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19 mars 2006 7 19 /03 /mars /2006 09:42

A la Saint Joseph,
pour Jojo, y'a pas bézef !

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18 mars 2006 6 18 /03 /mars /2006 08:33
 Y comme Yack
 Mais quel est ce bovidé à longs poils qui rumine sur les pentes escarpées du Tibet ? C’est un yack en liberté : il s’est enfui du parc zoologique, car se retrouver dans un zoo d’yacks, c’est très mauvais signe, à moins d’être naufragé.

Il existe deux sortes de yacks : le yack du Tibet, moche, hi deux, à la limite du hi trois et le yack du Népal qui népalais. Mais qu’est-ce que la beauté ? Le chat beauté est-il plus beau que les autres ? Et la beauté auvergnate est-elle meilleure que la beauté lorraine ?

Certaines variétés sont domestiquées comme bêtes de somme, ce qui est bien pratique pour compter le nombre d’animaux dans un troupeau. Toutefois,  lorsqu’ils comptent les moutons, ils s’endorment : c’est aussi pour cette raison qu’on les nomme « bêtes de somme ». Le yack est aussi une bête de trait et lorsqu’il a le hoquet, on l’utilise pour tracer les lignes pointillées sur les terrains de sport. En effet, le tibétain est sportif et gagne fréquemment la médaille de bonze. La tibétaine aussi, mais ce serait plutôt dans les sports de bonzesses.

À la belle saison, on emmène les yacks brouter sur les hauts pâturages en les entassant dans des autocars pour les y transporter plus aisément. Cependant, les routes tibétaines sont dangereuses et on ne compte plus les accidents de cars d’yacks. Cette tragédie est fort bien décrite dans le film L’Aorte sauvage.

Le yack est d’une nature facétieuse, on dit même qu’il est broute en train, ce qui cause de nombreux accidents ferroviaires. Les petits adorent jouer à Yack a dit. Et malgré leur sonotone, les vieux ne comprennent pas grand-chose et disent : « Qu’a dit yack ? », ce qui ne fait rire personne, parce que là-bas, il n’y a pas d’autos : en matière de voiture, ils font tintin, au Tibet.

Laissons cet animal brouter avec sérénité, et même avec qui il veut. Cette vision pastorale est de nature à rasséréner l’angoisse de l’homme actuel, harcelé par les chimères de la modernité dont l’étendard morbide flotte au firmament des peurs archaïques, et je pèse mes mots au trébuchet.

Michel Tournon

 

 

 

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18 mars 2006 6 18 /03 /mars /2006 07:58

Voici un poème que Victor Hugo a écrit un 18 mars :

+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+

L'ANNEE TERRIBLE

MARS

IV - L'ENTERREMENT


Le tambour bat aux champs et le drapeau s'incline.
De la Bastille au pied de la morne colline
Où les siècles passés près du siècle vivant
Dorment sous les cyprès peu troublés par le vent,
Le peuple a l'arme au bras ; le peuple est triste ; il pense ;
Et ses grands bataillons font la haie en silence.

Le fils mort et le père aspirant au tombeau
Passent, l'un hier encor vaillant, robuste et beau,
L'autre vieux et cachant les pleurs de son visage ;
Et chaque légion les salue au passage.

Ô peuple ! ô majesté de l'immense douceur !
Paris, cité soleil, vous que l'envahisseur
N'a pu vaincre, et qu'il a de tant de sang rougie,
Vous qu'un jour on verra, dans la royale orgie,
Surgir, l'éclair au front, comme le commandeur,
Ô ville, vous avez ce comble de grandeur
De faire attention à la douleur d'un homme.
Trouver dans Sparte une âme et voir un coeur dans Rome,
Rien n'est plus admirable ; et Paris a dompté
L'univers par la force où l'on sent la bonté.
Ce peuple est un héros et ce peuple est un juste.
Il fait bien plus que vaincre, il aime.
........................................Ô ville auguste,
Ce jour-là tout tremblait, les révolutions
Grondaient, et dans leur brume, à travers des rayons,
Tu voyais devant toi se rouvrir l'ombre affreuse
Qui par moments devant les grands peuples se creuse ;
Et l'homme qui suivait le cercueil de son fils
T'admirait, toi qui, prête à tous les fiers défis,
Infortunée, as fait l'humanité prospère ;
Sombre, il se sentait fils en même temps que père,
Père en pensant au fils, fils en pensant à toi.

