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15 mars 2006 3 15 /03 /mars /2006 14:34

Une femme s'adresse à son mari :
- Chéri, j'ai une bonne et une mauvaise nouvelle à t'annoncer.
- Vas-y, dis !
- Déjà, je vais te quitter...
- Ok, et la mauvaise nouvelle ?

( entendue aux Grosses Têtes sur RTL racontée par Carlos)

+.+.+.+.+.+.+.+.+.+
Hilary Zygomat
> ha ha ha !!!

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15 mars 2006 3 15 /03 /mars /2006 00:24

A la Sainte Louise,
il est temps de faire tes valises.

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15 mars 2006 3 15 /03 /mars /2006 00:20

N'ayant pas trouvé de poème de Victor Hugo daté d'un 15 mars, voici un court
poème qu'il a écrit en mars 1842 :

+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.

LES CONTEMPLATIONS

LIVRE TROISIEME - LES LUTTES ET LES REVES

IV - ECRIT AU BAS D'UN CRUCIFIX


Vous qui pleurez, venez à ce Dieu, car il pleure.
Vous qui souffrez, venez à lui, car il guérit.
Vous qui tremblez, venez à lui, car il sourit.
Vous qui passez, venez à lui, car il demeure


Victor Hugo - mars 1842

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14 mars 2006 2 14 /03 /mars /2006 20:59

Voici un poème que Victor Hugo a écrit un 14 MARS :

+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.

LES RAYONS ET LES OMBRES

XXII - GUITARE


Gastibelza, l'homme à la carabine,
Chantait ainsi :
<< Quelqu'un a-t-il connu dona Sabine ?
Quelqu'un d'ici ?
Dansez, chantez, villageois ! la nuit gagne
Le mont Falù.
- Le vent qui vient à travers la montagne
Me rendra fou !

>> Quelqu'un de vous a-t-il connu Sabine,
Ma senora ?
Sa mère était la vieille maugrabine
D'Antequera
Qui chaque nuit criait dans la Tour-Magne
Comme un hibou... -
Le vent qui vient à travers la montagne
Me rendra fou !

>> Dansez, chantez ! Des biens que l'heure envoie
Il faut user.
Elle était jeune et son oeil plein de joie
Faisait penser, -
A ce vieillard qu'un enfant accompagne
Jetez un sou... -
Le vent qui vient à travers la montagne
Me rendra fou.

>> Vraiment, la reine eût près d'elle été laide
Quand, vers le soir,
Elle passait sur le pont de Tolède
En corset noir.
Un chapelet du temps de Charlemagne
Ornait son cou... -
Le vent qui vient à travers la montagne
Me rendra fou.

>> Le roi disait en la voyant si belle
A son neveu :
- Pour un baiser, pour un sourire d'elle,
Pour un cheveu,
Infant don Ruy, je donnerais l'Espagne
Et le Pérou ! -
Le vent qui vient à travers la montagne
Me rendra fou.

>> Je ne sais pas si j'aimais cette dame,
Mais je sais bien
Que pour avoir un regard de son âme,
Moi, pauvre chien,
J'aurais gaîment passé dix ans au bagne
Sous le verrou... -
Le vent qui vient à travers la montagne
Me rendra fou.

>> Un jour d'été que tout était lumière,
Vie et douceur,
Elle s'en vint jouer dans la rivière
Avec sa soeur,
Je vis le pied de sa jeune compagne
Et son genou... -
Le vent qui vient à travers la montagne
Me rendra fou.

>> Quand je voyais cette enfant, moi le pâtre
De ce canton,
Je croyais voir la belle Cléopâtre,
Qui, nous dit-on,
Menait César, empereur d'Allemagne,
Par le licou... -
Le vent qui vient à travers la montagne
Me rendra fou.

>> Dansez, chantez, villageois, la nuit tombe !
Sabine, un jour,
A tout vendu, sa beauté de colombe,
Et son amour,
Pour l'anneau d'or du comte de Saldagne,
Pour un bijou... -
Le vent qui vient à travers la montagne
Me rendra fou.

>> Sur ce vieux banc souffrez que je m'appuie,
Car je suis las.
Avec ce comte elle s'est donc enfuie !
Enfuie, hélas !
Par le chemin qui va vers la Cerdagne,
Je ne sais où... -
Le vent qui vient à travers la montagne
Me rendra fou.

