Le lundi de Pâques,
y a plus rien qui cloche...
Le lundi de Pâques,
y a plus rien qui cloche...
Voici un poème que Victor Hugo a écrit un 16 avril :
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TOUTE LA LYRE
LES SEPT CORDES
II - LA NATURE
- XVI -
Un monument romain dans ce vieux pré normand
Est tombé. Les enfants qui font un bruit charmant
Vont jouer là, vers l'heure où le soleil se montre,
Et quand on va du Havre à Dieppe on le rencontre.
Quelque pâtre accroupi sur le bord du chemin
Vous y mène, ou vous suit en vous tendant la main.
Le hameau voisin mêle aux branches ses fumées,
Et l'on entend les coqs chanter dans les ramées.
C'est là, vous dit le pâtre, et vous ne voyez rien.
Des pierres, des buissons. -- Mais, en regardant bien,
Si l'on se penche un peu, l'on distingue, dans l'herbe
Où prairial rayonne en sa gaîté superbe,
D'anciens frontons sculptés, bas-reliefs triomphaux,
Monstres chargés de tours et chars ornés de faulx,
Des soldats, qui, sans nuire au vol des hirondelles,
Assiègent sous les fleurs de vagues citadelles ;
Et l'on voit, sous les joncs comme sous un linceul,
Le grand César rêvant dans la nuit, triste et seul,
Les daces, noirs profils pleins d'injure et de haine,
L'ombre, et je ne sais quoi qui fut l'aigle romaine.
Victor Hugo - 16 avril 1847
A la Saint Benoît-Joseph,
dans les noix, y a plus bézef.
A Pâques,
ne fais pas l'oeuf,
mon p'tit lapin !
Voici un poème que Victor Hugo a écrit un 15 avril :
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LES CHANSONS DES RUES ET DES BOIS
RELIQUAT
DANS LES BOIS
Un pinson jasait avec une aigrette ;
Je fixais mes yeux au fond du hallier
Sur cette lorette
Et cet écolier.
Il disait : -- Il pleut. Dieu change l'affiche ;
Et nous donne octobre en place de mai ;
Mais moi je m'en fiche ;
Je chante enrhumé.
Elle répondit : -- Ce qui me chagrine,
C'est que Jacques soit trompé par Suzon.
-- Est-elle serine !
Cria le pinson.
Victor Hugo - 15 avril 1855
A la Saint Paterne,
tâche d'être brillant !

La pratique d’ablutions personnelles autant qu’intimes dans ces conditions me rend perplexe. Mais bon, quand on connaît le dépouillement des toilettes à la turque, on se dit que la Turquie est un pays dont les traditions hygiéniques ne favoriseront guère l’entrée de ce grand pays dans l’Union Européenne.
Toutefois, il s’agit peut-être d’une métaphore artistique représentant un des premiers confinements de volailles dû à une apparition de la grippe aviaire ayant échappé à la sagacité des historiens : l’histoire est écrite par les vainqueurs, dit-on et la dinde, avec ou sans marrons, est plus connue par Thanksgiving que pour ses victoires militaires.
Jean-Auguste Dominique Ingres est né en 1780. Très vite, comme il était le seul garçon de la fratrie, de surcroît chétif, il fut surnommé par ses voisins « le petit mâle Ingres ». Le voisin est une espèce cruelle, on ne le soulignera jamais suffisamment. Et c’est bien connu, on voit toujours la caille dans le treuil du voisin et pas la poudre dans le chien. Ingres fut un élève de David, dont il commença par copier les œuvres. Bien que profondément catholique, quand il se mit à copier les toiles de David, il abjura sa foi et changea de religion. Notons au passage que s’il avait copié les toiles d’araignée il n’aurait certainement pas tissé partout, même pour marquer son territoire : l’âme humaine, c’est aussi ce labyrinthe ténébreux dont les méandres erratiques repoussent à l’infini les lueurs de la sortie ; inutile d’utiliser un GPS.
La Grande Odalisque est une des œuvres les plus connues d’Ingres. De nombreuses critiques reprochèrent au peintre d’avoir représenté ladite odalisque* avec une épine dorsale comportant au moins 3 à 4 vertèbres surnuméraires. Et l’interprétation de l’artiste, sa sensibilité, voire tout simplement son amour des côtelettes découvertes ? Milo a représenté les bras de sa Vénus d’une manière très personnelle et on ne le lui a jamais reproché !
Si on considère que l’artiste doit représenter la réalité, autant accrocher des planches anatomiques sur les murs de son salon.
*Je n’ai strictement rien à dire dans ce renvoi, si ce n’est qu’Odalisque est souvent accompagné d’Astérisque.
Michel Tournon
Voici un poème que Victor Hugo écrivit un 14 avril :
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TOUTE LA LYRE
LES SEPT CORDES
I - L'HUMANITE
XXIX - ECRIT SUR UN LIVRE DU JEUNE MICHEL NEY
Enfants ! fils des héros disparus ! fils des hommes
Qui firent mon pays plus grand que les deux Romes,
Et qui s'en sont allés, dans l'abîme engloutis !
Vous que nous voyons rire et jouer tout petits,
Sur vos fronts innocents la sombre histoire pèse.
Vous êtes tout couverts de la gloire française.
Oh ! quand l'âge où l'on pense, où l'on ouvre les yeux,
Viendra pour vous, enfants, regardez vos aïeux
Avec un tremblement de joie et d'épouvante.
Ayez toujours leur âme en vos âmes vivante,
Soyez nobles, loyaux et vaillants entre tous ;
Car vos noms sont si grands qu'ils ne sont pas à vous !
Tout passant peut venir vous en demander compte.
Ils sont notre trésor dans nos moments de honte,
Dans nos abaissements et dans nos abandons ;
C'est vous qui les portez, c'est nous qui les gardons.
Victor Hugo - 14 avril 1847
Euros à la Saint Maxime,
en été plus un centime !
Voici un poème que Victor Hugo a écrit un 13 avril :
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TOUTE LA LYRE
LES SEPT CORDES
VII - LA FANTAISIE
XXIII - CHANSONS
VIII - LA CHANSON DU SPECTRE
Qui donc êtes-vous, la belle ?
Comment vous appelez-vous ?
Une vierge était chez nous ;
Ses yeux étaient ses bijoux.
Je suis la vierge, dit-elle.
Cueillez la branche de houx.
Vous êtes en blanc, la belle ;
Comment vous appelez-vous ?
en gardant les grands boeufs roux,
Claude lui fit les yeux doux.
Je suis la fille, dit-elle.
Cueillez la branche de houx.
Vous portez les fleurs, la belle ;
Comment vous appelez-vous ?
Les vents et les coeurs sont fous,
Un baiser les fit époux.
Je suis l'amant, dit-elle.
Cueillez la branche de houx
Vous avez pleuré, la belle ;
Comment vous appelez-vous ?
Elle eut un fils, prions tous,
Dieu le prit sur ses genoux.
Je suis la mère, dit-elle.
Cueillez la branche de houx
Vous êtes pâle, ma belle ;
Comment vous appelez-vous ?
Elle s'enfuit dans les trous,
Sinistre, avec les hiboux.
Je suis la folle, dit-elle.
Cueillez la branche de houx.
Vous avez bien froid, la belle ;
Comment vous appelez-vous ?
Les amours et les yeux doux
De nos cercueils sont les clous.
Je suis la morte, dit-elle.
Cueillez la branche de houx.
Victor Hugo - 13 avril 1855