Que ce jeune lutteur illustre et plein de foi,
Disparu dans le lieu profond qui nous réclame,
Ô peuple, ait à jamais près de lui ta grande âme !
Tu la lui donnas, peuple, en ce suprême adieu.
Que dans la liberté superbe du ciel bleu,
Il assiste, à présent qu'il tient l'arme inconnue,
Aux luttes du devoir et qu'il les continue.
Le droit n'est pas le droit seulement ici-bas .
Les morts sonT des vivants mêlés à nos combats,
Ayant tantôt le bien, tantôt le mal pour cibles ;
Parfois on sent passer leurs flêches invisibles.
Nous les croyons absents, ils sont présentS ; on sort
De la terre, des jours, des pleurs, mais non du sort .
C'est un prolongement sublime que la tombe.
On y monte étonné d'avoir cru qu'on y tombe.
Comme dans plus d'azur l'hirondelle émigrant,
On entre plus heureux dans un devoir plus grand ;
On voit l'utile avec le juste parallèle ;
Et l'on a de moins l'ombre et l'on a de plus l'aile.
Ô mon fils béni, sers la France, du milieu
De ce gouffre d'amour que nous appelons Dieu,
Ce n'est pas pour dormir qu'on meurt, non, c'est pour faire
De plus haut ce que fait en bas notre humble sphère ;
C'est pour le faire mieux, c'est pour le faire bien.
Nous n'avons que le but, le ciel a le moyen.
La mort est un passage où pour grandir tout change ;
Qui fut sur terre athlète est dans l'abîme archange ;
Sur terre on est borné, sur terre on est banni ;
Mais là-haut nous croissons sans gêner l'infini ;
L'âme y peut déployer sa subite envergure ;
C'est en perdant son corps qu'on reprend sa figure.
Va donc, mon fils ! va donc, esprit ! deviens flambeau.
Rayonne. Entre en planant dans l'immense tombeau !
Sers la France. Car Dieu met en elle un mystère,
Car tu sais maintenant ce qu'ignore la terre,
Car la vérité brille où l'éternité luit,
Car tu vois la lumière et nous voyons la nuit.


Victor Hugo - Paris, 18 mars 1871

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18 mars 2006 6 18 /03 /mars /2006 07:43

S'il fait jour à la Saint Cyrille,
mars ira jusqu'en avril.

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17 mars 2006 5 17 /03 /mars /2006 12:27

A la Saint Patrick,
c'est la débandade !

-.-.-

le 17 mars est aussi le jour de la Saint Patrice :
http://www.sororimmonde.com/article-2172769.html
 

-.-.-
pour découvrir un autre dicton :

- par date : cliquer ici

- par nom : cliquer là

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17 mars 2006 5 17 /03 /mars /2006 11:54
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17 mars 2006 5 17 /03 /mars /2006 00:23

Voici un poème que Victor Hugo a écrit un 17 mars :

+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.

LES QUATRE VENTS DE L'ESPRIT

III - LE LIVRE LYRIQUE - LA DESTINEE

XVII - EN MARCHANT LE MATIN


Puisque là-bas s'entr'ouvre une porte vermeille,
Puisque l'aube blanchit le bord de l'horizon,
Pareille au serviteur qui le premier s'éveille,
Et, sa lampe à la main, marche dans la maison,

Puisqu'un blême rayon argente la fontaine,
Puisqu'à travers les bois l'immense firmament
Jette une lueur pâle et calme que la plaine
Regarde vaguement,

Puisque le point du jour sur les monts vient d'éclore,
Je m'en vais dans les champs tristes, vivants et doux ;
Je voudrais bien savoir où l'on trouve une aurore
Pour cette sombre nuit que nous avons en nous !

Que fait l'homme ? La vie est-elle une aventure ?
Que verra-t-on après et de l'autre côté ?
Tout frissonne. Est-ce à moi que tu parles, nature,
Dans cette obscurité ?


Victor Hugo - 17 mars 1854

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17 mars 2006 5 17 /03 /mars /2006 00:19

A la Saint Patrice,
reste là !

 

-.-.-

le 17 mars est aussi le jour de la Saint Patrick :
http://www.sororimmonde.com/article-2175750.html
 

-.-.-
pour découvrir un autre dicton :

- par date : cliquer ici

- par nom : cliquer là

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16 mars 2006 4 16 /03 /mars /2006 13:02

Voici un poème que Victor Hugo a écrit en mars 1871 (sans précision de la date exacte) :

+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+

L'ANNEE TERRIBLE

MARS

V

Coup sur coup. Deuil sur deuil. Ah ! l'épreuve redouble.
Soit. Cet homme pensif l'acceptera sans trouble.
Certe, il est bon qu'ainsi soient traités quelques-uns.
Quand d'âpres combattants, mages, soldats, tribuns,
Apôtres, ont donné leur vie aux choses justes,
Ils demeurent debout dans leurs douleurs robustes.
Tu le sais, Guernesey, tu le sais, Caprera.

Sa conscience est fixe et rien n'y bougera.
Car, quel que soit le vent qui souffle sur leur flamme,
Les principes profonds ne tremblent pas dans l'âme ;
Car c'est dans l'infini que leur feu calme luit ;
Car l'ouragan sinistre acharné sur la nuit
Peut secouer là-haut l'ombre et ses sombres toiles,
Sans faire dans leurs plis remuer les étoiles.

Victor Hugo - mars 1871

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16 mars 2006 4 16 /03 /mars /2006 07:26

A la Sainte Bénédicte,
béni soit ce que ton coeur dicte.

-  -  -

un autre dicton pour ce jour ici

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