues,
fume le calumet !

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31 mars 2006 5 31 /03 /mars /2006 07:12

Voici un poème que Victor Hugo a écrit un 31 mars :

+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.

TOUTE LA LYRE

LES SEPT CORDES - V

- XLVI -


L'enfant est très petit et l'aïeul est très vieux.
L'insulteur ne craint rien. Comme un ciel pluvieux
Verse l'ondée aux bois que l'orage secoue,
Cette main de vieillard a sur plus d'une joue
Autrefois élargi les sonores soufflets.
Mais à présent les longs exils, le ciel anglais,
Et soixante-treize ans ont refroidi cet homme ;
Calme, il dédaigne. A peine il sait comment se nomme
L'insulteur, pour avoir, lorsque juillet brilla
Jadis aidé quelqu'un qui portait ce nom-là.
Rien de plus. Et qu'importe un jeune drôle immonde ?
Qu'est-ce que cela fait qu'un laquais soit au monde ?
Qu'est-ce qu'un jappement de plus dans le chenil ?
Qu'importe au sphinx rêveur dans les roseaux du Nil
Le glissement sinistre et vague d'un reptile ?
Les gueux peuvent sans peur faire aboyer leur style.
Voir passer un vieillard que le deuil accabla,
La bravoure du lâche est faite de cela.
Nul danger. Le gredin est à son aise infâme ;
Il se répète, afin d'encourager son âme
Où beaucoup de prudence à l'audace aboutit,
Que l'aïeul est bien vieux et l'enfant bien petit.


Victor Hugo - 31 mars 1875

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31 mars 2006 5 31 /03 /mars /2006 07:08

A la Saint Benjamin,
un bon bain au jasmin !

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