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26 février 2006 7 26 /02 /février /2006 19:22

Voici un poème que Victor Hugo écrivit le 26 février 1837 ( jour de son 35ème anniversaire ) :

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LES VOIX INTERIEURES

IX - PENDANT QUE LA FENETRE ETAIT OUVERTE


Poëte, ta fenêtre était ouverte au vent,
Quand celle à qui tout bas ton coeur parle souvent
Sur ton fauteuil posait sa tête :
" Oh ! disait-elle, ami, ne vous y fiez pas !
Parce que maintenant, attachée à vos pas,
Ma vie à votre ombre s'arrête ;

" Parce que mon regard est fixé sur vos yeux ;
Parce que je n'ai plus de sourire joyeux
Que pour votre grave sourire ;
Parce que, de l'amour me faisant un linceul,
Je vous offre mon coeur comme un livre où vous seul
Avez encor le droit d'écrire ;

" Il n'est pas dit qu'enfin je n'aurai pas un jour
La curiosité de troubler votre amour
Et d'alarmer votre oeil sévère,
Et l'inquiet caprice et le désir moqueur
De renverser soudain la paix de votre coeur
Comme un enfant renverse un verre !

" Hommes, vous voulez tous qu'une femme ait longtemps
Des fiertés, des hauteurs, puis vous êtes contents,
Dans votre orgueil que rien ne brise,
Quand, aux feux de l'amour qui rayonne sur nous,
Pareille à ces fruits verts que le soleil fait doux,
La hautaine devient soumise !

" Aimez-moi d'être ainsi ! - Ces hommes, ô mon roi,
Que vous voyez passer si froids autour de moi,
Empressés près des autres femmes,
Je n'y veux pas songer, car le repos vous plaît ;
Mais mon oeil endormi ferait, s'il le voulait,
De tous ces fronts jaillir des flammes ! "

Elle parlait, charmante et fière et tendre encor,
Laissant sur le dossier de velours à clous d'or
Déborder sa manche traînante ;
Et toi tu croyais voir à ce beau front si doux
Sourire ton vieux livre ouvert sur tes genoux,
Ton Iliade rayonnante !

Beau livre que souvent vous lisez tous les deux !
Elle aime comme toi ces combats hasardeux
Où la guerre agite ses ailes.
Femme, elle ne hait pas, en t'y voyant rêver,
Le poëte qui chante Hélène, et fait lever
Les plus vieux devant les plus belles.

Elle vient là, du haut de ses jeunes amours,
Regarder quelquefois dans le flot des vieux jours
Quelle ombre y fait cette chimère ;
Car, ainsi que d'un mont tombent de vives eaux,
Le passé murmurant sort et coule à ruisseaux
De ton flanc, ô géant Homère !


Victor Hugo - 26 février 1837

- - -
Choisir une autre date : cliquer ici

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26 février 2006 7 26 /02 /février /2006 10:15

Borné à la Saint Nestor,
ainsi naissent torts.

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25 février 2006 6 25 /02 /février /2006 20:47

Voici un poème que Victor Hugo à ecrit un 25 février :

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LES VOIX INTERIEURES

- XXVI -


Jeune fille, l'amour, c'est d'abord un miroir
Où la femme coquette et belle aime à se voir,
Et, gaie ou rêveuse, se penche ;
Puis, comme la vertu, quand il a votre coeur,
Il en chasse le mal et le vice moqueur,
Et vous fait l'âme pure et blanche ;

Puis on descend un peu, le pied vous glisse... - Alors
C'est un abîme ! en vain la main s'attache aux bords,
On s'en va dans l'eau qui tournoie ! -
L'amour est charmant, pur, et mortel. N'y crois pas !
Tel l'enfant, par un fleuve attiré pas à pas,
S'y mire, s'y lave et s'y noie.


25 février 1837

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25 février 2006 6 25 /02 /février /2006 20:44

A la Saint Roméo,
invite ta Juliette au resto !

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25 février 2006 6 25 /02 /février /2006 08:29

V comme Vache
- - - - - - - - - - - - -

« Qui vole un bœuf vole un veuf », dit la sagesse populaire. Qui vole une vache ne vole pas une veuve, preuve s’il en fallait que l’inégalité liée au sexe sévit aussi chez les animaux. Ce n’est certes pas la présence d’un bœuf et non d’une vache dans la crèche qui risque de provoquer un quelconque changement. Et force est de constater que les choses vont de mâle en pis.

La vache est un animal paisible, qui ne pense qu’à brouter et à remplir des briques UHT voire des boîtes de lait Gloria lorsqu’elle parvient à se concentrer. Il lui arrive souvent d’être d’humeur taquine lorsqu’elle nourrit son petit, en cachant ses mamelles : le veau cherche après tétine mais ne la trouve pas. Alors, de guerre lasse, il s’endort sans s’allonger d’où l’expression « Le veau dort est toujours debout », devenue « Le veau doux est toujours dehors » en Haïti parce qu’il y fait très chaud. Rappelons avant de terminer ce paragraphe que le père du veau est bien le taureau et que le bœuf serait plutôt son oncle.