>> Je la voyais passer par ma demeure,
Et c'était tout.
Mais à présent je m'ennuie à toute heure,
Plein de dégoût,
Rêveur oisif, l'âme dans la campagne,
La dague au clou... -
Le vent qui vient à travers la montagne
M'a rendu fou ! >>


Victor Hugo - 14 mars 1837

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14 mars 2006 2 14 /03 /mars /2006 18:28

A la Sainte Mathilde,
si tu flippes, tu vas faire tilt !

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13 mars 2006 1 13 /03 /mars /2006 12:43

Voici un poème que Victor Hugo a écrit un 13 mars :

+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.

LES RAYONS ET LES OMBRES

XIV - DANS LE CIMETIERE DE ***


La foule des vivants rit et suit sa folie,
Tantôt pour son plaisir, tantôt pour son tourment,
Mais par les morts muets, par les morts qu'on oublie,
Moi, rêveur, je me sens regardé fixement.

Ils savent que je suis l'homme des solitudes,
Le promeneur pensif sous les arbres épais,
L'esprit qui trouve, ayant ses douleurs pour études,
Au seuil de tout le trouble, au fond de tout la paix !

Ils savent l'attitude attentive et penchée
Que j'ai parmi les buis, les fosses et les croix ;
Ils m'entendent marcher sur la feuille séchée ;
Ils m'ont vu contempler des ombres dans les bois.

Ils comprennent ma voix, sur le monde épanchée,
Mieux que vous, ô vivants, bruyants et querelleurs !
Les hymnes de la lyre en mon âme cachée,
Pour vous ce sont des chants, pour eux ce sont des pleurs.

Oubliés des vivants, la nature leur reste.
Dans le jardin des morts, où nous dormirons tous,
L'aube jette un regard plus calme et plus céleste,
Le lys semble plus pur, l'oiseau semble plus doux.

Moi, c'est là que je vis ! - Cueillant les roses blanches,
Consolant les tombeaux délaissés trop longtemps,
Je passe et je reviens, je dérange les branches,
Je fais du bruit dans l'herbe, et les morts sont contents.

Là je rêve ! et, rôdant dans le champ léthargique,
Je vois, avec des yeux dans ma pensée ouverts,
Se transformer mon âme en un monde magique,
Miroir mystérieux du visible univers.

Regardant sans les voir de vagues scarabées,
Des rameaux indistincts, des formes, des couleurs,
Là, j'ai dans l'ombre, assis sur des pierres tombées,
Des éblouissements de rayons et de fleurs.

Là, le songe idéal qui remplit ma paupière
Flotte, lumineux voile, entre la terre et nous ;
Là, mes doutes ingrats se fondent en prière ;
Je commence debout et j'achève à genoux.

Comme au creux du rocher vole l'humble colombe,
Cherchant la goutte d'eau qui tombe avant le jour,
Mon esprit altéré, dans l'ombre de la tombe,
Va boire un peu de foi, d'espérance et d'amour !


Victor Hugo - 13 mars 1840

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13 mars 2006 1 13 /03 /mars /2006 06:56

A la Saint Rodrigue,
si t'as du coeur, pas besoin d'acide !

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12 mars 2006 7 12 /03 /mars /2006 08:54

Voici un (long) poème que Victor Hugo a écrit un 12 mars :

+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.+.

LES RAYONS ET LES OMBRES

XII - A LAURE, DUCHESSE D'A.


Puisqu'ils n'ont pas compris, dans leur étroite sphère,
Qu'après tant de splendeur, de puissance et d'orgueil,
Il était grand et beau que la France dût faire
L'aumône d'une fosse à ton noble cercueil ;

Puisqu'ils n'ont pas senti que celle qui sans crainte
Toujours loua la gloire et flétrit les bourreaux
A le droit de dormir sur la colline sainte,
A le droit de dormir à l'ombre des héros ;

Puisque le souvenir de nos grandes batailles
Ne brûle pas en eux comme un sacré flambeau ;
Puisqu'ils n'ont pas de coeur ; puisqu'ils n'ont point d'entrailles ;
Puisqu'ils t'ont refusé la pierre d'un tombeau ;

C'est à nous de chanter un chant expiatoire !
C'est à nous de t'offrir notre deuil à genoux !
C'est à nous, c'est à nous de prendre ta mémoire
Et de l'ensevelir dans un vers triste et doux !

