L'ELEFAON ARBORICOLE
L'éléfaon arboricole est un mammifère sylvestre au corps tacheté. Sa trompe préhensile lui permet de passer d'arbre en arbre en s'agrippant aux branches. Cependant, génés par ses longues défenses d'ivoire, il n'est pas rare d'en retrouver un qui, ayant raté sa cible, finit fiché dans un tronc d'arbre. Si un congénère ne lui vient pas en aide, l'éléfaon ainsi planté, agonise et meurt en quelques jours dans d'atroces souffrances.
La nuit, l'éléfaon arboricole dort sur les hautes branches des arbres se faisant un lit douillet du feuillage tendre. En septembre et octobre, la première cause de mortalité chez l'éléfaon arboricole -- et chez le promeneur imprudent -- c'est la chute matutinale : en effet, c'est aux
premières lueurs de l'aurore que le sommeil de l'éléfaon arboricole est le plus profond ; cette caractéristique physiologique conjuguée aux premières chutes de feuilles est fatale à près d'un éléfaon sur deux.
L'hiver, les éléfaons arboricoles rescapés quittent les frondaisons -- évidemment puisqu'il n'y en a plus ! Ils se regroupent dans les sous bois et trompent l'ennui en faisant du patinage sur les étangs gelés la plupart du temps coachés par des lapins amis. Au cours de l'hiver, les redoux successifs déciment les trois-quarts de la population des éléfaons arboricoles : la glace cède sous leur poids -- 3,5 tonnes en moyenne, ça ne pardonne pas !
C'est au printemps, aux premiers gazouillis, quand les bourgeons bourgeonnent, que l'éléfaon fanfaronne ! C'est à dire que, tout en poussant ses borborygmes atroces qui font place net dans les futaies des environs, il remonte guilleret dans les arbres pour y installer son nid qui ne tardera pas à accueillir la futur portée -- de 10 à 15 jeunes en moyenne ! Eh, oui, pendant l'hiver l'éléfaon arboricole n'a pas fait que du patinage !
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Ze Bath Leurre
LA GRELOUILLE
la grelouille est une espèce de belette (d'autres disent qu'elle s'apparente plutôt à la souris) aux cuisses comestibles, mais à la langue trop pendue.
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LE MARCHIEN
le marchien est une sorte de mammifère marin, au dos fin, tout vert avec des antennes ; on distingue deux catégories de marchiens : de compagnie et de chasse (qui est aussi un excellent marchien de garde)
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LE GYPOËTE MAUDIT
le gypoëte maudit est une espèce de busard -- vous avez dit busard ? -- qui hante les salons et les cercles littéraires, et dont les ailes de géant l'empêchent de marcher.
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Ze Bath Leurre - zavatardise 12681 - 1er février 2005
Si le corbeau bâille aux corneilles, c'est pas ce soir qu'on le verra en queue de pie !
Ze Bath Leurre - zavatardise 10934 - 31 mars 2004
Si l'éléphante affirme que son mari la trompe, lui rétorque, pour sa défense, qu'il n'est pachyderme que ça !
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Si la tourterelle roucoule, c'est pour attirer les pigeons ; ça ne fait palombe d'un doute !
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Si la morue traîne de bar en bar, pourra-t-elle éviter les maquereaux ?
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Ze Bath Leurre - zavatardise 10933 - 30 mars 2004
Victor Hugo datait souvent ses poèmes. Il en a écrit tellement qu'on en trouve à toutes les dates de l'année :
OCEAN
VERS - 1820-1851
Fais passer ton esprit à travers le malheur.
Comme le grain du crible, il sortira meilleur !
Victor Hugo - 20 janvier 1835
A la Saint Sébastien,
fais-toi la belle !
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A la Saint Marius,
ne cède à la rime en "us"
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Victor Hugo datait souvent ses poèmes. Il en a écrit tellement qu'on en trouve à toutes les dates de l'année :
LES CHANSONS DES RUES ET DES BOIS
LIVRE PREMIER - JEUNESSE
VI - L'ETERNEL PETIT ROMAN
XI - LE NID
C'est l'abbé qui fait l'église ;
C'est le roi qui fait la tour ;
Qui fait l'hiver ? C'est la bise.
Qui fait le nid ? C'est l'amour.
Les églises sont sublimes,
La tour monte dans les cieux,
L'hiver pour trône a les cimes ;
Mais le nid chante et vaut mieux.
Le nid, que l'aube visite,
Ne voit ni deuils, ni combats ;
Le nid est la réussite
La meilleure d'ici-bas.
Là, pas d'or et point de marbre ;
De la mousse, un coin étroit ;
C'est un grenier dans un arbre,
C'est un bouquet sur un toit.
Ce n'est point chose facile,
Lorsque Charybde et Scylla
Veulent mordre la Sicile,
Que de mettre le holà ;
Quand l'Hékla brûle sa suie,
Quand flambe l'Etna grognon,
Le fumiste qui l'essuie
Est un rude compagnon ;
L'orage est grand dans son antre ;
Le nuage, hydre des airs,
Est splendide quand son ventre
Laisse tomber les éclairs ;
Un cri fier et redoutable,
De hautes rébellions
Sortent de la fauve étable
Des tigres et des lions ;
Certes, c'est une oeuvre ardue
D'allumer le jour levant,
D'ouvrir assez l'étendue
Pour ne pas casser le vent,
Et de donner à la houle
Un si gigantesque élan
Que, d'un seul bond, elle roule
De Behring à Magellan.
Emplir de fureur les bêtes
Et le tonnerre de bruit ;
Gonfler le cou des tempêtes
Des sifflements de la nuit ;
Tirer, quand la giboulée
Fouette le matin vermeil,
De l'écurie étoilée
L'attelage du soleil ;
Gaver de vins vendémiaire,
D'épis messidor ; pourvoir
Aux dépenses de lumière
Que fait l'astre chaque soir ;
Peupler l'ombre ; avoir la force,
A travers la terre et l'air,
D'enfler tous les ans l'écorce,
D'enfler tous les jours la mer ;
Ce sont les travaux suprêmes
Des dieux, ouvriers géants
Mirant leur bleus diadèmes
Dans les glauques océans ;
Ce sont les tâches immenses
Des êtres régnant sur nous,
Tantôt des grandes clémences,
Tantôt des vastes courroux ;
C'est du miracle et du rêve ;
Hier, aujourd'hui, demain,
Ces choses font, depuis Eve,
L'éblouissement humain.
Mais entre tous les prodiges
Qu'entassent dieux et démons,
Ouvrant l'abîme aux vertiges,
Heurtant les foudres aux monts,
C'est l'effort le plus superbe,
C'est le travail le plus beau,
De faire tordre un brin d'herbe
Au bec d'un petit oiseau.
En vain rampe la couleuvre ;
L'amour arrange et bénit
Deux ailes sur la même oeuvre,
Deux coeurs dans le même nid.
Ce nid où l'amour se pose,
Voilà le but du ciel bleu ;
Et pour la plus douce chose
Il faut le plus puissant dieu.
Victor Hugo - 19 janvier 1859
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Un autre dicton pour Prisca, en cliquant ici
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