La vache folle est une femelle fantasque qui peut s’adonner à des accouplements contre nature produisant des espèces improbables tel le cerf-veau. Le croisement avec un chien donne le cani-veau (pas très joli mais tout l’égout sont dans la nature). Avec un topni, on obtient le topni-veau*.

La couleur des vaches est variée : il en existe des blanches, des noires et des grises pour ceux qui sont dyslexiques des yeux. L’élevage des vaches est très facile : il suffit de comprendre le mode d’emploi en le lisant d’une seule traite. Les vaches de couleur blanche sont les plus rentables à l’exploitation, puisqu’il est communément admis que la traite des blanches est un commerce lucratif. On constatera donc avec tristesse que le racisme existe aussi chez les bovins d’appellation contrôlée, voire délimités de qualité supérieure.

La déjection de la vache se nomme une bouse. Lorsqu’elle fait deux bouses on l’appelle Djamel. À partir de trois bouses et plus, pas de nom particulier. Comme tous les animaux, la vache a beau faire son intéressante, il suffit de gratter un peu pour s’apercevoir qu’il ne s’agit que d’esbroufe.
 
Ce devait être un cauchemar lorsque la terre n’était habitée que par des animaux. Noé aurait dû être condamné pour crime contre l’humanité.
- - - - - - - - - - - - 

Michel Tournon

* Merci de m’avoir épargné.

André Claveau

 

bestiaire-vache-boeuf-musque-veau-taureau.png

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24 février 2006 5 24 /02 /février /2006 00:12

Voici un poème que Victor Hugo écrivit un 24 février :

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LES CHÂTIMENTS

RELIQUAT

II - NOUVEAUX CHÂTIMENTS


Ceux-ci sont maréchaux et ceux-là sont ministres.
La foule s'extasie à ses splendeurs sinistres.
Puisqu'ils ont tant d'argent c'est qu'ils avaient raison.
Magnan vient d'acheter une belle maison ;
Morny, certe, a sauvé l'ordre en France, et la preuve
C'est qu'il donne à Manon une voiture neuve ;
S'ils n'étaient dans le juste et le vrai, ce Rouher,
Ce Troplong, auraient-ils des hôtels, payés cher,
Et de beaux parcs plantés de tilleuls et d'érables ?
Ces hommes sont grands, purs, vertueux, admirables,
Puisqu'on baise à genoux, la trace de leurs pas,
Et puisqu'ils sont dorés, ils sont propres.
                                                                     Non pas.
Ah ! l'on a beau sarcler le mépris, il repousse.
Avez-vous quelquefois, en le pressant du pouce,
Fait jaillir le noyau d'une cerise ? Eh bien,
Je prends tous ces vainqueurs et, fourbe, escroc, vaurien,
Sophiste, assassin, gueux, banqueroutier, faussaire,
Bandit, voilà les mots qui sortent quand je serre,
O Juvénal, ô maître, ô juge souverain,
Leurs misérables noms entre mes doigts d'airain !


Victor Hugo - 24 février 1870

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24 février 2006 5 24 /02 /février /2006 00:07

A la Saint Modeste,
élimée la veste.

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23 février 2006 4 23 /02 /février /2006 17:19

Voici un poème que Victor Hugo a écrit un 23 février (sans mention d'année) :

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LES CHÂTIMENTS

LIVRE SIXIEME

LA STABILITE EST ASSUREE

IX - AU PEUPLE


Il te ressemble ; il est terrible et pacifique.
Il est sous l'infini le niveau magnifique ;
Il a le mouvement, il a l'immensité.
Apaisé d'un rayon et d'un souffle agité,
Tantôt c'est l'harmonie et tantôt le cri rauque.
Les monstres sont à l'aise en sa profondeur glauque ;
La trombe y germe ; il a des gouffres inconnus
D'où ceux qui l'ont bravé ne sont pas revenus ;
Sur son énormité le colosse chavire ;
Comme toi le despote il brise le navire ;
Le fanal est sur lui comme l'esprit sur toi ;
Il foudroie, il caresse, et Dieu seul sait pourquoi ;
Sa vague, où l'on entend comme des chocs d'armures,
Emplit la sombre nuit de monstrueux murmures,
Et l'on sent que ce flot, comme toi, gouffre humain,
Ayant rugi ce soir, dévorerea demain.
Son onde est une lame aussi bien que le glaive ;
Il chante un hymne immense à Vénus qui se lève ;
Sa rondeur formidable, azur universel,
Accepte en son miroir tous les astres du ciel ;
Il a la force rude et la grâce superbe ;
Il déracine un roc, il épargne un brin d'herbe ;
Il jette comme toi l'écume aux fiers sommets,
Ô peuple ; seulement, lui, ne trompe jamais
Quand l'oeil fixe, et debout sur sa grève sacrée,
Et pensif, on attend leurre de sa marée.


Victor Hugo - 23 février, Jersey

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23 février 2006 4 23 /02 /février /2006 08:03

A la Saint Lazare,
tout le monde descend.

 

-.-.-

Lazare est aussi fêté le 29 juillet

-.-.-

pour découvrir un autre dicton :

- par date : cliquer ici

- par nom : cliquer là

-.-.-

pour en savoir plus sur les Lazare :
http://nominis.cef.fr/contenus/prenom/507/Lazare.html
 

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22 février 2006 3 22 /02 /février /2006 18:45
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