C'est à nous cette fois de garder, de défendre
La mort contre l'oubli, son pâle compagnon ;
C'est à nous d'effeuiller des roses sur ta cendre ;
C'est à nous de jeter des lauriers sur ton nom !

Puisqu'un stupide affront, pauvre femme endormie,
Monte jusqu'à ton front que César étoila,
C'est à moi, dont ta main pressa la main amie,
De te dire tout bas : Ne crains rien ! je suis là !

Car j'ai ma mission ; car, armé d'une lyre,
Plein d'hymnes irrités ardents à s'épancher,
Je garde le trésor des gloires de l'empire ;
Je n'ai jamais souffert qu'on osât y toucher !

Car ton coeur abondait en souvenirs fidèles !
Dans notre ciel sinistre et sur nos tristes jours,
Ton noble esprit planait avec de nobles ailes,
Comme un aigle souvent, comme un ange toujours !

Car, forte pour tes maux et bonne pour les nôtres,
Livrée à la tempête et femme en proie au sort,
Jamais tu n'imitas l'exemple de tant d'autres,
Et d'une lacheté tu ne te fis un port !

Car, toi la muse illustre, et moi l'obscur apôtre,
Nous avons dans ce monde eu le même mandat,
Et c'est un noeud profond qui nous joint l'un à l'autre,
Toi, veuve d'un héros, et moi, fils d'un soldat !

Aussi, sans me lasser, dans cette Babylone,
Des drapeaux insultés baisant chaque lambeau,
J'ai dit pour l'empereur : Rendez-lui sa colonne !
Et je dirai pour toi : Donnez-lui son tombeau !


Victor Hugo - 12 mars 1840

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12 mars 2006 7 12 /03 /mars /2006 08:47

A la Sainte Justine,
ne manque pas d'air, mets une rustine.

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11 mars 2006 6 11 /03 /mars /2006 10:52

X comme Xiphophore 
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Poisson osseux du golfe du Mexique, à prolongement caudal en forme de glaive, appelé aussi porte-épée. Merci au Little Bob pour cette définition qui nous confirme que le Mexique est un pays dangereux puisque même les poissons y portent des armes. Ces bestioles ont donc la queue en forme d’épée, ce qui est bien pratique pour les xiphophores gays qui se provoquent en duel. Tous ces coups d’épées dans l’eau laissent toutefois la femelle perplexe vu qu’elle n’y comprend caudal aux bons duels (en conserve ou surgelés).

Le xiphophore tranche les filets du pêcheur avec sa queue alors que le pêcheur tranche les filets du xiphophore avec son couteau. C’est dire la guerre idéologique qui sévit entre  l’homme et ce poisson, racontée dans Le vieil Homme et la mer. Soyons indulgents avec Hemingway qui confondit cependant l’espadon et le xiphophore : il était tellement vieux, myope et imbibé d’alcool qu’il appâtait à la pierre aiguisée et remontait toutes les lames, y compris les lames de fond lorsqu’il avait du vague à l’âme.

Le xiphophore est un animal fanfaron fréquentant les bars et racontant à qui veut l’entendre qu’il n’a pas peur du calamar son prédateur naturel : « Le calamar qui me mangera n’est pas encornet ! » clame-t-il souvent, ce qui fait se tordre de rire les pétoncles d’Amérique. L’humour subaquatique est redoutable et parfois limite, surtout de la part des moules qui poussent souvent le bouchot un peu trop loin.

« L’homme n’est que poussière, c’est dire l’importance du plumeau » affirmait Alexandre Vialatte. Du point de vue de la bouillabaisse, le poisson n’est que soupière, c’est dire l’importance de la louche. Sans parler de l’inévitable ailloli que l’on retrouve dans ma saucière bien-aimée.

À bien y réfléchir, chacun se trouve à la place qu’il mérite.
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Michel Tournon

 

bestiaire-xiphophore-espadon-calamar.jpg

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